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 Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]

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MessageSujet: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 13 Nov - 22:16

    Un silence de mort était tombé sur la boutique.Près du comptoir, Myalië serra du poing mais, ne bougea pas.Personne n'osait esquisser un quelconque mouvement ou émettre le moindre murmure. Jusqu'aux respirations qui étaient devenues imperceptibles.Le gérant plissa des yeux et balaya les gemmes de son regard tenté.Cinquante années dans ce secteur, preuve de son expertise, emblème de sa renommée. Cinquante années de marchandages, de prises de risque, dans le seul but de couler une existence tranquille.Cinquante années de rigueur.Cinquante années de souffrance.La décision était pour lui difficile.

    « J'accepte » Dit-il, tout en saisissant la bourse de pierres précieuses.

    Vif comme le vent, l'elfe empoigna la main de ce dernier.


    « Ta, ta, ta ! Vous oubliez quelque chose il, me semble. »

    D'un signe du menton, il montra le contrat déposé sur le comptoir. Le commerçant se racla la gorge et obtempéra.

    « Voilà ! Voilà ! je vais signer... »


    Rapidement, il attrapa sa plume et signa en bas de page. Il tendit le document au nouveau propriétaire avec un sourire entendu. Myalië s'empara du précieux papier, remplaçant celui-ci par la bourse de cuir.

    « Merci à vous. Vous avez deux semaines pour débarrasser vos effets personnels. Bonne journée à vous. »

    L'elfe aux cheveux céruléens pivota sur lui-même et se dirigea vers la porte d'entrée d'une démarche presque vaporeuse. Content de son acquisition, il pensait déjà à comment fêter ça et surtout à comment réaménager ce taudis.Sortant sans faire attention à son entourage, il enroula son parchemin et le cala dans son barda quand soudain il fut percuté. Myalië vacilla, crû un instant garder son équilibre, puis tomba de tout son long sur le côté. Il venait de rentrer dans quelqu'un. Et à mieux regarder, il s'agissait d'une femme.Se redressant agilement sur ses jambes, il lui tendit une main pour l'aider à se relever.

    « Veuillez m'excuser, rien de cassé ? »

    Attendant une réponse ou un geste de l'humaine, Myalië chercha d'un regard si rien n'avait été éparpillé au sol durant le choc.




Dernière édition par Myalië Xyloscient le Lun 6 Avr - 22:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 14 Nov - 0:31

Au mois de juillet, la chaleur et la possibilité de déplacement quasi-illimitée offerte pas le système des bateaux volants d'Oldross, avaient donné à Garance des envies d'ailleurs.

Elle avait donc décidé de s'embarquer en direction de Guilard. C'était une ville portuaire qui vivait principalement de la pêche. Garance n'avait jamais eu l'occasion de voir la mer. Mais elle en avait entendu parler, certains clients de passage lui avaient raconté l'immense étendue d'eau scintillant sous le ciel, et le mouvement incessant des vagues.

Puisque l'opportunité lui en était offerte, elle avait décidé d'en profiter.

La première chose qu'elle avait faite en arrivant avait été d'aller voir la mer. C'était encore plus beau que ce qu'elle avait pu imaginer. Elle était restée longtemps à contempler le spectacle toujours renouvelé du mouvement des vagues, du scintillement du soleil sur l'eau, à perte de vue, et de la danse des oiseaux dans le vent.

Le soir venu, elle avait pris une chambre dans une petite auberge qui donnait sur la mer, et elle s'était endormie, bercée par la rumeur des vagues et les odeurs iodées que la brise faisaient entrer par sa fenêtre.

Le lendemain, elle avait décidé de visiter la ville en elle-même. Elle s'était attendue à quelque chose de plus « exotique », mais finalement, la ville ressemblait un peu à Myth avec ses rues commerçantes, ses places, ses fontaines, son église et ses tavernes.

Elle flânait dans une des rues commerçantes lorsque quelqu'un, sortant d'une des boutiques, la percuta.

Avant d'avoir compris ce qui lui arrivait, elle se retrouva étalée sur le dos. Relevant la tête, la secouant pour reprendre ses esprits, elle vit que la personne qui l'avait percuté était tombée elle aussi.

Il se redressa avec une agilité déconcertante, et une grâce surprenante avant de lui tendre la main, s'excusant et lui demandant si elle n'était pas blessée.

Garance resta sans voix. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un d'aussi beau. Un visage aux traits fins, des yeux d'un bleu intense, assortis à sa longue chevelure.

-« Oh ? Tu bouges ? »
la rappela à l'ordre Cyrine. « Oui, d'accord, il est très beau, et toi, là, tu ressembles juste à une cruche. »

Elle resta encore quelques instants subjuguée, pendant qu'il jetait un coup d'œil autour de lui comme s'il cherchait quelque chose. Mais contrairement à ce que Cyrine semblait penser, ce n'était pas la beauté de cet être qui la perturbait, mais quelque chose qu'elle ne comprenait pas.

Elle était sure qu'elle ne l'avait jamais rencontré avant, et pourtant, il y avait quelque chose en lui qui lui semblait familier, ou plutôt, comme s'il partageait une certaine « affinité », comme s'ils avaient quelque chose en commun.

Lorsqu'elle saisit la main tendue de l'inconnu, cette impression fut encore accrue. Elle avait l'impression que sa propre magie réagissait à celle de cet homme.

Ça la perturba, jamais elle n'avait ressentit ça avant, et pour cacher son trouble, elle se hâta d'ajouter :

-« Oh.... Non, je vais bien... je n'ai rien. Et vous ? »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 15 Nov - 21:12

    Ne voyant rien à ramasser, Myalië laissa son regard vagabonder jusqu'à la femme encore toute chamboulée par l'impact. Elle l'observait de ses yeux marron comme absorbée par sa personne. Le dragon polymorphe ne s'en inquiéta pas. C'était un cas des plus anodin pour lui, par sa nature, il l'attirait. Cela n'avait rien d'une attraction charnelle. Il s'agissait de quelque chose de beaucoup plus rare pour les humains. Le lien spirituel qui reliait Celsiar, élémentaire du vent, à tous les êtres doués de cet art.

    Après quelques secondes, elle finit par accepter l'aide de l'immortel à l'apparence elfique. Il aurait pu cacher la nature de son essence avec une facilité enfantine. Pourtant, il n'en fit rien. L'inconnue déposa sa main dans celle du dragon, créant ainsi une sensation encore indéchiffrable pour elle. Cela semblait si mystérieux. Le Primordial la dévisagea, un sourire en coin. Tout ceci n'était qu'un jeu pour lui. Lire les réactions humaines lors de ce genre d'approche demeurait l'un de ses passe-temps favoris.

    La belle aux cheveux de feu se hâta de répondre à la demande afin de détourner l'attention de son trouble flagrant. Myalië se contenta de répondre par un hochement de tête. Évitant ainsi de rire ouvertement. Puis, tout en se contenant, il s'arrêta sur la silhouette de l'humaine. Une déformation professionnelle qui l'accompagnait depuis qu'il s'était mis au dessin. Il y a de cela des milliers d'années déjà...

    De taille plutôt petite, elle ne manquait pas de charme. La couleur de ses yeux laissait transparaître un calme profond. Sa longue chevelure aux boucles de feu, elle, présageait d'une certaine assurance.
    * Sûrement un hommage à sa personnalité * supposa le dragon. Pour rehausser la couleur de ses cheveux, la femme portait un magnifique ensemble noir. Affinant ainsi sa silhouette par la même occasion, bien que rien n'en prouvait le besoin.

    Une amulette arborait son cou comme unique ornement. Les motifs de la fleur gravée dans le bois noir étaient enchanteurs. Un ouvrage comme il en avait vu peu dans ce monde. Et pourtant, il en avait vu au fil du temps. L'œil expert de l'artisan millénaire se focalisa ensuite sur la perle, joyau de tout pendentif. Son éclat bleuté illuminait le regard de quiconque le croisait. S'y attardant un instant, le dragon décela une subtile présence en son sein, mais fit comme si de rien était.

    Perdu un instant dans ses pensées, Celsiar mit de coté la présence qu'il avait ressenti. Il se reporta sur les sensations que leur contact avait provoqué. La légère rugosité de ses mains. Une vie de labeur s'en discernait. Cette personne devenait de plus en plus intéressante aux yeux du vénérable. Son analyse devait toutefois s'arrêter là, avant de gêner cette femme.


    « Afin d'excuser de mon étourderie. Auriez-vous l'envie de vous joindre à moi pour un verre ? Je connais une vue fabuleuse en surplomb de la mer. »

    L'idée venait tout juste de germer dans son esprit millénaire. Celsiar voulait après tout fêter l'acquisition de son nouveau comptoir commercial. Y avait-il meilleure compagnie que cette femme ? À ce moment-là, il en avait cure. De plus, avec ce qu'il venait de lui laisser découvrir... Sa réponse ne laissait aucun doute.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 16 Nov - 4:26

Sous le regard scrutateur de ce si bel homme, Garance se sentit soudain dans la peau du vilain petit canard du conte de son enfance.

La main de l’inconnu, toujours refermée sur la sienne, était d’une élégance inouïe, fine et douce. Par contraste, sa propre main, lui paraissait terriblement négligée, avec ses ongles courts, légèrement teintée par les décoctions qu’elle préparait, et sa peau, tannée par ses travaux, qui laissait transparaître le relief d’un réseau de veines sinueuses.

En temps normal, son premier mouvement aurait été de la retirer, mais cela ne lui effleura même pas l’esprit. Elle ne pouvait se résoudre à rompre ce contact.

Elle sentait les yeux de l’homme errer sur elle, et elle eut la sensation que sa tenue était parfaitement indécente, avec son corsage décolleté, et sa jupe de toile fine, que la moindre brise faisait danser autour de ses chevilles.

Malgré tout, elle ne chercha pas à se dérober à son observation, étant même parfaitement incapable de détourner les yeux tant elle était perdue dans l’azur de son regard.

Pour un observateur extérieur, son attitude aurait pu laisser penser que la jeune femme venait d’être frappée par un coup de foudre, et vu la beauté de son interlocuteur, ça n’aurait probablement surprit personne.

Mais ce n’était pas le cas. Les émotions qu’elle ressentait face à lui n’avait rien à voir avec un quelconque sentiment amoureux, et encore moins avec du désir charnel. C’était autre chose, quelque chose qu’elle n’avait jamais ressentit, et qu’elle aurait été bien en peine de nommer.

-« Ouai… c’est ç… » commença Cyrine.

Elle n’eut pas le loisir de développer ses arguments. Sans sommation, Garance coupa leur connexion mentale. Elle ne voulait pas que cet instant de grâce, forcément éphémère, ne soit gâché par les babils de Cyrine.

L’inconnu dut ressentir son trouble et mit fin à son observation en s’excusant de son inattention.

Quand il lui proposa d’aller boire un verre quelque part pour se faire pardonner, Garance se sentit sourire. Cette rencontre allait donc se prolonger un peu. Elle en était ravie.

L’idée que suivre un inconnu, vers un lieu inconnu, dans une ville inconnue, pouvait être dangereux ne l’effleura même pas.

Curieusement, elle habituellement plutôt méfiante, avait totalement confiance en cet être quelle connaissait depuis quelques minutes à peine.

Elle lui offrit un sourire éclatant en lui répondant :

-« Je serai ravie d’accepter votre invitation, même si je suis tout aussi fautive. J’étais distraite, je vous prie de m'en excuser. »


Réalisant qu’ils ne s’étaient pas présentés, elle continua, mettant un peu d'humour dans le ton de sa voix :

- « Toutefois, il me semble qu’il ne serait pas très convenable pour une jeune femme bien élevée, de suivre un quasi inconnu... Je ne connais même pas votre prénom ».
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 18 Nov - 1:31

    Un sourire splendide accueillit la proposition du dragon. Enchanté par cette agréable réaction, celui-ci lui sourit en retour. La demoiselle cru utile de spécifier oralement son plaisir d'être invitée. Peut-être qu'elle n'avait pas encore compris que son visage exprimait radieusement ses émotions. Ne s'arrêtant pas à ces quelques mots, elle voulut racheter sa propre erreur. Celsiar se sentit irrémédiablement obligé d'y répondre de cette manière.

    « Votre sourire vaut mille excuses, mademoiselle »

    Suivant son instinct, le simulacre d'elfe s'inclina profondément et lui fit un baisemain. Exprimant sa courtoisie au travers de ce rituel humain, le dragon vénérable demeura à l'attention de la jeune femme qui semblait vouloir prendre à nouveau la parole. Elle fit connaître avec jovialité son intérêt sur l'identité du mystérieux elfe.

    Par le passé, Celsiar avait déjà révélé son espèce. Cela s'était produit lors de la guerre de pureté. La seule chose qu'il avait retenue de ce moment resterait la méfiance des mortels. Depuis, il avait toujours été une évidence pour le Primordial de cacher sa véritable nature en empruntant son alias elfique.

    Néanmoins, depuis sa rencontre avec Melluzine, tout avait changé. Cette brève pensée pour la dryade le fit intuitivement toucher le pendant de son oreille droite. L'autre étant restée auprès de cette dernière. L'envie d'être accepté pour ce qu'il était vraiment avait germé en lui.

    Pélongeant son regard lazuli dans celui noisette de son interlocutrice, il se demanda qu'elle serait sa réaction s'il se découvrait à elle.
    Le monde était-il prêt ?


    « Vous pouvez m'appeler Myalië. »

    Astucieusement, le dragon venait de contourner le mensonge. Ce pseudonyme avait traversé les ages. Il le représentait certainement même plus que celui offert par l'Arbre-Monde. Ce ne serait donc pas vraiment répréhensible...

    « Et vous, belle demoiselle, quel prénom ravissant vous a-t-on donné ? »

    Bien qu'intéressé, Celsiar aurait aimé garder le mystère au moins jusqu'à la terrasse dont il avait fait part. N'attendant pas la réponse de la rouquine, il rompit enfin le contact de leurs mains pour lui proposer son bras. L'espace d'un instant, le charme se dissipa légèrement. De l'autre main, il présenta la direction à prendre pour rejoindre leur destination...
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 18 Nov - 17:34


Lorsqu'il la complimenta sur son sourire, Garance se sentit rougir. Son trouble s'accentua encore quand il s'inclina et posa ses lèvres sur le dos de sa main.

Elle baissa le nez, tentant de dissimuler son visage rosissant derrière le rideau de ses boucles rousse, tout en mordillant furieusement l'intérieur des joues.

Elle n'était pas habituée à être traitée avec tant de galanterie.

Quand elle se fut reprise et qu'elle releva les yeux vers son interlocuteur, elle fut à nouveau happée par le bleu si particulier de ses yeux. Il lui fallut quelques instants pour comprendre qu'il avait répondu à sa question et lui avait posé une en retour.

*Myalië, je me demande quelle origine peut avoir un tel prénom* pensa-t-elle

Avant qu'elle n'ait répondu, il lâcha sa main et lui présenta son bras.

Dés que le contact physique fut rompu, ses émotions s'affadirent un peu et ses idées s'éclaircirent.

Elle cligna des yeux comme si elle se réveillait. Qui était-il donc pour pouvoir faire naître de telles émotions par un simple contact ? Elle se considérait comme une fille plutôt raisonnable et plutôt méfiante. Pas du genre à laisser ses émotions guider sa conduite lors d'une première rencontre.

D'ailleurs, elle n'était même pas sure que ce soit son cœur qui avait fait des siennes. Ce qu'elle avait ressentit était différent d'un simple « coup de cœur ». Elle avait plutôt eu l'impression que son cœur réagissait à un déséquilibre au niveau de sa magie. Elle savait, pour l'avoir expérimenté avec Selephim que le cœur et la magie étaient synchronisés.

Elle profita de ce retour à la raison pour l'observer plus attentivement. La première chose qui la frappa fut qu'il n'était pas humain. Elle n'avait jamais rencontré d'humains arborant des cheveux blues. Depuis qu'elle était à Oldross, elle avait eu l'occasion de rencontrer un grand nombre de personnes de race qu'elle n'avait jamais vu avant.

Il était très beau. Grand, mince, élégant, vaguement androgyne et chacun de ses mouvements dégageait une grâce stupéfiante et son regard avait quelque chose d'hypnotique. Il ressemblait curieusement à un elfe. Mais, sans savoir pourquoi, elle avait la sensation qu'il n'en était pas vraiment un.

Elle sourit à nouveau et glissa son bras sous celui que l'homme lui offrait et se laissa guider.

Après avoir fait quelques pas, elle réalisa qu'elle n'avait pas répondu à sa question.

-« Et bien, Myalië... Je ne sais pas si on peut vraiment dire que mon prénom est ravissant. Je vous laisserai en juger. Je m'appelle Garance. »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 21 Nov - 21:13

    Recréant cette alchimie enivrante quand elle lui attrapa le bras, la demoiselle fut incapable de se remémorer la question laissée en suspend par le dragon. L'être millénaire ne s'en offusqua point, préférant faire preuve de sagesse à l'égard de l'humaine encore troublée. Ce fut une fois arrivés au bout de la rue qu'elle se souvint de la demande de Myalië. Elle se révéla sous le prénom de Garance. Un nom inconnu du reptile de part sa vie en autarcie chez les elfes. Néanmoins, sa sonorité ne laissa pas indifférent le dragon, il la trouva même charmante, à l'image de sa propriétaire.

    « Garance ... J'aime beaucoup cette sonorité. »

    Le dragon marqua une pause pour réfléchir, puis ajouta :

    « Élégant et sage. »

    Les deux jeunes gens se dirigèrent donc bras dessus bras dessous vers l'une des artères de la capitale. Évitant les bas quartiers et les impasses avec aisance, le dragon les guida comme s'il fut un natif de cette contrée. Au bout de quelques minutes, ils finirent par déboucher à l'entrée d'une place bondée de monde. On pouvait y discerner de nombreux étals. Mille odeurs transportées par la brise éveillèrent les sens du dragon. L'exotisme des épices, la douceur des fruits et le musc du cuir travaillé, son odorat était comblé par cette enivrante complexité.

    Garance se tenait toujours à ses côtés et semblait distraitement observer les vendeurs à la criée hurler à tue-tête les bienfaits de leurs marchandises. L'elfe à la crinière ciel ralentit alors son pas, laissant le regard de la belle humaine scruter les bizarreries vendues à chaque stand. Même pour le dragon de nombreuses choses lui étaient inconnues, sûrement même plus que la donzelle à mieux y réfléchir. Myalië décida finalement d'attirer son attention, mais cette fois par une approche plus mystique.


    °°° Voulez-vous prendre un peu de temps pour fureter ici ? °°°

    Faire l'usage de la télépathie était un don inné pour les dragons. Un cadeau de l'Yggdrasil à ses fiers serviteurs. Leur moyen de communication le plus efficace sur de grandes distances. * Va-t-elle s'apercevoir que la voix est dans sa tête ? * se demanda le Primordial en remarquant qu'il s'agissait pour lui d'une première expérience avec une espèce autre que la sienne. La regardant intensément dans l'attente d'une quelconque réaction, il lui offrit son éternel sourire bienveillant.

    Du coin de l'œil, il vit un étal proposant diverses variétés de fruits. Pourtant, son envie s'arrêta sur de belles pommes rouges. Sans se démonter, Celsiar leva son bras dans leur direction et commanda au vent d'en dérober une paire. Ni une ni deux, sans que personne ne s'en rende compte, son larcin l'avait rejoint à une vitesse prodigieuse. Sans une once de remords, il en frotta une contre son haut pour la faire briller et la mis sous le nez aquilin de Garance...



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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 22 Nov - 10:49


« Élégant et sage ? » répéta-t-elle en riant. « C'est bien la première fois qu'on me dit ça. En principe, on se contente de me dire qu'il est bien adapté à ma profession. »

Quelle meilleure façon de découvrir la ville que de le faire de cette façon ? Au bras d'un bel homme attentionné et agréable. Il la guida à travers les rues et ruelles de la cité portuaire, qu'il semblait bien connaître, jusqu'à arriver sur une petite place couverte d'étals.

Garance ouvrit de grands yeux. Cet endroit était un enchantement pour les sens.

A quelques distances de là, une petite marchande de fleur proposait des plantes comme elle n'en avait jamais vues. Son étalage était un feu d'artifice de couleurs et de formes, un peu plus loin, un marchand proposait des fruits exotiques tarabiscotés et bigarrés. Et l'air était chargé de leurs odeurs sucrées, au point qu'elle était incapable de dire si elle sentait les fleurs ou les fruits.

Même dans le quartier commerçant d'Oldross, elle n'avait jamais vu certains des articles proposés sur ce petit marché.

Dans son excitation de découvrir toutes ses merveilles, Garance, s'appuya contre Myalië, et serra son bras, comme pour se retenir de courir d'étal en étal comme une gamine.

Toute à ses observations, elle ne réalisa pas tout de suite qu'il s'adressait à son esprit. Les conversations mentales lui étaient devenues familières depuis quelques mois. Sans vraiment y réfléchir, elle commença :

-*J'adorerai pouvoir observer de plus près... *


Réalisant ce qui se passait, elle s'interrompit en se tournant vers lui, et se noya dans son regard. Il la fixait avec une intensité des plus troublantes et un joli sourire engageant.

Garance sourit à son tour, baissant la tête et se mordillant l'intérieur des joues, comme elle le faisait souvent quand elle était troublée.

Elle ne savait pas trop pourquoi il avait fait ça et ce qu'il attendait d'elle. Mais bon, s'il voulait jouer... Pourquoi pas.

Relevant les yeux, elle les planta dans son regard de ciel et le soutint, en reprenant la communication mentale :

-* ... J'adorerai pouvoir jeter un coup d'œil sur l'étal de la marchande de fleurs. *


Tout en lui répondant, elle le vit lever le bras, et quelques instants plus tard, il se saisissait de deux pommes qui avaient volé dans sa main depuis un étal. Après l'avoir fait briller contre ses vêtements, il en brandit une sous le nez de Garance.

Elle éclata de rire, et se saisit du fruit en le remerciant avant de la croquer à belles dents.

Garance le regarda avec des yeux espiègles, puis les détourna vers l'étal de fleurs. Elle voulait tenter quelque chose, mais il y avait peu de temps qu'elle avait commencé à utiliser son pouvoir, donc, elle ne le maîtrisait pas vraiment. Et, comme elle répugnait à l'idée de se ridiculiser devant lui, elle voulait quelque chose de léger.

Finalement, elle aperçut son bonheur. Au pied d'un seau contenant une brassé de jasmin, quelques fleurs étaient tombées.

Elle se concentra, pour créer un petit courant d'air, tendit légèrement la main pour qu'il s'empare des étoiles blanches et les ramène vers eux.

Garance s'amusa un instant à les faire virevolter entre leurs visages avant de les faire se poser dans sa main. Elle choisit celles dont la tige était la plus longue et se rapprocha de Myalië.

Posant une main sur son torse, elle piqua la fleurette odorante dans une de ses boutonnières en lui murmurant :

-« Si jamais j'oubliais de vous le dire quand nous nous quitterons... J'ai passé un très bon moment en votre compagnie. »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 22 Nov - 23:11

    À la vue de sa réaction, ce détour paraissait d'un grand succès. Garance était là à ses côtés, complètement muets, les yeux pleins d'étoiles. Le jeune elfe demeura à ses côtés sans un mot. Lui laissant le temps de s'imprégner de chaque détail merveilleux que l'on pouvait découvrir en observant le bazar de Gilurard. L'attention de la demoiselle fut détournée par un magnifique étalage fleuri.

    C'est à cet instant qu'elle lui répondit machinalement et s'arrêta en pleine locution pour le dévisager. La confusion lisible sur ses joues était égale à un mets raffiné pour l'être multi-millénaire. Hâtivement, elle reprit le contrôle de son esprit afin de finir sa phrase.

    À la base, l'être multi-millénaire voulait simplement jouer avec elle, mais le fait que la demoiselle lui ai répondu l'étonna particulièrement. Cela attisa sa curiosité légendaire. Ses yeux se fendirent le temps d'un battement de cils. Si Garance avait remarqué ce changement, elle ne put s'en assurer. L'instinct draconique avait fait surface puis disparut comme un mirage.

    Un rire cristallin se joignit à son sourire lorsqu'elle le vit lui offrir la pomme dérobée. Même si l'acte demeurait répréhensible, elle l'accepta sans juger ce que venait de faire son guide. Amusée, mais plus sage, la belle aux cheveux de feu usa de sa propre magie pour jouer avec un brin de fleur qu'elle fit voleter jusqu'à eux.

    Après une courte farandole, l'humaine choisit le plus beau jasmin et le sertit sur le haut de Myalië. Dans un murmure, elle lui fit part du plaisir qu'elle prenait en sa compagnie. Il lui sourit et ferma les yeux pour humer l'odeur entêtante de cette fleur. Le dragon se laissa voyager spirituellement jusqu'au lieu où la fleur avait éclos.

    Ce moment intime de liberté, d'union avec la nature, tinta sa peau blanche d'une pâle rougeur. Il releva ses yeux lapis-lazuli vers Garance, une expression très ancienne pu s'y lire. Il était heureux. Aucun mot ne fut suffisant pour exprimer son remerciement. Le primordial ne trouvant d'autre façon d'exprimer sa gratitude, il posa sa main sur celle de la demoiselle. Un étrange tourbillon les enveloppa subitement avant de disparaître...

    Par ce contact direct, le dragon voulu lui communiquer le bonheur qu'il venait de vivre. Partager sa vision de liberté, cette harmonie avec le monde qui les entourait. La rouquine se voyait voler au-dessus de la ville, par de là les mers et les océans. Puis comme attirée vers le sol, elle se posa. Devant elle, un champ cultivé, parsemé de fleurs, plus précisément de jasmin. D'une main, elle s'approcha d'une fleur, mais... Ce n'était pas sa main. Il s'agissait de celle de Myalië.


    °°° ... Plaisir partagé ... °°°

    Ne cherchant pas plus à l'effrayer, l'elfe coupa le lien qu'il venait de créer à sa grande discrétion. Grâce à la confiance de Garance et l'affinité qu'ils possédaient, l'expérience fut aisée. Le vénérable dragon attendit un moment le retour de la femme. Le temps qu'elle sorte de cette transe...

    °°° J'espère que ce présent vous a plu. °°°

    Lentement, Celsiar s'avança dans la foule aux bras de cette intrigante demoiselle. Imposant ainsi un silence sur ce qu'elle venait de vivre au travers du dragon. Arrivés auprès de la marchande de fleurs, il ouvrit une des bourses qu'il portait à sa ceinture et sortit quelques pièces qu'il remit à la dame.

    « Un bouquet de violettes doubles pour mademoiselle, s'il vous plait. »

    Ses connaissances en fleur étaient depuis longtemps rouillées, cependant dans un dernier éclat de lucidité, il s'était rappelé l'une des leçons qu'il avait vécues auprès des elfes et de la nature. Le langage des fleurs était une belle chose, il espéra que Garance ne prendrait pas mal la chose. Offrir des fleurs n'avait pas comme unique emblème celui de l'amour. L'amitié et le respect pouvaient être tout aussi bien exprimés.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 23 Nov - 1:38



L'elfe baissa la tête vers l'humble présent de Garance et ferma un instant les yeux, prenant une inspiration pour savourer l'odeur du jasmin.

Lorsqu'il releva la tête, ce qu'elle lut dans ses yeux lui fit perdre un instant son souffle. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle y voyait, mais avant qu'elle n'ait eu le temps de le réaliser, Myalië posa sa main sur la sienne.

Cette fois, la sensation fut différente de ce qu'elle avait éprouvé la première fois que leurs mains s'étaient touchées. Elle se sentit transportée. Littéralement. Pendant un instant, elle ne fut plus sur la place de Gilurard. Elle eut l'impression de chevaucher le vent, elle vit la ville du ciel, et plana au-dessus de la mer, jusqu'à un grand champ couvert de jasmin. Elle voulut avancer la main pour toucher une des fleurs, et sursauta en constatant que ce n'était pas la sienne, mais celle de Myalië qu'elle voyait.

Presque aussitôt, la vision commença à s'évaporer, et la voix de l'elfe raisonna dans son esprit. Ses idées étaient si embrumée, qu'elle ne comprit pas ce qu'il voulait dire. Elle ne savait pas s'il lui expliquait ce qu'elle venait de ressentir, s'il avait voulu lui faire partager le plaisir que l'odeur du jasmin avait provoqué chez lui, ou s'il répondait à ce qu'elle lui avait murmuré un peu plus tôt.

Revenant doucement à la réalité, Garance cligna des yeux et secoua la tête pour dissiper les brumes de son esprit.

Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de vraiment se reprendre, l'elfe la conduisit à travers la foule avant de s'arrêter devant le stand de la marchande de fleur.

Elle l'entendit parler avec la jeune femme qui le tenait, mais ne réalisa pas ce qu'il disait avant qu'il ne lui tende un bouquet de violette.

Stupéfaite, Garance le remercia d'un signe de tête et d'un sourire, encore incapable de s'exprimer autrement après l'expérience qu'elle venait de vivre, et prit les fleurs qu'elle porta à son nez en fermant les yeux.

Dés qu'elle sentit le parfum des violettes, son esprit s'éclaircit. C'était le parfum de son enfance. Ces petites fleurs formaient des tapis odorants dés le mois de décembre, là où elle avait grandi. Ce souvenir acheva de lui ramener les pieds sur terre.

Ouvrant les yeux, elle releva la tête vers Myalië. Elle ne savait pas qui il était, mais elle était presque sûre qu'un elfe n'aurait pas pu lui faire vivre une telle expérience. Elle commençait à percevoir qu'il y avait plus que ce qu'il donnait à voir derrière cet homme raffiné.

Captant son regard azur, elle lui demanda silencieusement :

-* Qui es-tu Myalië ? *
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 23 Nov - 13:50

    Concentré sur l'état de l'humaine, Celsiar semblait inquiet. Garance, elle, paraissait un peu perdue dans sa nébuleuse, luttant pour revenir à la réalité. L'aventure qu'il venait de lui faire traverser pouvait l'avoir épuisée, voir l'avoir blessée. À aucun moment, le dragon n'avait réfléchit à son acte. Tout ce qu'il désirait, était de transmettre un peu de sa joie. Pendant qu'elle retrouvait ses sens en humant le doux parfum des violettes, il resta à ses côtés la soutenant par le bras, son regard sondant toute faiblesse de la part de la femme.

    Malgré son état encore groggy, la belle jeune femme lui sourit fébrilement et hocha la tête en guise de remerciement. Cela suffit à lever l'inquiétude du vénérable Celsiar, il soupira légèrement. Voulant la ménager, le simulacre d'elfe décida qu'il était temps de l'amener ailleurs. Alors que la demoiselle reprenait de son éclat, le jeune homme les mena d'un pas lent jusqu'à un banc, un peu en retrait de la foule. Il sourit à la question qu'elle lui posa. Elle venait de le tutoyer, les rapprochant un peu plus qu'une simple affinité causée par sa nature. Ce qu'elle demanda fut ce qu'on lui demandait inlassablement... Qui était-il ?


    « On m'a donné d'innombrables noms... En ouvrant ton esprit peut-être sauras-tu me trouver. »

    Sa réponse sibylline laissa la question en suspend. Comme s'il réfléchissait comment aborder ce sujet. Garance ne semblait point effrayée. Comme si elle avait déjà eu à faire à des phénomènes dépassant l'entendement humain. Comment réagirait-elle en apprenant qu'elle était en compagnie d'un être mythique ? Il avait déjà semé des indices sur sa réelle identité, mais elle n'avait apparemment pas su les relever. Celsiar décida de tester une nouvelle fois la jeune femme, cette fois au travers d'une énigme. Il n'avait aucune raison de se dévoiler ouvertement. Pas encore ...

    °°° Sans voix je crie, sans aile je voltige, sans dent je mord, sans bouche je murmure. °°°

    La tournure parût satisfaisante pour le dragon séculaire et l'intelligence qu'il pouvait lire dans le regard de l'humaine lui assurait qu'elle saurait y trouver sa réponse. Bien entendu, savoir sa nature ne disait pas qui il était, cela ne l'avancerait pas plus. . Un être si éphémère ne pouvait pas posséder de telles connaissances. Seul le créateur et ses apôtres en avaient la connaissance. Voyant qu'elle commençait à réfléchir à l'énigme, le dragon posa son doigt sur les lèvres de la belle. Un geste peut-être un peu trop intime. Un geste servant à lui interdire d'émettre sa réponse. Comme s'il avait encore quelque chose à dire.

    « Garance, nous devrions y aller. Le zénith se rapproche, il est temps pour moi de tenir ma promesse. Tu auras tout le temps d'y réfléchir en chemin. »

    La prenant par la main, il l'aida à se redresser et la conduisit vers une des sorties du marché. Ne voulant pas qu'ils loupent la marée haute, le dragon pressa légèrement le pas. Se souciant toujours de la jeune femme qui l'accompagnait, il se tourna maintes fois en sa direction. Ils traversèrent ainsi la grand-rue, et un pont reliant les deux rives de l'embarcadère de Gilurard. Bien que cette vue soit déjà un délice pour les yeux, Celsiar ne s'arrêta pas là, mais ralentit perceptiblement sa démarche.

    « Tu dois être épuisée. Ne t'en fais pas, nous serons bientôt arrivés. Sois juste un peu plus patiente, nous allons là-haut. »

    Du doigt de la main, l'elfe montra un plateau surplombant de nombreuses maisons. Cela paraissait encore très loin, environs un kilomètre le temps de contourner le relief. Il ne parut pas inquiet pour un sou, et n'attendit aucune réponse de sa nouvelle amie pour l'emmener à sa suite dans une des ruelles un peu plus sombre de la ville côtière. Cela aurait pu inquiéter toute jeune femme entraîner dans ce genre d'endroit. Néanmoins, Myalië resta persuadé qu'il n'en serait rien pour Garance alors il continua jusqu'à ce qu'ils atteignent un étrange compartiment assemblé de bois et de fer, le tout suspendu à un ingénieux méli-mélo de cordes.

    « Ceci sera notre raccourci. J'espère que tu n'as pas peur des hauteurs. »

    Une fois tout deux installés à l'intérieur, le jeune homme se saisit d'une cloche accrochée à la rambarde et l'agita énergiquement. L'écho se propagea contre la falaise puis un cri retentit au-dessus d'eux. La corde se tendit au bout de quelques secondes, le bois grinça sous l'effort puis il quitta le sol en tanguant. On était en train de les remonter. Au fur et à mesure de la montée, tout deux pouvait contempler la capitale, un peu à la manière qu'ils avaient voyagé dans le songe de Myalië... Mais pas tout à fait.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 23 Nov - 15:18

Myalië les guida vers un banc un peu à l'écart de la foule et s'assit à côté d'elle.

Il ne répondit pas à sa question. Enfin pas directement. Elle se demanda ce qu'il voulait dire en lui disant qu'elle le découvrirait peut-être si elle ouvrait son esprit.

La voix de l'elfe raisonna à nouveau dans son esprit, avec une énigme.

Garance voulut ouvrir la bouche pour demander quelques éclaircissements, mais il posa son doigt sur ses lèvres, lui intimant le silence.

Puis il se leva et saisit sa main en lui disant qu'il était temps d'y aller, et qu'elle pourrait réfléchir en route, avant de l'entraîner vers une des sorties de la place.

Il marchait vite, comme s'il était pressé, et se tournait régulièrement vers elle pour vérifier qu'elle n'avait pas trop de mal à le suivre.

Elle ne vit rien des merveilles de la ville. Le tourbillon de ses pensées la coupait du monde. Tout ce qu'elle voyait était la chevelure azur de l'homme qui la précédait, son sourire quand il se tournait vers elle, et toutes les questions qu'elle se posait le concernant.

Elle avait trouvé la solution de l'énigme quelques minutes après qu'ils n'aient commencé à marcher, mais elle ne voyait pas où ça la menait. Il lui avait offert cette énigme comme réponse à sa question, mais elle ne voyait pas en quoi le vent pouvait être une indication.

Il ralentit sa marche en lui adressant quelques mots d'encouragements, et lui désigna l'endroit où il comptait l'emmener. Cela parut terriblement éloigné à la jeune femme, mais elle avait confiance en son guide. Et encore, confiance était un faible mot pour désigner ce qu'elle ressentait pour lui.

Ils quittèrent les rues animées pour s'enfoncer dans un dédale de ruelles sombres, le genre de ruelle où elle n'aurait probablement pas pris le risque de s'aventurer seule, mais Myalië tenait toujours sa main et elle ne ressentait aucune peur.

Il s'arrêta devant un drôle d'assemblage, une drôle de boite, reliée à tout un tas de poulies et de cordes.

Quand il lui demanda si elle ne craignait pas les hauteurs en l'invitant à s'installer dans la boite à ses côtés, elle se tourna avec inquiétude vers lui.

Il agita une cloche, un cri lui répondit, venu d'en haut. La boite tangua en grinçant, et Garance s'accrocha au bras de Myalië, se blottissant contre lui avec un petit cri de frayeur.

Mais lorsque la boite atteint une hauteur suffisante pour être au-dessus des maisons, le spectacle lui fit oublier son inquiétude. Elle avait l'impression de revivre le rêve et d'être en train de s'envoler.

Tournant les yeux vers le visage de son nouvel ami, elle lui sourit en secouant doucement la tête :

-« Décidément, Myalië... J'ai l'impression qu'avec toi, je ne suis pas au bout de mes surprises. Même si je ne sais toujours pas qui tu es. »


Elle se demanda si le moment était venu de lui donner la réponse à son énigme, et se dit qu'elle ferait bien de profiter de ce moment de calme. Elle avait en tête que quand ils atteindraient la corniche, elle risquait d'être trop distraite pour s'en rappeler.

*Le vent*
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 25 Nov - 2:14

    Alors que l'embarcation de fortune grimpait le long de la falaise, Celsiar suspendit précautionneusement la petite cloche à son attache. Le tintement des poulies couplé au grincement des cordes n'était en rien rassurant. Pourtant, cela ne sembla inquiéter l'elfe, mais l'humaine qui l'accompagnait se serra contre lui tout en criant de stupeur. Un léger sourire se dessina sur le visage de l'elfe...

    Myalië porta son regard sur le panorama s'offrant à eux au fur et à mesure de la montée. Au de là des toitures en lauze, on pouvait y percevoir l'océan. Une étendue de vagues d'un bleu profond, survolée par quelques mouettes et autres oiseaux marins. N'étant pas du tout inquiet de l'état du monte-charge, il s'accouda à la rambarde de fortune pour profiter un peu plus de la vue avec son amie.

    La belle rousse paraissait aller mieux, un grand sourire traversa son visage en regardant le garçon. Elle lui exprima sa joie et sa curiosité, deux aspects que tout être affilié au vent semblaient facilement développer. Le Primordial s'esclaffa ouvertement en pensant aux milliers de surprises qu'il pouvait encore lui faire. L'air un peu taquin, il lui dit :


    « Et tu n'as encore rien vu, mon amie. »

    Une once de malice se peigna dans ses yeux à cette révélation. Le mystère sur son existence charmait trop souvent le commun des mortels. Il lui arrivait de jouer ainsi avec eux. Pourtant, cette fois, sans vouloir faire de jeu de mots, le courant passait. La curiosité dénuée de crainte exprimée par Garance le séduisait. Finirait-elle par savoir qui était-il vraiment ? C'est sur cette réflexion qu'elle lui transmit la réponse de l'énigme... Le Vent.

    °°° Cette pièce fait partie du puzzle qu'est mon identité. Les émotions que tu éprouves en sont issues. °°°

    Afin de montrer qu'il ne s'agissait pas simplement d'une métaphore, le primordial fit une nouvelle fois usage de sa nature pour revenir à son état élémentaire. Le teint pâle de l'homme bleuit puis devint translucide. Son corps perdit rapidement sa consistance, se changeant un instant en brume, puis disparu. Avant que cela n'affole son amie, Celsiar se matérialisa aussitôt de l'autre côté de Garance, la touchant au niveau du poignet pour attirer son attention. Bien que tout ne soit qu'un jeu pour lui, il ne voyait pas comment lui exprimer autrement sa bonne volonté à lui dire qui il était...

    « Peut-être sauras-tu me convaincre de te dire mon secret le plus intime, en me parlant de toi... » Lui murmura-t-il.

    Le monte-charge se stabilisa subitement en raclant la paroi rocheuse. Les deux amis venaient d'atteindre la corniche. L'homme à la chevelure céruléenne ouvrit la porte et prenant son amie par la main, il l'aida à rejoindre la terre ferme. Il sortit à son tour et remercia l'homme les ayant tractés en lui offrant une pièce de dédommagement. Devant se tenait leur destination. Une auberge magnifique, Dos à l'océan, taillée dans une roche jaune lustrée et veinée de noir et d'orange.

    « Nous voici arrivés à bon port. Tu verras, ce lieu est fantastique. Je venais ici avant même que l'auberge n'existe. »

    Avant même que la ville n'existe aurait été tout aussi juste, mais il n'allait certainement pas le dire maintenant. Pas encore... Faisant toujours son office de guide, le surnommé Myalië dirigea son amie vers l'intérieur du bâtiment. Avec la chaleur qu'apportait cette saison, il ne faisait pas bon de rester trop longtemps au soleil. Un peu d'ombre leur ferait le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mer 26 Nov - 18:47


Garance resta dubitative devant sa réaction à la réponse qu'elle avait donnée à son énigme. Elle ne comprenait pas comment « le vent » pouvait faire partie du mystère de son identité, ni ce qu'il avait voulu dire concernant ce qu'elle ressentait, et surtout sur ce qu'il sous-entendait en disant qu'elle n'avait encore rien vu.

Elle saisit un éclat malicieux dans les yeux de son compagnon et ce qui se passa après, elle ne le comprit pas. Elle eut l'impression qu'il devenait translucide et cligna des yeux pour dissiper ce qu'elle pensa être une illusion d'optique due au soleil ardent qui brillait au-dessus d'eaux.

Mais, ce n'était pas le cas. Elle resta bouche bée en voyant le corps de son nouvel ami perdre de sa substance, devenant translucide avant de se dissoudre dans l'air ambiant. Elle était seule sur la plateforme du monte-charge.

Elle sursauta quand quelqu'un, derrière elle, lui toucha son poignet et se retourna vivement pour se trouver face à un Myalië au sourire énigmatique.

Elle aurait voulu lui poser mille questions, mais aucune ne parvint à se former sur ses lèvres. Elle le regardait avec un air un peu stupide, choquée par ce qu'il venait de se passer et qu'elle n'avait pas compris.

Bien sûr, elle avait déjà vu quelqu'un disparaître sous ses yeux, mais ce que l'elfe avait fait était différent. Il n'avait pas vraiment disparu, c'était plutôt comme s'il l'espace d'un instant, il s'était fondu dans l'air autour d'eux. Comme s'il était devenu un courant d'air.

A présent, elle était sûre qu'il y avait bien plus en lui que ce qu'il donnait à voir. Elle ne savait pas ce qu'il était. Mais elle savait ce qu'il n'était pas. Il n'était pas un elfe, il n'était rien de ce qu'elle avait déjà eu l'occasion de rencontrer.

Ce qu'il lui murmura ensuite la plongea encore plus dans la perplexité. Il voulait qu'elle lui parle d'elle ? Elle ne voyait pas trop ce qu'elle pouvait dire sur elle. Et surtout, elle ne voyait pas vraiment quel intérêt quelqu'un comme lui pourrait y trouver.

Avant qu'elle n'ait plu lui répondre, le monte-charge arriva à destination. Myalië sortit en premier et lui tendit lui pris la main pour l'aider à le rejoindre sur la corniche. Il remercia l'homme qui les avait hissés par une contribution financière et la guida vers un immense bâtiment en face d'eux.

Quand il lui précisa qu'il venait à cet endroit avant même la construction de l'auberge, elle le regarda incrédule.

Le bâtiment semblait ancien... Bien plus anciens que l'âge apparent de l'homme aux cheveux de ciel.

Ils entrèrent et Garance apprécia la fraîcheur qui régnait entre ses murs.

Quand ils furent installés à une table tranquille, un peu en retrait, et qu'elle eut retrouvé sa capacité à aligner trois mots, elle décida de lui répondre, décidant qu'il ne servait à rien de l'interroger sur ce qui s'était produit pendant leur ascension. Elle savait qu'il ne lui répondrait pas. Pas tout de suite, tout au moins. Mais elle savait aussi que les réponses viendraient en leur temps.

-« Je veux bien te parler de moi. Mais, il n'y à pas grand-chose à dire. Je ne suis qu'une modeste commerçante de la ville de Myth. Et même si je suis un peu magicienne, il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit. Je ne suis pas quelqu'un d'important. Mais, si ça t'amuse... Je répondrai à toutes les questions que tu voudras me poser. »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 28 Nov - 1:05

    Dans la fraîcheur de cette auberge, les deux jeunes gens se dirigèrent à une table donnant sur l'océan. Fidèle à sa galanterie, Celsiar recula une chaise afin que Garance s'asseye. Un regard courtois. Un sourire partagé. Une fois assise, il se rendit à sa propre place. Le lieu était charmant, comme à son accoutumée. Un serveur vint rapidement à eux, avec deux verres d'eau offerts par la maison en attendant qu'ils prennent commande, et s'éloigna afin de leur laisser un peu d'intimité.

    La belle aux cheveux de feu s'exprima enfin sur la proposition du saurien. Elle déclara vouloir bien parler d'elle, même si à ses yeux, sa vie paraissait insignifiante. Pourtant, le dragon ne pensait pas se tromper. Il lui avait montré une partie de ses facultés, lui prouvant qu'il n'était pas du commun des mortels et à aucun moment, elle n'avait paniqué. Aucun sursaut, aucune crainte, seulement des sourires. En quelques mots, la demoiselle expliqua les grandes lignes de sa vie.


    « Si cela m'amuse, répéta-t-il, je ne donnerai certainement pas mon identité par jeu. D'où ma proposition. »

    Ses yeux de saphir se portèrent perceptiblement sur le pendentif de la jeune femme. L'être immortel y ressentait la marque de son frère cadet, Ellimar. Curieux de nature, il ne faisait aucun doute sur sa première question. Jusqu'ici, Celsiar avait évité d'y maintenir son regard, mais un détail troublant aiguisa encore plus sa curiosité, et cela ne semblait avoir aucun rapport avec le Primordial de l'Eau. Mêlée à l'aura de la demoiselle, une magie plus subtile paraissait l'envelopper... Le dragon n'avait aucune idée sur son origine, il n'avait jamais eu à faire à ce type de magie par le passé.

    « Voici donc ma première question. Je pense que tu t'en doutes maintenant, mais je ne suis pas véritablement un elfe, il laissa un instant s'écouler, qu'as-tu donc vécu pour ne pas être effrayée par moi ? »

    Cette question raviva des souffrances d'il y a fort longtemps, lors de la guerre de Pureté. Une époque encore vive dans sa mémoire et dans son cœur. Le jour où il s'était révélé au peuple elfique après des millénaires d'anonymat. Le jour où ses amis devinrent étrangers. Le jour où la peur s'était imprimée dans leurs yeux... Les sourires et les rires, transformés en visages défigurés par la terreur. La confiance vaporisée, ne laissant que la crainte. Celsiar y avait perdu sa nouvelle vie...

    Ce souvenir douloureux le fit crisper instinctivement ses mains. L'appréhension de revivre cela remontait en lui, le rendant nauséeux. Son visage illuminé jusqu'ici laissa transparaître une certaine appréhension. Son sourire effacé par une mimique d'inquiétude. La brise était devenue une rafale plus fougueuse. Même le ciel s'assombrit un instant par le passage d'un nuage assez imposant. Réalisant ce qu'il se passait, il chercha à détourner son attention en tendant la carte de l'auberge à Garance avec un sourire un peu forcé. Lui savait ce qu'il prendrait, un hydromel noir, comme à chaque fois...
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 28 Nov - 2:14


Garance baissa le nez vers la table, comme une gamine prise en faute, quand il répliqua que son identité ne serait pas le premier prix d'une tombola.

Elle regretta de s'être exprimée ainsi, ce n'est pas ce qu'elle avait voulu dire.

Elle attendit, silencieuse et incertaine. Elle avait l'impression de l'avoir blessé et s'en voulait, mais elle savait aussi que quand elle était mal à l'aise, elle avait tendance à dire des bêtises. Elle ne voulait pas prendre le risque d'envenimer la situation.

Elle sentit, plus qu'elle ne vit le regard de Myalië qui s'attardait un instant sur son amulette, mais elle n'en fut pas surprise outre mesure. Elle avait déjà compris qu'il possédait de grands pouvoirs, et elle ne doutait pas qu'il avait déjà décelé la magie qui s'y trouvait prisonnière.

Finalement, la question qu'il lui posa ne fut pas celle à laquelle elle s'était attendue. Mais ce n'était guère surprenant. Elle avait déjà compris que le fonctionnement de l'esprit de son compagnon était aussi insaisissable que le vent.

Elle hésita. Pas à lui répondre, elle lui avait promis qu'elle répondrait à toutes ses questions, et elle s'y tiendrait, mais plutôt sur la manière de répondre. Certaines des rencontres qu'elle avait faites étaient pour le moins incroyables.

Garance releva les yeux vers son compagnon et ce qu'elle vit fit se serrer son cœur. Son visage avait perdu son expression amicale et joyeuse, et son maintien s'était crispé. Elle pensait être responsable de son courroux.

Elle eut même l'impression que la météo s'accordait à l'humeur de son ami quand le ciel s'assombrit et qu'une brusque bourrasque frappa les fenêtres de l'auberge.

Mais l'impression ne dura pas, et Myalië retrouva son attitude galante, même si son sourire était un peu forcé, en lui tendant la carte de l'auberge

Garance la prit en murmurant un remerciement timide, et la parcouru rapidement, même si elle savait déjà ce dont elle avait envie.

Avec cette chaleur, elle choisit une boisson fraîche à base de menthe et de citron. Elle indiqua son choix à son compagnon, et attendit qu'il ait transmis leur commande au serveur.

Elle resta encore un instant silencieuse, avant de se dire que vu tout ce qu'il lui avait donné à voir jusqu'ici, il serait peut être une rencontre encore plus incroyable que toutes les autres, à part peut-être Dieu.

Finalement, avec un haussement d'épaule, elle se lança :

-« Disons que ces derniers mois, j'ai fait des rencontres plutôt surprenantes. J'ai rencontré des êtres que je ne pensais pas exister réellement. »

Elle hésita encore un peu avant de se lancer. Elle craignait qu'il ne la prenne pour une folle, ou pire pour une mythomane.

Mais un dernier regard sur le visage redevenu amical de l'elfe acheva de la convaincre.

-« J'ai rencontré un démon... »
Sa voix trembla légèrement à l'évocation de Selephim, elle s'efforça de se reprendre rapidement avant de continuer « ... Un esprit vivant dans une amulette ; Dieu ; l'Archange du savoir, dans la plaine tranquille, au paradis ; un mort-vivant ; et un loup qui est venu m'apporter une invitation pour étudier la magie à l'académie d'Ol... »

Elle s'interrompit brutalement, se rendant compte combien son énumération pouvait paraître folle.

Elle baissa à nouveau les yeux, se mordant les joues en secouant la tête.

Il allait se dire qu'elle était complètement folle. Elle regretta d'avoir promis de répondre à ses questions.

-« Je sais que ça parait impossible, et que tu vas probablement croire que je suis folle... Mais je te jure, Myalië... Je te jure que je ne te mens pas. »
murmura-t-elle.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 30 Nov - 17:14

    Après avoir prit connaissance de la commande de Garance, le dragon en informa le serveur qui se tenait donc à leurs côtés en y rajoutant sa propre demande. L'homme leur sourit courtoisement et s'éloigna afin de s'occuper de leur commande. Il redirigea son attention vers sa nouvelle amie. Elle semblait en pleine réflexion. Était-ce l'hésitation ou bien le fait de se remémorer ces moments de sa vie ? Aussi omniscient pouvait-il paraître, le Primordial n'en n'avait pas la réponse.

    Ne voulant pas la presser, Celsiar partagea son silence. Cela dura un petit moment. Le temps que l'humaine dépasse son hésitation. Le temps que lui reprenne toute sa sérénité. Que le soleil resplendisse à nouveau librement dans les cieux et rayonner jusqu'à l'intérieur de l'auberge. Que le calme reprenne son droit et transporte la brise océanique jusqu'à leurs visages. Les doigts croisés, un sourire avenant sur les lèvres, le dragon attendit sagement qu'elle se lance.

    Après un léger haussement d'épaule, la jeune femme dit avoir rencontré ce qu'elle appela des êtres qu'elle ne pensait pas existant dans ce monde. La lueur dans les saphirs du dragon brilla d'intérêt après cette courte réplique. Telle une statue, Celsiar demeura immuable dans l'attente de plus de précision, seul sa chevelure voletait au grès du vent. Son regard plongé dans celui de Garance, il pouvait presque y lire ses sentiments.

    Un ange passa, puis celle-ci reprit la parole afin d'être plus explicite au sujet de ses rencontres. D'abord hésitante, son amie aux cheveux rouges dit fébrilement « Démon ». *Ce sujet doit être délicat,* pensa-t-il. Puis, elle entra dans une tumultueuse énumération qui surprit même le vénérable être se tenant devant elle. Celui-ci complètement abasourdi par cette multitude de rencontres en perdit son sourire absolument fasciné. Même lui, malgré sa longue vie, n'avait pu approcher Dieu.

    Suite à cette avalanche presque folle d'événements, Garance se tut à nouveau. Aux yeux du saurien, elle parut craindre sa réaction. Il réfléchit un instant à quelle serait la meilleure façon de s'exprimer, mais l'esprit séculaire qu'il possédait mis trop de temps pour l'humaine. Un chuchotement parvint aux oreilles de Celsiar, ou peut-être était-ce une supplication ? Ce qu'elle tint comme propos fit rire brièvement le dit Myalië. Puis avant d'y laisser percevoir un malentendu, il lui répondit plus posément.


    «  Bien que cela puisse paraître absurde, surtout en quelques mois vu ce que tu me dis, je te fais entièrement confiance. »

    Un bruit détourna l'attention du dragon. Il s'agissait du serveur apportant leurs consommations. S'excusant d'interrompre leur conversation, il s'empressa de déposer les breuvages devant chaque client. Remercié et payé, celui-ci fut expédié rapidement afin de revenir à cette discussion de plus en plus intéressante. Ne détachant plus son regard de son amie, le Primordial bu une longue gorgée de son breuvage pour se donner un peu de contenance.

    « Je vais enfin pouvoir répondre un peu plus à la question qui te hante depuis que nous nous sommes rencontrés. »

    Il marqua une pause, faisant ainsi durer le suspense comme si le lui révéler aller tout changer. Il était toutefois en confiance avec cette mortelle, elle avait tellement traversé de chose jusqu'ici qu'elle ne semblait pas le craindre.

    « Cela va pouvoir encore un peu plus prolonger cette liste vertigineuse de singularité, il se racla la gorge, je suis ce que l'humanité appellerait un Dragon. »

    Tout comme le vent, être un dragon n'expliquait pas complètement ce qu'il était. Celsiar en avait totalement conscience. Pourtant, c'est cette partie de lui qu'il refoulait. Cette partie de lui qui avait effrayé les elfes. Le cœur vrombissant, il attendit la réaction de son vis-à-vis. La même inquiétude que la jeune femme un peu plus tôt pouvait se lire en lui...


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 30 Nov - 20:13

Au fur et à mesure qu'elle énumérait ses différentes rencontres, elle avait vu la stupeur et l'incrédulité se peindre sur le visage de son ami. Elle avait surtout vu son sourire disparaître et s'inquiéta qu'il ne la rejette, pensant qu'il avait à faire à une mythomane.

Quand il rit de sa supplication, elle se sentit rougir... Mais avant qu'elle ne se sente vraiment trop mal à l'aise, il la rassura en lui disant que malgré l'invraisemblance de sa déclaration, il avait confiance en elle.

Il s'interrompit un instant, le temps de régler les boissons que le serveur venait de déposer devant eux, puis de prendre une longue gorgée de celle qu'il avait commandée. Garance l'imita.

Visiblement, son énumération un peu précipitée lui avait convenu comme réponse à sa question, puisqu'il lui indiqua qu'il allait lui donner quelques indices supplémentaires le concernant. Il marqua une nouvelle pause, et elle eut la vague impression que c'était à son tour de craindre sa réaction.

Quand il lui précisa qu'elle allait ajouter une rencontre singulière à sa liste, elle haussa un sourcil dubitatif. Elle ne voyait pas trop ce qu'il pouvait être de plus singulier que Dieu.

Il semblait mal à l'aise à présent, et se racla la gorge avant de lui dire qu'il était ce que les hommes appelaient un dragon.

Garance rit, persuadée qu'il la faisait marcher, qu'il la taquinait par rapport à sa liste de rencontres incongrue.

Mais, lui, ne riait pas. Il la regardait d'un air tendu, semblant attendre sa réaction avec appréhension.

Elle cessa de rire, et le regarda incrédule. Était-il sérieux ? Pouvait-il vraiment être un dragon ? Sous l'incongruité de cette éventualité, l'esprit de Garance connu une légère déficiance.

-« Un dragon ? » demanda-t-elle stupidement.

Puis plus stupidement encore, elle ajouta :

-« C'est curieux... Je n'imaginais pas qu'un dragon puisse être aussi séduisant. Je croyais que les dragons étaient d'immenses reptiles toute en griffes, en crocs et en écaille. » après un instant, elle dit rêveusement "j'ai toujours rêvé de voir un dragon..."
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 2 Déc - 20:50

    Le rire de Garance éclata en réponse à sa déclaration. Silencieux, Celsiar ne savait pas comment interpréter la réaction de la jeune femme. Est-ce qu'elle croyait qu'il la faisait marcher ? Non, impossible. Après avoir rencontré un démon, un ange et Dieu, cela ne pouvait pas être ceci. Est-ce parce qu'elle s'attendait à un être écailleux et colossale ? Peut-être. Malgré qu'ils soient un mythe pour les humains, l'apparence qu'ils leur donnaient été exact, à ceci près que les dragons pouvaient aussi prendre une forme humanoïde.

    Sa jeune amie reprit un peu son calme. Son regard encore surpris par ce que venait de lui révéler le Primordial. Sa question finit de mettre à l'aise Celsiar en lui faisant esquisser un grand sourire. Devant l'incrédulité de la jeune femme, il se suffit d'un hochement de tête pour lui certifier qu'elle avait bien entendu. Continuant sur sa lancée, elle le complimenta sur son apparence tout en y rajoutant ce à quoi elle se serait attendue lors d'une rencontre avec un tel être.

    En soit, elle n'avait pas tout à fait tort, elle manquait juste d'informations sur leurs capacités et les raisons qui les poussaient à agir ainsi. N'étant qu'une légende, elle ne devait pas non plus savoir qu'il existait une hiérarchie parmi eux, du moins différentes générations. Celsiar envisagea donc de lui en faire part puis se ravisa légèrement. Garance se disait mage du vent. Le dragon avait bien vu ce dont elle était capable. Il s'agissait bien du maniement du vent et qui mieux que lui aurait été placé pour s'en assurer.

    Les yeux pleins d'étoiles, la jeune femme rajouta une dernière tirade, une phrase venant du fond de son cœur. Elle rêvait de voir un dragon. Les chaînes étreignant le cœur du dragon cédèrent devant une telle déclaration. Comble de l'ironie, Celsiar se sentait enfin respirer. Un souffle qu'il avait retenu pendant plusieurs millénaires. La brise venant à eux semblait porter l'odeur des fleurs. De l'inquiétude, ses beaux yeux bleus passèrent à l'admiration pour la belle jeune femme. Le dragon commençait à s'attacher à ce petit brin de femme.


    « A toi de faire en sorte que cela ne reste pas un rêve, lui dit-il de manière avenante, Pas plus que je ne révèle mon nom véritable, je ne montre pas ma forme au premier venu. »

    * ... Et il s'avère heureusement que tu n'es pas la première venue. *

    Son ton était doux et chaleureux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il se sentait capable de tout lui révéler tellement il se sentait en confiance. Pourtant, ce n'était pas de l'amour, cela, il l'avait rencontré, mais n'avait su l'exprimer de peur de se faire refuser. Il n'avait laissé comme indice à Melluzine que le pendant qu'il portait habituellement à l'oreille gauche. Une nouvelle fois, les doigts fins de sa main droite vinrent jouer avec le bijou restant.

    Il inspira profondément afin de chasser cette pensée et revint à cette magnifique journée qu'il partageait depuis un moment avec Garance. Une jeune magicienne profitant de sa magie. Un être heureux des petits bonheurs apportés par la vie. Une femme charmante ayant fait des rencontres étonnantes. Une personne ayant apparemment aussi beaucoup souffert. Son cerveau séculaire n'ayant pas la même adaptabilité que les mortels mit un mot à réfléchir sur ce qui serait le plus profitable à discuter. Cela se résuma donc par un nouveau silence religieux.

    Celsiar se tenait devant un dilemme. Il avait cru comprendre que l'histoire de ce Démon semblait être un cas beaucoup plus préoccupant que Dieu lui-même pour l'humaine. Néanmoins partagé entre la curiosité et le respect de la demoiselle, il ne savait que choisir. Plus il se posait la question, plus l'obsession de connaître la raison de ce sentiment lui devenait pénible. Il but à nouveau un peu de sa fiole pourpre et se laissa envahir par son goût particulier. L'instinct venait de prendre le pas sur la raison, il voulait savoir.


    « Cette histoire semble t'être sensible donc si tu ne veux pas y répondre, je le comprendrai. Parle-moi de ce Démon. »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 2 Déc - 23:18

Garance était stupéfaite, mais ce qui la stupéfiait le plus n'était pas qu'il dise être un dragon, ce qui la stupéfiait le plus, c'est qu'elle ne douta pas un seul instant que ce fut la vérité, aussi improbable et impossible que cela paraisse.

Le visage de son compagnon s'était adouci, bien qu'elle ne comprenne pas pourquoi. Elle trouvait sa réaction plutôt irrévérencieuse. Pourtant, à présent, le regard que lui portait Myalië lui rappelait celui qu'avait eu son père, quand elle avait eu son diplôme d'herboriste. Un regard où se mêlait de la tendresse et une certaine admiration.

Elle se sentit extrêmement flattée, et le fut encore plus quand il lui fit comprendre que peut être, il pourrait décider de lui révéler sa véritable apparence. Elle rosit de plaisir quand il sous-entendit qu'elle n'était pas la « première venue » à ses yeux, et il lui sembla que la brise s'était soudain chargée du parfum des fleurs.

Le visage de l'elfe se fit un instant rêveur, et elle le vit toucher à nouveau le pendant à l'oreille. Elle avait déjà remarqué ce geste et se demandait ce que ce bijou signifiait pour lui. Mais elle savait aussi que cette question-là n'appellerait pas de réponse, que c'était quelque chose de très intime. Et elle ne voulait pas se montrer plus indiscrète.

Un silence s'installa entre eux. Mais, un silence qui ne comportait aucune gêne, aucune impatience. Le silence apaisant qui peut s'installer entre deux amis, simplement heureux d'être ensemble, sans même avoir besoin de se parler. Bien sûr, c'était un peu ridicule, puisqu'ils ne se connaissaient que depuis quelques heures à peine, et pourtant, elle se sentait bien avec lui.

Elle savait qu'il réfléchissait à sa question suivante, elle attendait patiemment qu'il décide de ce qu'il avait envie de connaître d'elle.

Quand il commença en lui disant qu'il comprendrait son refus de répondre à une question aussi sensible, elle se douta de ce qu'il allait demander, pourtant quand la question arriva, elle ressentit un léger coup au cœur. Elle hésita.

Pas qu'elle ne veuille pas lui répondre, s'il y avait bien un être au monde avec qui elle ne craignait pas de discuter de Selephim, c'était bien ce dragon. Mais, elle n'était pas sûre d'être capable d'en parler sans que l'émotion ne la submerge, et elle ne voulait pas se comporter comme une bécasse qui fait honte devant cet être si fier.

Elle se mordit les joues en baissant les yeux, et chercha un peu de courage dans son verre, regrettant tout à coup de ne pas avoir commandé quelque chose de plus fort.

Avec un profond soupir, elle releva les yeux vers le regard bleu de son ami. Avant même de commencer à parler, elle sentit ses yeux commencer à la picoter. Mais, elle avait dit qu'elle répondrait à toutes ses questions, et elle y répondrait !

Elle baissa à nouveau les yeux sur ses mains, posées sur ses genoux. Pour s'obliger à se concentrer, elle fit éclore trois flocons dans sa paume, fixant son regard sur leur danse.

-« Il s'appelle Selephim. C'est le démon du froid. Nous nous sommes rencontrés au début du printemps, dans le cimetière de Myth. »


Le cœur de la jeune femme se serra à l'évocation de ses souvenirs. C'était la première fois qu'elle trouvait le courage de raconter cette histoire à quelqu'un. C'était la première fois qu'elle avait la sensation qu'elle ne serait pas jugée pour ses sentiments envers un démon. Elle avait l'impression que Myalië pourrait comprendre ce qu'elle ressentait, même si sa narration n'était pas très claire. Et elle savait qu'elle ne le serait pas.

Elle déglutit, difficilement, renifla un peu avant de reprendre :

-« Mon amulette a retenu son attention. C'est lui qui m'a expliqué ce qu'elle est, et ce qu'elle contient. C'est lui qui m'a dit que j'avais aussi de la magie en moi. Au fil du temps, ce soir là, je... »


Elle serra les paupières. Ce qu'elle allait dire à présent, était probablement la chose la plus difficile à avouer à haute voix.

-« Je suis tombée amoureuse. Bien sûr, c'était une bêtise... Aimer un démon ne peut pas mener à de bonnes choses... Et pourtant... Pourtant, je sais que lui aussi m'a aimée... »


Sa voix mourut sur le dernier mot. Oui. Elle savait que Selephim l'avait aimée, même si elle n'avait pas compris ses réactions, même si elle savait que lui-même n'avait pas compris ce qu'il ressentait. Elle s'en voulait d'autant plus d'avoir tout gâché par son impatience lors de leur deuxième rencontre.

Avec un haussement d'épaule, et un petit sourire triste, elle ajouta, en guise de conclusion :

-« Mais j'ai tout gâché. Il ne veut plus de moi. »


Elle avait espéré pouvoir garder le contrôle sur ses émotions, mais elle ne put empêcher quelques lourdes larmes de rouler sur ses joues, et baissa brusquement la tête pour dissimuler son visage derrière le rideau de ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mer 3 Déc - 23:03

    Sa façon de s'exprimer avait étonné Celsiar lui-même. Comme s'il était encore indécis entre la vie privée de la jeune femme et sa curiosité sans égale, il avait changé du tout au tout en à peine deux phrases. Précautionneux, il avait voulu mettre les formes pour aider l'humaine à se confier puis sa soif de connaissance avait prit subitement le dessus en le lui ordonnant. Bien qu'il soit d'un naturel changeant, il était tout de même rare que ce soit aussi radical. Immédiatement, le dragon scruta la réaction. De peur de l'avoir troublée, voir affolée, il n'osa plus rien dire.

    La jeune femme semblait hésitante. Le dragon ne put dire si cela venait de son approche ou de quelque chose de plus profond. Il se rappela l'avoir vu déjà incertaine lors de son énumération. Intérieurement, Celsiar pria que la raison soit d'origine sentimentale, malgré que cela ne faciliterait pas plus la tâche à Garance. Elle baissa les yeux une énième fois, bu un peu de son verre et soupira longuement. La demoiselle semblait prête à lui révéler ce pan de sa vie qui paraissait si douloureux.

    Le primordial sentit l'émanation magique que créa son amie, mais ne s'inquiéta à aucun moment. Il ne pouvait pas voir ce qu'elle faisait, mais au fond de lui, il demeurait persuadé qu'il ne s'agissait en aucun cas d'un geste agressif à son égard. Les yeux noisette dirigés vers ses jambes, elle ne semblait pas capable de croiser le regard du dragon. Patience de mise, celui-ci ne broncha pas d'un iota. Il attendait et attendrait autant que cela soit nécessaire pour qu'elle s'ouvre à lui.

    Au bout d'un moment, la jeune femme s'exprima dans une douleur perceptible. Le responsable de sa souffrance s'appelait Selephim. Le saurien tiqua. Ce nom lui semblait familier, ou pour être plus correct, il lui était connu. Rapidement, Garance avait enchaîné en exprimant qu'il était le démon du froid et Celsiar comprit alors pourquoi ce sentiment l'avait traversé. Il lui semblait bien qu'un des démons servant Lucifer se nommait bien Selephim. Il ne savait rien du personnage et bien que curieux, il se sentait mieux sans en connaître plus des obscures manigances venant des limbes.

    Elle continua son récit sur le lieutenant des enfers, lui expliquant qu'il avait été son tuteur dans l'usage de la magie. Que ce soit au travers de son bijou ou bien de sa nature propre à faire l'usage du vent. Il s'agissait donc bien d'une révélation plus que tardive comme elle l'avait explicitement dit un peu plus tôt. Pourtant, cela n'expliquait toujours pas ce malaise apparent chez elle... Qu'avait-elle donc pu vivre avec ce Démon ? S'était-il servi d'elle ? L'avait-il torturée ?

    Celsiar n'eut pas le temps de réfléchir à plus d'éventualité, car après un léger bégaiement, elle lui dit avoir été amoureuse de Selephim et que cela fut une bêtise. Bien qu'il soit ouvert à toute éventualité, le dragon resta bouche bée devant une telle révélation. Il crut un instant que sa mâchoire allait se fracasser sur la table à cause d'une telle surprise. Il porta une main à son menton afin d'emmagasiner ce qu'elle venait de lui raconter.

    Il ne possédait pas spécifiquement d'a priori sur le fait qu'elle se soit amourachée d'un Démon. Et en absence de connaissances sur le fonctionnement des êtres célestes et autres infernaux, il demeurait incapable de jauger s'il s'agissait belle et bien d'une erreur de la part de l'humaine. Il prit donc en exemple son expérience multi-millénaire qu'il avait entretenue auprès de diverses races. Elles n'avaient que dans de très rares occasions appréciées les mélanges raciaux. Prônant la liberté, Celsiar pensait tout autrement.


    « Une bêtise ? Une fois de plus il allait la réprimander. Tu n'as fait aucune erreur, tu as simplement écouté ton cœur. »

    Son ton s'était voulu le plus compréhensif possible. Le dragon cherchait sans aucun doute à la rassurer sur ses choix. Il voulait qu'elle se sente libre de ce fardeau. Que cet amour qu'elle disait partagé ne soit qu'un simple souvenir lui apportant le sourire. Mais avant même qu'il puisse continuer à la réconforter de par ses mots, une brisure se sentit dans la voix de Garance. Elle se sentait responsable de la fin de sa relation avec le Démon. Et celui-ci lui en voulait de ce qu'elle disait.

    Un silence douloureux prit place entre les deux amis. Celsiar avait senti l'humaine se briser sur la sentence de son récit. Des chaudes larmes coulaient le long de ses joues. Elle tenta maladroitement de les camoufler derrière ses longues mèches rouges. Sa tristesse avait saisi profondément le cœur du dragon. La curiosité dans ses yeux avait disparu. À sa place, la compassion s'y était gravée. Il aurait voulu à ce moment la serrer dans ses bras afin de la réconforter, car il savait que les mots ne sauraient rien y changer. Mais cela n'était ni le lieu, ni le moment. Tout ce qu'il pouvait faire était lui ouvrir son cœur également...

    Lentement, le Primordial inspira. Ses paupières se refermèrent laissant son esprit donnait vie à ses propres émotions. Y trouvant la chaleur qu'il voulait transmettre à son amie, il ouvrit un lien entre elle et lui comme il l'aurait fait afin de communiquer par la pensée. Sauf que cette fois-ci, il ne s'agissait pas de charade ou de phrases alambiquées, uniquement de sentiments purs et sincères dans le but d'apaiser sa peine.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 4 Déc - 0:01

Les yeux baissés sur mains, Garance remarqua que les flocons avaient disparus, fondus, mêlés aux larmes qui mouchetaient sa jupe.

Entendre Mya lui dire qu'écouter son cœur n'avait pas été une erreur l'avait tout à la fois réconforté et plongée dans un abîme de tristesse. Réconforté parce qu'elle avait craint que son nouvel ami ne la trouve bien naïve, et plongée dans un abîme de tristesse, parce que c'était justement ce qu'elle avait voulu faire comprendre à Selephim sans y parvenir.

Garance regardait obstinément ses mains, crispées sur le tissu de sa jupe, au point que ses phalanges avaient blanchies. Elle refusait de croiser le regard de son ami. Elle savait qu'elle y aurait lu de la compassion, ou un peu de pitié, et ça, elle n'en voulait pas. Elle ne voulait pas inspirer la pitié, surtout pas pour ça, surtout pas à un être tel que lui, qui ne devait pas comprendre les émotions violentes que peuvent ressentir les humains.

Enfin, c'est ce qu'elle pensait. Un dragon, un être mystique, quasi immortel pour ce qu'elle en savait, son cœur devait être bien plus solide que le sien.

Dans le silence qui s'était installé entre eux, elle s'efforçait de retenir ses reniflements et ses sanglots, qui n'auraient pas manqué d'attirer l'attention des autres consommateurs, dans le silence feutré de l'endroit.

Soudain, elle ressentit l'étrange sensation qu'un porte s'ouvrait dans son esprit, comme quand quelqu'un créait un lien pour lui parler par télépathie. Mais, là, elle n'entendit pas de paroles. Ce qu'elle ressentit fut un doux mélange d'émotions et de sentiments. Visiblement, elle s'était trompée sur son compte. Lui aussi avait un cœur tendre et attentif aux autres.

Pendant un instant, elle se sentit apaisée, bercée par la chaleur de l'amitié sincère qu'il lui exprimait ainsi. Et puis, elle se rappela qu'elle aussi elle avait tenté de le faire avec Selephim, de lui faire comprendre ce qu'on pouvait éprouver quand on ouvrait son cœur au monde.

Le souvenir de ce qu'elle avait ressentit en lui à ce moment-là la submergea, malgré la douceur dans laquelle Myalië tentait de la bercer. Elle sentit le chagrin revenir à l'assaut, au point de lui couper le souffle, elle savait que si elle continuait à tenter de contrôler ces émotions si violentes, elle allait se sentir mal. Il fallait qu'elle sorte. Il fallait qu'elle s'éloigne de tous ses gens attablés. Elle ne voulait pas se donner en spectacle.

Réunissant ses dernières forces, les yeux toujours baissés, elle profita du lien qu'il avait ouvert entre leurs esprits, elle lui dit :

-« Merci, pour ce que tu essaies de faire... Je suis désolée... Je ne me sens pas... J'ai besoin de prendre l'air. »

Sur ce, évitant toujours son regard, elle se leva doucement, et se dirigea vers la porte d'un pas qu'elle espérait égal, alors qu'elle aurait voulu courir.

Arrivée sur l'esplanade que la chaleur avait vidé des derniers badauds, elle pressa le pas, contourna le bâtiment, et se mit à courir jusqu'à atteindre le garde-fou en pierre au-dessus de l'océan.

Elle s'y laissa glisser, le dos contre la pierre brûlante et laissa libre cours à sa douleur. Douleur à laquelle s'ajouta le chagrin d'avoir quitté aussi abruptement son nouvel ami, cette pensée fit redoubler ses larmes.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 7 Déc - 14:22

    Malgré toute sa délicatesse envers Garance, le Dragon Primordial du vent ne pu empêcher l'inévitable. Sa charmante amie parut, dans un premier temps, soulagée lorsqu'il exprima son avis puis sombra dans la tristesse sans qu'il n'en comprenne la raison. Après un moment de silence, Celsiar avait voulu aller au de là des mots qui ne semblaient plus atteindre la jeune femme en lui offrant une partie de son cœur. Au travers du lien établi avec elle, il lui transmit toute la chaleur dans l'espoir de l'apaiser. Ce réconfort ne dura pas non plus. Le chagrin était trop important pour qu'il ne l'efface ou ne l'écarte des pensées de la petite herboriste.

    Loin d'être un expert dans le partage de ses émotions, le dragon eut la douloureuse expérience d'assimiler une mince partie de ce que ressentait la jeune mortelle. Il sentit sa poitrine le serrer, sa gorge s'assécher et son souffle s'amenuiser. Ce mal-être inconnu pour Celsiar faillit lui faire couper le contact avec Garance. Bien qu'il soit doué d'émotions comme tout être sur Dilysia, il n'avait pas encore connu cette peine. Son instinct l'avait mené à mettre dans cet état son amie. Cette fois-ci, il ne l'écouterait pas, de peur d'affecter encore cette dernière. Il attendit donc que la belle demoiselle se ressaisisse.

    Dans un dernier effort, Garance lui dit mentalement qu'elle le remerciait pour son intention, mais qu'elle avait besoin d'air. Le dragon comprenant ce besoin d'isolement, ne la retint nullement. Il lui avait déjà fait suffisamment mal. L'humaine sortit de l'auberge sans le regarder une seule fois. Celsiar demeura muet alors qu'un déluge de questions lui traversa l'esprit. Afin de ne pas se laisser lui-même submerger, il bu à nouveau une partie de sa fiole d'hydromel, et se concentra sur son nectar sucré.

    Étant l'Air lui-même, il avait beau être resté assis à cette table, Celsiar pouvait entendre le bruit des pas de la jeune femme. Ressentir le son des battements de son cœur. L'affolement dans son besoin de s'isoler alors qu'elle se mit à courir. Puis la puissance de ses sentiments quand elle finit par craquer et pleura à chaudes larmes. N'y tenant plus, le Primordial disparut de l'auberge en un souffle, la porte claquant sur son passage.

    En un instant, il retrouva Garance contre le garde-fou. Tout son être lui dit d'accourir jusqu'à elle et de l'enlacer, cependant, il n'en fit rien. Silencieusement, il se posa sur le haut parapet de pierre et attendit que sa souffrance s'étiole progressivement. Autour d'eux, le soleil avait chassé les plus vaillants. Cette chaleur étouffante ne conviait pas réellement à la situation. D'un geste brusque de la main, l'être multi-millénaire sembla chasser un insecte et le vent se leva. Une brise venue de l'océan, comme il avait été le cas à l'auberge.

    Quand le moment lui sembla propice, le dragon sauta pour atterrir devant elle. Il s'accroupit devant le miroir brisé que paraissait être devenue la jeune femme et porta sa main sur son visage trempé de larmes afin qu'elle le remarque. Intuitivement, il l'aida à se redresser et lui permit de poser sa tête au creux de son épaule. Il enlaça affectueusement cet être fragile et embrassa sa chevelure de feu avec la même intention. Celsiar espéra que cette nouvelle approche beaucoup moins envahissante conviendrait à son amie.

    Durant cet instant d'intimité où la jeune femme se remettait progressivement de ses émotions. Le dragon réfléchit ce qu'il pourrait faire pour redonner le sourire à Garance. Il ne lui fut pas longtemps pour qu'une de ses phrases retentisse profondément en lui. L'idée commençait à germer en lui en même temps qu'un sourire satisfait se dessinait sur son visage. Tendrement, il s'approcha de l'oreille de la jeune femme et s'apprêta à lui murmurer une nouvelle question.


    « Si tu te sens encore prête à être submergée d'émotions, j'ai un moyen pour te faire à nouveau sourire, il s'écarta d'elle afin d'y chercher ses yeux encore rougis par les pleurs, quelque chose d'encore plus rare que de connaître mon nom ou ma race. Es-tu prête ? »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 7 Déc - 16:15

Garance s'était pelotonnée contre le mur, les genoux sur la poitrine, serrés dans ses bras, la tête posée sur le tout. Elle cherchait dans cette position un peu de réconfort, et un peu de chaleur. Bien qu'il fasse très chaud en cette journée d'été, elle avait l'impression d'avoir froid à l'intérieur, et elle frissonnait.

Elle s'efforçait de reprendre le contrôle de ses émotions. Elle essayait de contrôler sa respiration, de la rendre plus profonde et plus lente pour se calmer. Elle voulait pouvoir retrouver suffisamment d'emprise sur elle-même pour rejoindre Myalië à l'auberge. Elle espérait qu'il ne serait pas parti immédiatement après sa sortie intempestive, et qu'au moins elle pourrait s'excuser.

Peu à peu, ses sanglots s'espacèrent, son souffle se fit moins hachée, et la sensation d'étouffement se relâcha un peu. Elle sentit une légère brise caresser ses cheveux, et une douce main se posa sur son visage pour l'inciter à le relever.

Elle savait qu'en relevant les yeux, elle verrait le visage de son ami. Un immense soulagement l'envahit. Elle avait craint que sa crise de larmes ne l'ait fait fuir. Mais, elle fut un peu surprise qu'il l'ait suivie. Elle ne s'était pas aperçue de sa présence avant, pourtant, elle avait l'intuition qu'il était là depuis déjà quelques instants. Elle eut un peu honte qu'il ait surpris son chagrin, sa faiblesse, et qu'il la voit ainsi, les yeux gonflés et rougis, les joues maculées de larmes.

Les mains de l'elfe saisirent délicatement ses épaules et l'aidèrent à se relever avant de la serrer contre lui, la laissant poser sa tête au creux de son épaule. Quand il l'enlaça et déposa un baiser délicat sur ses cheveux, elle faillit avoir une nouvelle crise de larmes devant tant de tendresse. D'aussi loin qu'elle se rappelle, depuis la fin de son enfance, personne ne l'avait ainsi serrée dans ses bras pour la réconforter. Elle, elle l'avait fait souvent, mais elle réalisa à cet instant que personne ne l'avait jamais fait pour elle.

Elle passa ses bras autour du torse de son ami, agrippant le tissu dans le dos de sa tunique, comme une noyée s'accroche à la bouée qui lui sauvera la vie, comme si s'accrocher ainsi à lui pourrait empêcher le chagrin de la submerger à nouveau.

Myalië la serrait doucement contre lui, et elle savait qu'il n'y avait aucune arrière pensée dans la tendresse du jeune homme, il ne cherchait pas à profiter de sa détresse, il n'attendait aucune « faveur » en échange de sa douceur. Tout ce qu'il cherchait était à alléger le chagrin de la jeune femme, à la réconforter.

Peu à peu, l'étreinte sécurisante de son ami l'apaisa. Elle ferma les yeux, et soupira profondément. L'angoisse et le chagrin refluant devant la tendresse et la douceur dont l'elfe l'enveloppaient.

Elle sentit son ami pencher la tête vers son oreille. Son souffle chaud la fit frissonner quand il y murmura quelques mots. Il lui proposait de nouvelles émotions fortes capables de lui rendre le sourire. Quand il lui fit comprendre que c'était quelque chose qu'il offrait encore plus rarement que son nom, elle sentit la curiosité prendre le dessus.

Elle quitta, presque à regret, le refuge de son épaule, et leva la tête pour lui lancer un regard emplit de curiosité.

Son visage exprimait toute la tendresse qu'il ressentait pour elle. Elle savait déjà que cet être mystérieux, qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures à peine, resterait sa plus belle histoire d'amitié, même s'ils ne devaient jamais se revoir. Elle avait la sensation qu'il serait toujours près d'elle d'une certaine manière.

Elle savait que ce qu'il lui proposait serait certainement très perturbant, si c'était du même acabit que la vision du champ de fleur qu'il lui avait fait partager. Mais elle savait aussi que ça serait probablement une expérience parfaitement magique, quelque chose dont elle se souviendrait toute sa vie, et au-delà. Un souvenir inoubliable et précieux auquel elle pourrait se raccrocher quand sa vie deviendrait trop sombre.

Et puis, elle avait confiance en lui, une confiance aveugle. Lui eut-il ordonné de se jeter du haut de ce parapet qu'elle l'aurait probablement fait, certaine qu'il trouverait un moyen pour la rattraper.

Elle sentit un sourire naître sur ses lèvres, dégagea une des ses mains pour essuyer les dernières traces humides sur ses joues et répondit :

-« Avec toi, je serai prête à tout. »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 9 Déc - 14:06

    Ce que lui répondit la charmante demoiselle toucha le vieux cœur du dragon séculaire. Son regard aux reflets changeants inlassablement vira de la tendresse à l'admiration. Décidément, ce petit bout de femme connaissait l'art et la manière de laisser parler ses sentiments là où même les plus anciennes créatures de Dilysia cachaient chacune de leurs émotions. Une peur ancrée au fond d'eux-mêmes. Un instinct qui leur chuchotait d'occulter cette partie d'eux. Pour les entités supérieures, les émotions pouvaient parfois sembler dénuées de sens ou encore la preuve d'une grande faiblesse. Et pourtant, malgré des difficultés assurément insoupçonnées, Garance était capable de transmettre toute sa complicité d'une simple phrase.

    Alors que, dans son esprit dédaléen, les mots continuaient de résonner en harmonie avec son cœur, il dut clore ses yeux durant instant afin d'y cacher sa profonde émotion. Même lui, ne pouvait échapper éternellement à son instinct. Celsiar soupira pour relâcher la tension écrasant son cœur et reprit le contrôle de ses sentiments en affichant un visage joyeux à son amie. Un visage qu'il ne montrait que rarement. Rien avoir avec le masque qu'il tissait habituellement par simple courtoisie. Il aurait indéniablement voulu rester là à écouter parler son amie, mais il venait de lui promettre une autre expérience vivifiante. Un rêve que tout mortel aimant le mythe des dragons avait partagé durant son enfance.

    Faisant preuve d'une attention sans borne, il prit l'humaine par la main et donna ordre à la nature de les porter par-delà le parapet, au bord des hautes falaises de Gilurard. Le battement de cœur de Garance parut s'affoler un instant puis se calma. Celsiar chercha à nouveau le regard de la jeune femme dans la crainte d'y voir une pointe d'hésitation. Il savait que cela serait logique, pourtant, il ne s'agissait pas de son intention. Tout ce qui comptait était de lui faire vivre un moment extraordinaire. Une histoire dont elle se souviendrait jusqu'à sa mort, lui laissant un frisson à chaque fois qu'elle y songerait.


    « Alors, la vue te plaît-elle ? »

    Demanda-t-il afin de monopoliser son attention et avant que le vertige ne lui fasse regretter ses mots.A l'origine il l'avait mené en ce lieu afin de lui montrer le panorama qu'il lui avait promis. Sa sortie en trombe de l'auberge n'avait que précipité la chose. Celsiar avait appris à apprécier ce genre d'imprévu. Une particularité touchante des races mortelles, quelle qu'elle soit. Alors qu'il attendait une réponse de son amie, il plongea son propre regard dans la beauté du décor. L'océan se tenait devant eux, leur ouvrant ses bras imaginaires. La végétation rare embellissait la roche ambrée du lieu alors que les vagues s'écrasaient perpétuellement sur les récifs se tenant au pied de cet escarpement aux couleurs dorées.

    Sans la brusquer, il la fit pivoter sur elle-même. Dos à la falaise, elle devait avoir conscience du danger immédiat dans lequel elle se retrouvait. Pourtant, elle souriait allégrement. Sa confiance était totale, le dragon le comprenait et ne se jouerait donc jamais d'elle. Dans une grâce vaporeuse, il se rapprocha d'elle et déposa un baiser sur le front de son amie en lui incitant à fermer les yeux. Quand chose fut faite, il lui murmura une phrase qui s'avéra plus taquine que révélatrice des prochains événements.


    « J'espère qu'on t'a appris à voler. »

    Dans un mouvement vif, semblant sorti du temps, il la propulsa en arrière en l'attrapant par les épaules. Les pieds de la demoiselle cherchèrent désespérément le contact du sol, mais ce fut chose veine, Garance chuta. Si dans la peur qu'elle pu ressentir, elle ouvrit les yeux, ce fut le visage espiègle qu'elle vit. Le sourire aux lèvres, l'être mystérieux l'avait rejoint dans sa chute et semblait enchanté de goûter à la liberté de l'instant. L'émotion allait-elle être trop forte pour la jeune demoiselle ? Celsiar s'attendait à l'entendre crier à tout moment. Peu à peu, l'océan et les récifs se rapprochaient d'eux, dangereusement...
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Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]
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