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 Une vie pour une vie, la naissance d'une ombre. [SOLO]

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MessageSujet: Une vie pour une vie, la naissance d'une ombre. [SOLO]   Mer 22 Oct - 22:46

Prologue : Divagations d'un vieillard.





Alors que la lune atteint presque son point culminant, nous voila dans la tour la plus haute de l'institut de recherche sur la magie et le savoir. La pièce est grande, on pourrait facilement la transformer en réfectoire, les murs sont eux couverts de bibliothèques, remplis de lourds grimoires et on retrouve une large table ronde au centre de la pièce. A l'opposé de l'entrée se trouve un coin aménagé en une petite table basse, des poufs et canapés. L'endroit baigne dans la lumière tamisée des chandeliers et autres bougies, tandis qu'une odeur de vieux parchemin règne, combinée à l'odeur des bougies parfumées à la vanille. Dans un coin de la salle se trouve une table couverte de divers outils utilisés pour la science, on y retrouve des tubes en verre, des becs Bunsen et divers matériaux et liquides dans les tubes à essais et autres fioles.

Sera, jeune aspirante de l'institut de recherches et savoirs magiques était plongé dans un lourd volumes, presque aussi épais qu'une marche, assise sur un pouf.






Mémoires de Gédéas Gallone, Tome 37, page 361





...Laissez moi vous dresser une fiche de ce personnage, bien que nous n'en sachions pas grand choses, j'ai réunis au cours de ma vie des preuves, des évidences, des détails, et dans ma traque, j'ai même fini par me lier d'amitié, si tant est qu'il puisse avoir ce genre de relations, avec cet être intriguant qu'est Lyran, mieux connu sous le sobriquet de "Fauchevie".

Fiche n°168 : Portrait d'une ombre.

Nom : Myrfaën

Prénom : Lyran

Âge : Environs 25 ans.

Sexe : Mâle

Orientation sexuelle : Hétéro, de ce que j'en sais.

Traits de caractère :...

La jeune femme fut tirée de sa lecture par le maître et auteur du livre.

- Dis moi, Sera, que sais tu de la mort ?

La jeune étudiante se retourne vers le grand érudit.

- Pardonnez moi maître Gédéas ? J'étais entrain de lire votre dernier volume et je n'ai pas entendu.

Le vieil érudit glisse alors son regard plein de sagesse dans celui de l'aspirante.

- Parfait, ça rentre pile dans le sujet. Je disais donc :"La mort, que sait tu d'elle ? "

La jeune femme se renfrogna. C'était une étrange question, que savait elle de la mort...la même chose que tout un chacun.

- Mmmmh, bien je dirais que j'en sais ce que le monde en sait, qu'elle est la toute fin, bien que les différents cultes offrent parfois une autre vie, après celle ci, j'en sais que d'un point de vue physique, la mort est irréversible, du moins naturellement. Je sais qu'elle est absolue et que sur le plan physique, elle est la fin du fonctionnement des organes vitaux...

Le vieillard sourit.

- Réponse typique d'un aspirant. Mais tu n'as pas tord, bien au contraire. Ou en étais tu dans la lecture du livre ?

La jeune femme fit la moue devant la réponse du maître, bien que cela ne dura guère.

- J'arrivais à la description mentale de la fiche 168, mais pourquoi cette question ?

Une lueur d'amusement se pointa dans les yeux du vieux maître.

- Parfait, on n'aurait pu rêver mieux pour expliquer ce que j'ai à expliquer. Pose le livre, je vais continuer à l'oral, après tout, je suis son écrivain, et je suis capable de te le citer mot pour mot.

La jeune femme s'exécuta, c'était toujours plus amusant quand le maître racontait ses souvenirs, plutôt que de les lire au travers les pages en parchemin. Elle alla s'assoir en face du vieil homme, impatiente de l'entendre raconter.

- Nous parlons ici de Lyran, un des êtres les plus mystérieux à ce jour, si l'on met de coté les histoires de tavernes. Enfaite, je n'ai jamais rencontré de personnage comme lui, ni avant, ni depuis que je l'ai rencontré. Vois tu, cet "homme" est enfaite ce qui se rapprocherait le plus de ce qu'on peut attendre de la grande faucheuse, il prend des vies, froid comme seule la plus pure des glace le serait, frappant tel l'infarctus que je frise avec l'âge : Instantané, inattendu, invisible et définitif. Bien qu'enfaite l'infarctus ne soit pas mortel chaque fois, lui bien. Pour comprendre un tel personnage, il faudrait que je te raconte sa vie, mais cela viendra après. Comment le décrire... Je dirais qu'il est un paradoxe. Il a tu des gens avec la froideur de la mort, mais n'aime pas prendre une vie, c'est juste que c'est tout ce qu'il sait faire. Il n'est pas un bon compagnon de prime abord, bien qu'il gagne à être connu. Il n'est pas très habile avec les relations entre les gens, bien que quand il s'agisse d'une mission, il puisse prendre les traits, et la personnalité de n'importe qui pour atteindre son but. Cet homme, cet elfe enfaite, est plus létal que le cyanure, la peste ou encore la famine, bien qu'il ne tue que ce qu'il "doit". Je ne me souviens pas de déjà l'avoir vu rire, bien que c'est peut être du à mon humour. Je sais juste qu'il perd son masque de glace quand il finit par passer trop de temps avec une personne, c'est d’ailleurs grâce à cela que j'en sais autant sur lui, et que je sois toujours vivant. Suite à son histoire, il voue une haine des plus féroces aux esclavagistes. Je n'ait pas souvenir de l'avoir déjà vu avoir peur, a tel point que parfois on douterait quand à son instinct d'auto-préservation. S'il ne craint rien, lui en revanche sait instiller la peur d'un regard.

Le vieil homme marqua une pose, visiblement perdu dans ses souvenirs, le sourire aux lèvres.

- Je t'ai dit qu'il n'avait pas de relations hormis peut être celle qu'il a avec moi, mais c'est faux. Le fait est que si tu es ici en ce moment même, c'est de son fait, mais je te raconterai cela plus tard. Pour l'instant ce qui nous intéresse, c'est lui. Il à un rapport aux humains plus proches de celui d'un loup que de celui d'un homme, il n'accorde jamais totalement sa confiance, et la gagner est vraiment difficile, cela fait bientôt 10 ans que le je côtoie, et je commence seulement à avoir droit à un peu de confiance de sa part. Il est solitaire, mais après ce qu'il a vécu, ça semble normal, on ne peut pas dire qu'il soit un homme bon, avec ce qu'il fait, mais il n'en reste pas moins juste, et franc.

Le maître regarda alors vers la théière posée sur le bec Bunsen plus loin.

- Nous ferais tu un thé ma chère ? Je crains fort ne pas avoir terminé, et ma gorge est déjà aussi sèche que de la craie.

La jeune femme se leva, elle voulait connaître la suite, mais tout prenait son temps avec le vieux maître, et puis, qu'était un thé contre une séance de contes du vieil homme. Il était peut être vieux, perdait peut être un peu la tête, et la mémoire, mais il restait une personne qui avait vu des choses que peu on vu, et son capables de raconter. Le thé menthe fut rapidement prêt, et elle apporta la théière ainsi que deux verres a table, avant de servir les yeux pétillants d'impatience.

Le vieil homme prit une gorgée, avant de soupirer d'aise.

- Ah, décidément tu sais préparer le thé comme personne. Ou en était-je ? Ah oui, je vais te parler maintenant d'une partie qui te plaira, bien que je ne sois pas sur de mes informations. Le plan physique.

Il reprit une goute de thé avant de continuer.

- Je ne peux certifier ce que je vais te dire, car comme je l'ai dit, il possède autant de visages et de corps qu'il y a d'êtres vivants au monde, il est capable de changer d'apparence en un instant, mais je vais te décrire celle que je lui connais, et celle qu'il emprunte toujours avec moi. Peut être est-ce sa vraie apparence, peut être n'a t'il pas assez confiance en moi et ne me montre qu'un autre visage... Je ne le saurai probablement jamais. Enfin, toujours est il que je le connais sous les traits d'un elfe, un haut elfe, bien que de chevelure foncée. Il à les yeux d'un bleu si pur, et si clair que l'on le comparerait à la glace la plus pure. Ses oreilles, tu t'en doute, se terminent en pointes, alors qu'il est d'une hauteur d'1m75. Petit, pour un haut elfe tu me diras, mais il n'y a pas que cela qui le différencie de son peuple. Les elfes, hauts elfes du moins, sont connu pour leur savoir, leur magie, mais lui préfère utiliser les armes, et les voies du corps à corps. Aussi, j'ai eu l'occasion de le voir presque nu, et je peux t'assurer que son corps est bâti par des heures et des heures d'entrainement, il en a fait une arme aussi redoutable qu'une lame dans la main d'un maître-lames, et ne parait pas plus âgé qu'un jeune homme, bien que pour un elfe, cela ne veuille rien dire. Son corps est couvert des marques de son passé, entre cicatrices et marques au fer, on pourrait presque le prendre pour une toile d'un artiste qui aurait sombré dans la folie. Il porte généralement une armure de cuir bouilli, de couleur marron clair mat, ou parfois dans une teinte plus sombre, tendant vers le noir. Je sais qu'il se bat à l'aide d'une épée de facture spéciale, très légèrement recourbée, elle est plus fine que nos épées bâtardes mais reste tout aussi solide, bien que plus légère. Il manie aussi une paire de lames courtes, à peine plus lingues que des dagues, dont un seul coté tranche. Je l'ai aussi déjà vu lancer des lames dont la provenance était inconnue, il en a certainement caché dans son attirail. Il possède aussi diverses fioles contenant des poisons et antidotes, ainsi qu'une petite besace de taille, qu'il rempli de plantes médicinales, ou autres.

Le vieux maître reprit une tasse de thé.

- Maintenant, laisse moi donc te raconter son histoire...

Le vieillard ressentit un coup de fatigue, tandis que ses yeux ne voulaient plus rester ouverts. Il réalisa avant de sombrer que la jeune apprentie était elle aussi tombée de sommeil, après quoi il rejoint le monde des songes.

Une ombre bougea entre les poutres du plafond, prenant doucement forme humanoïde, avant de descendre sans un bruit, avec une agilité féline. L'être se glissa aux côtés du vieillard, posant une main sur son front.

- Tu en sait des choses sur moi dis donc. Enfin, j'ai toujours adoré t'entendre raconter, mais je ne peux te laisser la mettre à ce point en danger. Je vais cependant te faire un dernier cadeau, avant de repartir. Je suis resté dans les environs trop longtemps.

Lyran, qui était enfin visible à la lueur des bougies, attrapa le livre, puis, se munissant d'une plume et d'un encrier, se mit à écrire sur la page suivante.

"L'histoire d'un myth, d'une ombre, d'un monstre.

Je suis né il y a de cela environs 25 ans, je ne suis pas certain de la date exacte. Je me souviens difficilement de mes six premières années de vie, c'est flou dans ma tête, bien que parfois je rêve d'un passé et vois des visages, des formes, entends des voix. Ce qui en ressort est que j'ai été abandonné, laissé pour mort alors que j'étais encore un enfant. Une phrase revient sans cesse dans mes songes : " Il ne doit pas rester içi, il nous détruirait. C'est pour son bien, Nissa, et pour le nôtre. Il ne l'a pas en lui, l'oracle à prédit qu'il nous mènerait à notre perte."
Avant cela, je ne revois rien, sinon des visages blêmes, flous, tristes. Ensuite, j'ai été "recueilli" par un cinglé, cet homme me battait, je lui dois la majeure partie de mes cicatrices. Il s’appelait Bowen, il possédait une ferme, bien que rares furent les animaux présents. Il kidnappait et vendait des enfants, et parfois en gardait pour ses expérience, ou son plaisir personnel. Bowen maîtrisait la magie, la magie du sang, et pratiquait des expériences sur nous. Très peu survécurent, mais moi je n'en suis pas mort, au contraire. Je me souviens encore ce porc dégoutant qui me torturait, me testait et se servait de moi comme sujet de vivisection...Sans anesthésie la majeur partie du temps. Il répétait sans cesse que je possédait un potentiel gigantesque, et qu'il le éveillerait. Et les dieux en témoignent, il l'a fait. Avant de commencer à me torturer, il m'avait fait examiner par une de ses connaissance, une sorte de médecin, capable de déceler la magie des êtres vivants pour vérifier un doute qu'il avait. En effet, les êtres capables de magies ressentent, plus ou moins selon le sujet, la magie qui habite autrui, et il fut étonné de ne rien ressentir en moi aussi me fit il examiner. L'homme en question lui dit, après plusieurs examens, que j'étais un cas unique, je possédais en moi les ténèbres, la glace, et un troisième "élément", qui enfaite n'en était pas un. Il pensait que c'était l'éther, mais n'en était pas certain, car cet élément réagissait étrangement aux testes, au lieu de rester pur, il prenait la forme de l'élément auquel il était confronté, changeant généralement sa forme. Il avait essayé par exemple de me faire réagir à son pouvoir sur la terre, et ce dernier était devenu l'acier, ne restant ainsi que pendant quelques secondes, du à la faible quantité qu'il m'avait donné, avant de reprendre son état neutre. Il ajouta à Bowen qu'il n'avait pas pu ressentir mon pouvoir, car ce dernier était inutilisable, du moins en l'état. Je possédais les sources de magie, mais mes connections magiques n’atteignaient pas mes mes sources, un peu comme si les ponts entre l'énergie que je possède, et ce qui permet sa manipulation avaient été coupés.

Bowen mena ainsi des expériences sur moi, plus douloureuses les unes que les autres jusqu’à ce qu'un jour, alors que j'arrivais vers huit ans, il parvint a recréer ces connections. Il avait tellement manipulé mon sang, pour essayé de me modifier, que l'élément neutre devint une nouvelle forme de magie. En effet, je ne contrôlais pas le sang, car il m'avait bien trop mutilé et mon corps avait réagi en conséquence, le sang ne suffisant pas. Je manipulais la chair, la mienne. J'étais capable de refermer mes blessures, de changer légèrement ma morphologie, non pas de me soigner, mais ça évitait de devoir supporter l'aiguille, quand il daignait refermer ce qu'il avait ouvert. Cette découvert le rendit encore plus insupportable, il me montrait comme un animal de foire à son cercle d'amis, de connaissances, en montrant chaque fois un truc différent, m'ouvrant de bas en haut, bien qu'il faisait attention à ne pas toucher organes ou tissus, mais ma chair n'était plus que de la terre glaise entre ses mains, il m'ouvrait et je me refermais.

En ouvrant ainsi mes connections, je découvris aussi les pouvoirs que j'avais sur la glace, et les ténèbres, et rapidement je me suis éclipsé de la "ferme" de ce dingue. J'ai ainsi erré pendant plusieurs semaines, avant d'atteindre la cité d'Elesia, ou je vivais parmi les pauvres et les oubliés de la société. C'est là que j'ai rencontré Sera, elle était jeune, plus que moi, et frêle. Elle faisait partie d'un groupe de petits voleurs à la tire ou à l'étalage, dont le "chef", Markus, n'était qu'un adolescent d'environs 17 ans, qui s'enrichissait sur leur dos. Je me suis rapidement lié d'amitié avec la jeune fille, et tandis que je vivais parmi eux, je changeais pour la première fois d'apparence. Enfaite, en rentrant dans la cité, je m'étais contenté de cacher mes oreilles sous une capuche, et les gardes de la porte n'avaient pas l'air de s'inquiéter d'un jeune garçon, mais une fois auprès des autres laissés pour compte, je compris qu'il me faudrait changer. Ma couleur de peau blanche devint halée, tandis que je changeais mes oreilles, limitant au mieux de mes capacité leur coté pointu, et bien que cela ne fut pas parfait, cela suffisait auprès des enfants. Je devins ainsi un enfant des rues, et la petite Sera me nomma Lyran, car je ne me souvenais pas de mon nom, et personne ne m'avait jamais appelé autrement que "l'elfe", "le monstre" ou encore "cloporte". Elle me choisit ce nom, qui était celui de son frère, qui avait perdu la vie pour lui permettre à elle de survivre. Une année plus tard, alors que je devenais un magicien du vol, habile de mes mains comme très peu étaient capable de l'être, et possédant l'agilité et la rapidité d'un félin, je devins rapidement un des "lieutenants" du pseudo chef. Un jour, tandis que je m'affairais à faire les poches des gens qui faisaient leur marché, je me suis heurté à une personne, un adulte, bien plus habile que moi. Tandis que je me faisais attraper, il me tira dans une ruelle à l'abri des regards, ou après m'avoir regardé pendant une longue minute, il se contenta de me dire "Si tu veux changer de vie, rejoins moi, sur le toit du palais Crowblack. Je t'y attendrai tous les matins, a l'aube, pendant deux semaines. Après cela, je disparaitrai."

Tandis que je rejoignais Sera, et lui racontai ma mésaventure, elle m'expliqua que cet homme était connu des "pauvres", c'était enfaite un assassin réputé, et personne n'osait s'attaquer à lui. Les seuls à avoir essayés avaient rarement été retrouvés, et ceux qui l'avaient été n'étaient plus en état de dire quoi que se fut. Elle me dit aussi que d'essayer de le rejoindre était du suicide, l'endroit était gardé, et de toute façon, même si je parvenais à le rejoindre, il me tuerait probablement. Alors que j'hésitai pendant une semaine, un évènement me fit changer d'avis, le "chef", en manque de viande fraîche, s'attaqua à Sera, tandis que j'étais parti pour faire les poches des gens. Alors que je rentrais le soir, je la retrouvai couverte de bleus, les vêtements en lambeaux, tandis que son visage était en sang. Le "chef" lui avait barré le visage d'un coup de son couteau émoussé, lui marquant à jamais ce visage si doux d'une cicatrice qui resterait en travers de son visage si elle survivait. Je ressentais alors une rage noir envers ce rat, mais j'étais incapable de la venger, seul, en l'état, car il était toujours accompagné de quatre colosses maniant des massues faites de planches et autres barres de fer. J'ai alors passé la nuit auprès d'elle, à faire de mon mieux pour la soigner, mais je n'étais pas médecin, et je parvins seulement à arrêter le sang de couler, tandis qu'une forte fièvre s'emparait d'elle. La nuit même j'entamais mon ascension du palais, passant plusieurs fois à un cheveux de me faire capturer par les gardes, ou encore plusieurs fois je failli me briser le cou en ratant une prise, mais finalement, je parvins à atteindre le toit de la plus haute tour, alors que le soleil se levait doucement à l'horizon. Aussitot, un voix se fit entendre.

- Je vois que tu est finalement venu. Bien. Je te laisse une dernière chance de changer d'avis, car si tu me suis, je ferai de toi un outil de mort, un tueur parfait, tu sera plus fort qu'un assassin, et si tu réussis a survivre à ton initiation, tu deviendras alors quelqu'un de dangereux, et tu fera partie du cercle. Une fois que tu m'aura donné ta parole, tu ne pourras plus revenir, ca sera le succès, ou la mort. Souhaite tu toujours me suivre.

Tandis que je reprenais ma respiration, je lui répondis immédiatement.

- Je viens, tant que je peux tuer Markus, et que je peux m'occuper de Sera.

L'homme rit doucement.

- Tu réalise que tu pose des conditions à quelqu'un qui pourrait te tuer d'un battement de cils ? Enfin, c'est ce que j'aime chez toi, tu n'as peu de rien. Bien, je m'occuperai de la petite, et tu peux prendre cette dague. Je t'attendrai demain à la porte Est, si tu survis à la nuit, nous partirons. Si tu reviens sans avoir tué ce Markus, je te tuerai de mes mains. Et si tu ne reviens pas, sache que la jeune fille sera déposée dans une famille bien, ou elle grandira et vivra. Une vie pour une vie.

Tandis que je redescendais, je réalisais que je pourrais enfin devenir indépendant, et vivre sans avoir a craindre la faim, le froid, ou les autres. J'étais surexcité quand j'arrivais enfin à la cachette de Markus, et alors que je me glissais par le trou qui servait d'entrée, tandis que les deux brutes qui servaient de vigiles dormaient doucement, mon cœur battait la chamade. J'aurais pu, à l'époque, tenter d'utiliser mes pouvoirs, mais je ne les maitrisais pas, et risquais ma vie à chaque utilisation, et puis, j'avais reçu un couteau, alors autant apprendre à m'en servir. Il faisait noir comme dans la cave ou j'avais vécu chez Bowen, et alors que mes yeux s'accoutumaient, le passage se refermait derrière moi. Le chef m'attendait, il devait se douter que je viendrais venger Sera, et lui et ses deux autres colosses étaient la, lui avait une vieux sabre rouillé, qui ne devait plus vraiment trancher, et les deux autres avaient des masses faite maison, comme à leur habitude. Le combat ne fut pas vraiment long, je profitais de mon agilité pour passer les colosses, et alors que le sabre de Markus cinglait l'air en direction de mon visage, je me glissais dessous, plantant mon couteau au passage dans son ventre. Alors qu'il regardait le couteau enfoncé dans son estomac, Markus se mit a trembler puis, alors qu'il allait crier, je retirais la lame d'un coup rapide, et lui enfonçais dans la gorge. Il s'effondra alors dans un râle d'agonie, tandis que les deux géants se regardaient avec des aires ahuris, ne sachant trop quoi faire. J'ai alors profité de leur doute pour disparaitre par une des fenêtres, courant dans la nuit vers la porte Est.

La suite de ma vie n'est pas très intéressante et je ne m'attarderai donc pas dessus, je vais juste dire que je suis devenu tout d'abord un meurtrier, dont le premier contrat fut Bowen, ce fut la première fois que je ressentais un tel plaisir à tuer, j'avais déjà tué pendant mon entrainement, mais lui me fit vraiment jubiler, j'étais enfin vengé de ce qu'il m'avait fait. Après 4 ans à m'entrainer auprès de mon maître, il me fit passer l'initiation du cercle écarlate, que je réussissais avec brio. J'étais maintenant un membre du cercle, et tandis que je devenais de plus en plus efficace, je maitrisais de mieux en mieux mes pouvoirs, bien que je ne m'en servais que peu. Mon maître me prit alors un jours ou je revenais de missions, son visage était impassible.

- Sais tu ce qui nous différencie des tueurs, et des simples assassins, Lyran ?

Je le regardais alors, sans vraiment comprendre le but de la question.

- Nous sommes le niveau au dessus, plus efficaces, plus dangereux et nous sommes invisibles ?

Mon maitre n'était pas satisfait par cette réponse.

- Non Lyran, n'importe quel assassin pourrait atteindre ton niveau, du moins tant que tu ne te sers pas de ton pouvoir. Ce qui fait que nous sommes plus que des assassins vient de notre pouvoir sur les ténèbres. N’importe quelle personne pourrait faire un assassin, si entrainé proprement, mais tout le monde ne possède pas un pouvoir qui permette d'encore pousses ses  capacités. L'anonymat est notre meilleur arme, jamais nous ne nous faisons attraper ou repérer, car nous sommes réellement invisibles. C'est d’ailleurs pour cela que nous n’appelons pas nos cibles "cibles", car une cible peut être manquée, une mission peut échouer. Nous les appelons cadavreux car ils sont mort au moment même ou nous recevons la demande, de même que nos contrats ne sont pas vraiment des contrats, ce sont des promesses de mort, des glas qui déterminent la fin de vies. Toi, tu possède un pouvoirs que tous les membres du cercle tueraient pour le posséder, mais tu ne t'en sers pas. Soit tu es idiot, soit tu ne souhaite pas rester parmi nous.

Il tourna alors les talons, et ce fut la dernière fois que j'entendis le son de sa voix. Il s'est dit dans le cercle qu'il parti alors pour un travail, et n'en revint jamais, mais grâce à lui je devins par la suite l'un des plus puissants, pour ne pas dire dangereux, et respectés membres du cercle. Cela fait maintenant 13 ans que je suis membre du cercle, et je ne regrette rien. Pour ce qui est de Sera, elle à bien été soignée, mais la cicatrice resta malgré tout et sa mémoire fut touchée, le choc était trop fort et elle oublia tout de cette période sombre de sa vie, jusqu'a son frère. Elle vécu dans une bonne famille, et suite à un petit coup de pouce de ma part, elle fait maintenant partie de tes élèves. Aussi, pour ce qui est du reste de ma vie, il y a ma rencontre avec toi, mais ca tu l'as déjà écrite. Un dernier conseil amical, tu devrais détruire ce que tu sais de moi. J'aime beaucoup tes histoires, et ca m'ennuierait qu'on écourte ta vie pour en savoir plus sur la mienne."

Lyran se leva ensuite, son entreprise accomplie, et se dirigea vers le vieillard. Il déposa le grimoire sur les jambes du vieillard et glissa un tube ouvert sous le nez de l'homme, qui se réveilla doucement alors que l'elfe s'enveloppait d'un manteau d'ombre, avant de rejoindre son point d'observation. Le vieil homme fut étonné de voir le volume sur ses genoux, et alors qu'il lisait l'ajout de l'elfe, une larme roula le long de sa joue. Il jeta le grimoire au feu alors que Sera se réveillait.

- Maître ? Pourquoi brulez vous votre livre ? C'était ce que vous appeliez je vous cite :"L'apothéose de ma vie".

Le vieil homme sourit à la jeune femme, avant de lui répondre :

- En effet, mais il sont des choses que ce monde n'est pas encore prêt à savoir, ce dernier tome en faisait partie. Et puis, je le réécrirai quand il faudra.

La jeune femme ne comprit pas.

- Qu'en est il de la suite de l'histoire ?

Le vieux rit doucement.

- Il en est que tu perds pas le nord, mais que le jour va bientôt se lever. Ca sera pour une autre fois j'en ai bien peur.

L'elfe sortit alors par la fenêtre par laquelle il était rentré, tandis que les deux autres personnages quittaient la pièce.
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