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 Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]

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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mer 10 Déc - 13:07

Garance fut surprise par toutes les émotions qu'elle vit traverser le visage de son ami. L'immense tendresse dans le regard qu'il posait sur elle, réchauffa son cœur meurtrit. Il ferma un instant les yeux et soupira, comme si lui aussi ressentait quelque chose de fort qu'il n'était pas accoutumé à expérimenter.

Quand il les rouvrit, son visage prit une expression joyeuse. Et Garance en eut le souffle coupé. Bien sûr depuis qu'ils s'étaient rencontrés, elle l'avait vu rire et sourire, elle avait vu ses yeux pétiller de malice, mais le visage qu'il lui offrait à présent était au-delà de cela.

Elle ne savait toujours pas qui il était, ni ce qu'il était, mais sur ce visage gai, elle devinait quelque chose de plus ancien que ce qu'il donnait à voir.

Délicatement, il saisit sa main, et elle la serra un peu plus fort en haletant de surprise quand elle sentit ses pieds quitter le sol et qu'ils se retrouvèrent de l'autre côté du parapet, sans plus aucun garde-fou entre eux et le vide.

Quand il lui demanda si la vue lui plaisait, elle le regarda, stupéfaite, mais avec un immense sourire sur le visage. Se demandant si c'était à ce genre d'émotions fortes qu'il faisait référence un peu plus tôt ou si elle devait s'attendre à pire.

Doucement, Myalië la fit pivoter pour qu'elle soit face à lui. Elle n'avait toujours pas dit un mot, trop interloquée pour y arriver.

Garance n'avait jamais souffert du vertige, mais là, elle devait bien reconnaître que si la vue était d'une beauté à couper le souffle, ce n'était pas ce qui affolait son cœur. Quand son ami se pencha vers elle et déposa un doux baiser sur son front, son cœur fit une embardée et elle sentit le rouge lui monter aux joues. Elle était au bord d'une falaise, les yeux fermés avec un homme qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures, et malgré la peur instinctive qu'elle ressentait, elle avait confiance en lui.

Elle sentit les mains de Mya se poser sur ses épaules, et ne comprit pas ce qu'il voulut dire quand il lui demanda si elle avait appris à voler.

Avant même qu'elle ne comprenne ce qui se passait, les mains de son ami se posèrent sur ses épaules, et... la poussèrent dans le vide.

La stupeur lui coupa le souffle quand elle se sentit basculer dans le vide, ne réalisant pas encore ce qui se passait, ce que son ami venait de faire. Ses pieds se débattirent, échouant à retrouver le contact du sol.

Ses yeux se rouvrirent et elle vit qu'il s'était jeté dans le vide avec elle, et qu'il riait.

Elle ne pouvait rien faire, pour utiliser sa magie, il aurait fallu qu'elle se concentre, et elle n'en était pas capable, alors, elle fit la seule chose qui lui vint à l'esprit. Une chose instinctive, elle hurla de terreur !
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 11 Déc - 10:53

    Cette chute vertigineuse finit par avoir raison de la jeune femme. Prise de panique, elle hurla jusqu'à en érailler sa douce voix, chose qui mit fin à l'espièglerie de son ami. Conscient du danger présumé dans lequel il l'avait mise, le sourire du dragon s'effaça et, son visage prit une notion plus sereine et calme, il était sérieux. Il ferma les yeux pour se couper un instant de la réalité et inhala brièvement dans ce même but. Celsiar perdait progressivement de sa tangibilité. Sa forme elfique s'étiolait à vue d'oeil en un aspect beaucoup plus vaporeux. Leur plongeon les rapprochait dangereusement des récifs blanchis par la marée. Il lui fallait à présent se hâter.

    Rapidement, la transformation s'opéra Celsiar, n'étant plus qu'un amas de gaz et d'air, pouvait librement reprendre une apparence plus fière et brave que jamais, celle dont Yggdrasil lui-même lui avait offert lors de sa naissance. Le nuage s'agrandit énormément jusqu'à devenir colossale. Les traits du dragon prirent forment un à un. D'abord apparurent ses grandes ailes nébuleuses dont l'envergure demeura indistincte, suivit rapidement par sa queue s'étirant dans ce même état nuageux.

    Pressant sa métamorphose, le Primordial de L'air fit apparaître ses longues pattes griffues remémorant la créature féroce qu'il était. Des écailles dont la couleur rappela sa chevelure elfique apparurent le long de son dos et se propagèrent sur l'ensemble de son corps jusqu'à cela rejoigne sa tête majestueuse. L'ivoire blanc de ses cornes s'étira en une jolie forme se dressant en arrière pour parfaire sa silhouette immortelle.

    Alors que sa forme draconique prenait à nouveau consistance, le dragon souffla une grosse bourrasque en direction du clapotis de l'océan sous leurs pieds. N'étant plus qu'à une vingtaine de mètres d'un destin funèbre ou de la baignade selon la chance de l'humaine, l'impact projeta de l'eau sous forme de bruine à leur rencontre et un gigantesque courant d'air ralentit leur dégringolade aérienne.

    Dans un grâce presque divine, Celsiar ploya ses ailes pour battre l'air les entourant et passa sous la jeune femme aux boucles de feu dans un piqué acrobatique. Il sentit Garance atterrir sur la base de sa nuque et redressa l'immensité de son corps afin de les éloigner du danger. Un nouveau battement puissant les fit s'éloigner de la côte sans toutefois quitter la proximité des vagues tumultueuses parvenant parfois à les atteindre par petite giclée. Maintenant, il était libre et pouvait partager ce sentiment avec un être lui étant cher.


    °°° Rien de cassé ? °°°

    Il n'y avait aucune inquiétude dans la demande du saurien. Il voulait simplement s'en assurer, car son coté joueur n'avait hélas pas que des bons côtés. Il manquait parfois de bons sens, chose qui aurait pu blesser son amie. N'ayant pas immédiatement une réponse de Garance, il tourna son long cou écailleux pour poser son regard vers cette dernière, révélant ainsi son visage de dragon. La bestialité de son apparence n'entachait point l'intelligence lisible dans ses yeux de lapis-lazuli. Tout son être gardait une certaine grâce de par ses traits fins et élongés. Celsiar renâcla d'impatience et expira ensuite une bouffée d'oxygène en direction de son amie. La rouquine bougea, peut être pour prendre une meilleure assise, mais c'était signe qu'elle était vivante. Suffisant au Primordial, il reporta son attention vers l'étendue de l'océan.

    Cela faisait une éternité que Celsiar n'avait pas revêtit cet aspect. Celui-là même qui avait répugné les elfes par le passé. Un frisson d'effroi transperça le cœur du dragon. L'inquiétude le gagnait peu à peu en réalisant qu'il n'avait pas encore eu de réaction de son amie à la vue de son apparence. * Peut être qu'en étant sur mon dos, mon effrayante apparence est amoindrie. * Pensa-t-il en laissant apparaître de fines dents acérées en guise de sourire.

    Au bout de quelques secondes, il décida de ne pas lui permettre de le contempler depuis le sol tout de suite en restant accroché à l'idée que le fait qu'elle soit sur son dos l'empêche d'y voir une bête féroce. Ses ailes vaporeuses se plièrent une nouvelle fois pour le faire prendre de la hauteur. En un instant, ils percèrent les nuages et planèrent dans les cieux laissant Gilurard loin derrière eux. Le soleil les dorait de ses merveilleux rayons tandis que devant eux, une large étendue nuageuse les attendaient. La mer céleste...


    °°° Voici l'un de mes plus beaux trésors. Qu'est-ce que tu en penses ? °°°

    Le sourire du dragon s'agrandit un peu en se rappelant qu'elle n'avait pas ouvertement répondu à la question du panorama de la falaise. Cette fois-ci, il comprendrait qu'elle ne lui dise rien tellement ce paysage pouvait être enchanteur.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 14 Déc - 12:01

La chute lui sembla durer une éternité, et son hurlement tout aussi longtemps, jusqu'à devenir éraillé et que sa gorge soit douloureuse. Pourtant, quand elle vit son ami se dissoudre à nouveau dans l'air ambiant, elle hurla à nouveau.

Elle eut peur, vraiment peur. Il l'avait jetée dans le vide, et malgré sa terreur, le fait qu'il l'ai suivi dans sa chute lui avait donné l'espoir qu'il ferrai quelque chose pour la retenir, au dernier moment. Mais en le voyant disparaître, elle se dit qu'il allait la laisser s'écraser dans l'eau.

Garance ne comprit pas trop ce qui se passa ensuite. Sa chute sembla ralentir et elle devina un mouvement dans l'air autour d'elle. Il lui sembla apercevoir furtivement une silhouette immense virevoltant autour d'elle, avant qu'un choc brutal ne lui coupe le souffle.

Elle resta immobile, les yeux fixes, son esprit en roue libre cherchant vainement à analyser ce qui se passait.

Mais le plus important était que sa chute s'était interrompue, même si elle réalisa qu'elle était allongée sur quelque chose. Elle ne savait pas ce que c'était, tout ce qu'elle savait, c'est que ça volait et que c'était immense.

La voix de Mya raisonna à nouveau dans son esprit, et l'entendre sans le voir la perturba. Elle fut incapable de lui répondre, que ce soit à voix haute ou par la pensée.

Elle cligna des yeux, tentant de regarder autour d'elle sans bouger son corps de peur de recommencer à tomber. Quand elle vit une tête serpentine, immense, pleine d'écailles, de crocs et de cornes, son premier réflexe fut de hurler en essayant de reculer. Mais, elle vit le regard de la bête et le hurlement qui s'était formé dans sa gorge se transforma en hoquet de surprise et de stupeur.

-« Myalië ?! » chuchota-t-elle, incrédule.

Le vent emporta son murmure et elle douta qu'il l'ait entendu. La bête souffla et il lui sembla qu'elle respirait mieux, et qu'elle reprenait ses esprits.

Elle bougea avec précautions pour trouver une position plus confortable. Se faisant, elle baissa les yeux sur ses mains qui s'agrippaient à... à la bordure de ce qui ressemblait furieusement à une écaille de la taille d'une assiette.

Garance bougea la tête, regardant autour d'elle. Elle vit deux immenses ailes battre régulièrement de part et d'autre d'elle, et en relevant les yeux vers l'avant, elle aperçut un long cou effilé terminé par une tête cornue.

Elle ferma les yeux un instant, incapable d'accepter l'évidence de ce que ses yeux lui montraient. Elle chevauchait un dragon ! Enfin, chevaucher était un bien grand mot, elle était plutôt affalée sur lui, couché sur le ventre, les mains crispées dans l'interstice entre deux de ses écailles.

Elle commença à regarder autour d'elle. Elle avait l'impression de rêver. Oui. Ça ne pouvait être que ça, un rêve, une vision comme celle du champ de fleur, qu'elle avait partagé avec lui. Pourtant, pour une vision, c'était très réaliste. Elle sentait le vent gifler ses joues et faire pleurer ses yeux, elle sentait la douleur de ses mains, là où la bordure effilée de l'écaille les avait entamées. C'était magnifique.

Elle se coucha un peu plus, posant sa tête sur les écailles de l'être pour se protéger un peu de la morsure du vent, et glissa son regard au-dessous d'eux.

Ses yeux s'écarquillèrent devant ce spectacle inédit. L'océan défilait sous eux, elle pouvait voir la danse des oiseaux de mer, et quelques bateaux, si petits qu'ils ressemblaient à des jouets d'enfant. Ils étaient hauts, si haut qu'elle ne voyait même pas leur ombre se détacher sur les flots. Elle se sentit sourire.

Quand la voix de son ami retentit à nouveau dans son esprit, lui demandant si elle trouvait la vue à son goût, elle éclata de rire, avant de serrer un peu plus sa joue sur la peau écailleuse de son ami et de répondre, d'un ton qui exprimait bien mieux son émotion que ses pauvres mots :

-« Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau. Merci. Merci pour l'honneur que tu me fais en me faisant découvrir cela. »

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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 26 Déc - 23:13

    Les émotions de Garance explosèrent aux sens du dragon quand elle se fut habituée à la luminosité irradiant les cieux. Celsiar l'avait prévenu, ce lieu était un trésor, un moment unique dont il était l'un des privilégiés à pouvoir contempler à sa guise. La demoiselle semblait joyeuse, presque euphorique du présent qui lui était offert. Cette gaieté se propagea même jusqu'à lui, il voulait jouer, laisser libre cours à sa nature et ne faire qu'un avec les cieux. Bien entendu, il ne pouvait pas brusquer encore plus sa passagère et amie. D'un coup d'aile, il les fit planer au raz des nuages, les laissant s'enfoncer légèrement dans cette marée vaporeuse.

    Il sentit toute la sincérité de sa jeune amie dans ses remerciements. Elle semblait comprendre la rareté de ce qu'il lui faisait partager. Avec elle, Celsiar ne sentait aucun malaise à réprimer un peu sa liberté. Rabattant l'une de ses ailes, il se laissa guider par les vents pour la faire tourbillonner dans les nuages. Il voulait lui faire goûter à tout ce que pouvait lui offrir la possibilité de voler. Une chose dont elle serait certainement capable un jour si elle pratiquait assidûment l'art de la magie. D'un battement d'aile, le dragon les fit franchir le plafond nuageux pour la seconde fois.


    °° Ne t'affoles pas ! Je vais te montrer le plaisir de voler. Un jour, tu sauras en faire de même, j'en suis persuadé. Cramponne-toi un peu et surtout ferme la bouche. °°

    L'émerveillement de Garance avait sur lui l'effet frissonnant de l'aventure, mais il voulait lui offrir un peu plus encore. Afin de satisfaire ses propres envies et émerveiller encore son amie, il prit de l'altitude. En un instant, l'air se raréfia et la température dégringola. Même pas le temps d'y penser qu'ils se retrouvèrent la tête en bas dans une magnifique boucle acrobatique. Pour ménager sa cavalière, le dragon reprit un vol stationnaire durant quelques secondes, puis reparti virevoltant au travers de la blanche marée nuageuse.

    Il se garda d'accélérer sa vitesse afin de préserver la demoiselle à son bord, mais la tentation était grande. Chaque fois que ses ailes se pliaient pour balayer à nouveau l'air de leur pleine envergure, il résistait à l'enivrement de ressentir les vents fouetter bien plus fort son corps écailleux. Dans une grâce incomparable, le Primordial vacilla et perça les nuages dans une vrille pouvant paraître effrayante. Clou des sensations qu'il voulait partager avec son amie, Celsiar battit des ailes pour revenir à un vol stationnaire et de son regard perçant observa l'immensité marine se tenant autour d'eux.

    Trouvant enfin ce qu'il cherchait, il commença à descendre en planant. Il avait aperçu une île pas très loin d'eux et voulait la rejoindre afin que Garance puisse reprendre ses esprits. Mais son ultime but était assurément qu'elle puisse le contempler sous sa forme draconique. Son appréhension était totale, le stress le gagnait au fur et à mesure que les palmiers devenaient de plus en distinct. Perdu dans ses pensées, il perdit le cours des événements et dû battre un peu violemment des ailes pour atterrir confortablement sur la plage de sable fin. Celsiar se pencha en avant pour que son cou serve de toboggan à sa jeune amie et attendît qu'elle soit au sol pour scruter sa réaction à la vue de son corps colossale.


    °° As- tu peur de moi ? °°

    Bien que sa phrase soit dénuée de son car transmise par l'esprit, la fragilité du dragon apparut ne fusse qu'un instant au travers des émotions qu'il partagea alors. Garance pouvait certainement ressentir la profonde crainte que son ami éprouvât. Cependant, comment allez t-elle réagir ? Cette question demeura un instant en suspend dans l'esprit du vénérable dragon.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 27 Déc - 10:50

Le vol du dragon se fit plus joyeux, plus facétieux. Garance pouvait ressentir dans ses mouvements et ses facéties tout le plaisir qu'il prenait à l'exercice.

Elle releva un peu la tête, clignant des yeux dans la lumière, savourant le spectacle et les sensations qu'elle éprouvait. Elle avait l'impression que son cœur allait exploser, mais elle ne savait pas si c'était de peur ou d'excitation.

Voir le monde d'en haut lui rappela soudain l'expérience qu'elle avait vécue dans les souvenirs de Cyrine, et la terreur qu'elle avait éprouvée.

Mais, ici, avec lui, c'était différent. Même si elle ressentait un peu de peur, une certaine appréhension, elle savait que son ami était là, qu'il veillait sur elle et qu'il ne la laisserait pas tomber.

Toutefois, quand il lui demanda de ne pas s'affoler, en lui conseillant de s'accrocher et de garder la bouche close, elle sentit un éclair d'anxiété la traverser. Mais, avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quoi que se soit, le grand dragon prit rapidement de l'altitude. Une telle altitude que Garance eut un peu de mal à trouver son souffle.

Toutefois, elle n'eut pas le temps de s'en inquiéter. À nouveau, il piqua à travers les nuages, tête première avant de décrire une magnifique vrille. La jeune femme, qui avait scrupuleusement obéit à son ordre de garder bouche close jusqu'ici, ne put retenir un hurlement en se disant qu'elle ne pourrait pas se retenir bien longtemps à la bordure de l'écaille.

Mais avant qu'elle ne glisse, Mya resta en vol stationnaire de quelques secondes, avant de reprendre un vol joyeux se laissant aller à de nouvelles facéties, provoquant de nouveaux hurlements chez sa partenaire de jeu.

Garance, malgré ses hurlements de terreur et ses mains crispées sur l'écaille profitait de chaque instant de répit qu'il lui offrait pour contempler la grâce de cet être pourtant si massif. Il jouait avec le vent, ses ailes se ployant et se déployant pour profiter de tous les courants.

Elle avait parfois vu des rapaces voler ainsi, mais le vol de Mya était encore plus gracieux.

Après encore quelques vrilles, dont une dernière particulièrement impressionnante qui amena Garance à continuer à hurler pendant quelques secondes après la fin, il prit un vol stationnaire, semblant chercher quelque chose.

D'un vol beaucoup plus tranquille, il les conduisit vers une petite île perdue au milieu des flots, loin de tout. Son atterrissage sembla à Garance un peu laborieux, comme s'il avait été un instant distrait.

Une fois posé, il tendit son cou qu'elle dévala comme un toboggan avant de se tourner vers lui, encore émerveillé de sa terrifiante expérience. Elle ne pouvait pas se voir, ne pouvait même pas imaginer à quoi elle ressemblait, mais lui ne pouvait pas manquer de remarquer ses joues roses, ses yeux brillants, ses cheveux en bataille et surtout le sourire extatique qui ornait son visage.

Il lui fallut quelques secondes pour saisir le sens de la question qu'il venait de lui poser. L'inquiétude et l'appréhension qu'elle ressentit en lui, lui firent cligner les yeux de surprise.

Elle l'observa un instant. Une énorme tête serpentine, avec une gueule garnie de crocs aussi acérés que des rasoirs, des écailles azurées aux reflets changeant. Oui. Il était impressionnant, terrifiant... Mais magnifique.

Garance était perdue dans la contemplation de cet être mythique, dont les légendes avaient bercé son enfance.

Non. Elle n'avait pas peur. Mais, elle se trouvait juste momentanément trop abasourdie pour lui répondre.

D'ailleurs, elle n'était pas la seule, Cyrine elle-même semblait être complètement sans voix.

Garance se sentit sourire alors qu'elle contemplait la magnifique tête de son ami. S'extasiant sur les reflets changeants de ses écailles azurées et la lueur douce qu'elle lisait dans ses yeux.

Elle aurait voulu pouvoir lui dire tout ce qu'elle ressentait, mais ni les paroles, ni la télépathie ne paraissait à sa portée pour le moment.

Alors, ne voulant pas le laisser s'inquiéter, elle lui sourit encore plus largement en faisant un pas vers lui.

Elle posa ses deux mains sur le côté sa bouche, prés de ses impressionnants crocs avant de déposer un baiser, qu'elle espérait chargé de toute sa reconnaissance et son affection, sur le bout du nez du dragon.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 28 Déc - 9:18

    Complètement isolés du monde sur cette plage de sable fin, les deux amis s'observaient mutuellement. Celsiar attendait à chaque instant une réaction de la belle rouquine, tandis que Garance le contemplait en retour. Lui savait qu'il s'agissait d'une première pour la jeune femme, il en redoutait le verdict. Et ce bien qu'il sache l'ouverture d'esprit qu'elle pouvait avoir. Elle, ne connaissant pas son douloureux passé, ne pouvait imaginer que cela faisait près de huit mille ans que le dragon ne s'était pas montré aux mortels. Une souffrance ayant laissé une cicatrice invisible dans sa conscience séculaire. Peut-être qu'avec elle, il pourrait enfin trouver un baume. Ne serait-ce que pour en atténuer un peu sa peine.

    Tout Primordial du vent que fut Celsiar, il retint son souffle, la peur au ventre devant l'être chétif qu'il considérait déjà comme une amie. Seul le bruit des vagues s'écrasant sur la rive vint perturber leur mutisme réciproque. Dans cet état de trouble, le dragon ne remarqua ni le sourire ni l'éclat des yeux de Garance. La panique le gagnait au point qu'il ressente en lui la brûlure de ses sentiments millénaires le heurter avec violence. Une violence l'affolant jusqu'à lui faire mettre fin au lien psychique les reliant tous les deux. Malgré ses deux énormes saphirs lui servant d'yeux, il demeura incapable de percevoir le sourire de son amie, allant même à fermer les yeux et frissonner à la manière d'un enfant.

    Soudain, il sentit une chaleur délicate sur le côté de sa gueule, Garance le caressait. Ce contact fit tressaillir le dragon puis il redevint calme. Une nouvelle sensation d'une douceur indéchiffrable le transcenda à nouveau. Celsiar l'aurait décrit de la même manière qu'il crée les vents, doux, apaisant et mystérieux. Il poussa une longue plainte mélodieuse entendue à coup sûr jusqu'à la lointaine Ciryul, capitale terrestre des elfes marins. Le Primordial rouvrit les yeux pour admirer l'humaine de sa pupille fendue. Comment un être si frêle pouvait lui offrir cela ? Ces humains ne cesseraient de l'étonner. Épuisé par la tension ressentie, il s'affala lourdement dans un nuage de fumée, son faciès donnant l'impression qu'il souriait.

    Si lors de leur rencontre, Melluzine avait su éveiller son désir et ses sentiments les plus intimes, elle n'avait pu le soigner de ses vielles blessures. Celsiar n'avait pas osé lui révéler son identité de peur de se faire rejeter. Tel un lâche, il s'était enfuit au beau matin, lui laissant en souvenir le pendant jumeau à celui qu'il portait tout le temps sous ses formes humanoïdes. Une promesse que la dryade n'aura peut-être point comprise... Garance, elle, avait ouvert un tout autre pan, celui de l'amitié. Bien qu'il ait connu beaucoup d'adeptes de sa magie, c'était la première fois qu'il se sentait lui-même dans une telle harmonie. Leur complicité s'était renforcée en un instant, le temps d'un battement d'œil, le temps d'un soupir. Les yeux remplient de gratitude, il plongea son regard dans celui étoilé de la demoiselle.


    « Merci, mon amie. »

    C'était la première fois qu'il remerciait sincèrement quelqu'un... La première fois qu'il gratifié quelqu'un du titre d'ami depuis huit millénaires. Il avait envie de reprendre sa forme elfique pour attraper Garance dans ses bras et lui exprimer sa joie, mais il était enfin libre. Libre d'être lui, même si ce n'était qu'aux yeux d'une femme, l'euphorie le gagnant lui sembla enivrante. Alors égoïstement, il se contenta de frotter légèrement sa tête contre elle, à la façon d'un chat d'une taille gigantesque. La quiétude dans laquelle il se trouvait, le fit clore les yeux à nouveau. Cette fois, il semblait endormi sous les rayons du soleil radieux les surplombant de sa splendeur.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 28 Déc - 12:42


Garance sursauta quand Myalië poussa une douce plainte mélodieuse. Ce chant était si beau, si émouvant qu'elle se sentit frissonner. Ce son ressemblait à une soupir de soulagement, un remerciement, et semblait renfermer une immense tendresse. Elle ne comprenait pas bien comment un simple baiser, d'une toute petite humaine insignifiante pouvait provoquer ce genre d'émotions chez un être tel que lui.

Quand il rouvrit les yeux et les posa sur elle, elle eut l'impression de se sentir rougir légèrement. Elle sentit son sourire s'élargir et faire pétiller ses yeux.

Contemplant les magnifiques yeux de son compagnon, elle sentit une chaleur douce et apaisante envahir son cœur. De toutes les rencontres qu'elle avait faites, celle-ci était probablement la plus belle.

Quand il se laissa tomber lourdement sur le sable de la plage, dans un nuage de fumé, Garance ne put retenir un rire. Il la regardait les yeux mi-clos, un air béat sur son visage, l'air apaisé et heureux. Pour un peu, elle aurait eu l'impression qu'il allait se mettre à ronronner.

Garance ouvrit de grands yeux surprit quand il la remercia. Pourquoi la remerciait-il ? C'était plutôt à elle de le remercier. Elle savait que ce qu'il lui avait offert n'avait pas de prix. Que ce n'était pas le genre de chose qu'il offrait facilement. Elle se demandait encore pourquoi elle ? Qu'avait-elle donc fait de si particulier pour mériter de telles attentions.

Elle s'approcha un plus de lui, posant sa main à l'endroit où elle avait déposé le baiser, caressant délicatement le bout du nez de son ami.

-« C'est moi qui devrais te remercier. Ce que tu m'as offert était tout simplement... »


Finalement, elle ne trouva pas les mots et se contenta de secouer la tête en soupirant.

Myalië frotta délicatement sa tête contre elle. Et elle rit à nouveau alors que la comparaison avec un chat se formait dans son esprit. Un chat gigantesque.

Elle se savait petite, mais face à cet être, elle se sentait minuscule, frêle et fragile.

Elle le vit fermer les yeux, et même s'ils savaient tous les deux que même endormis, il ne risquait pas grand-chose de la part d'un être aussi faible qu'elle, elle fut touchée par cet abandon, cette confiance.

Elle le contempla encore un moment, admirant les reflets du soleil sur ses écailles, son expression détendue et heureuse.

À son tour, elle ressentit un peu la fatigue des émotions ses dernières heures. Elle se laissa glisser contre sa tête et s'assit, jambes repliées sur le côté pour se blottir contre sa joue, posant sa tête contre celle de son ami pour partager avec lui ce moment de douceur et d'abandon.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mer 31 Déc - 13:45

    Sous la dorure d'un soleil d'après-midi, une fatigue ancestrale plongeait progressivement Celsiar dans les flots du passé. Il se sentait emporté par les vagues s'écrasant successivement contre son corps écailleux. À la limite de la conscience, il sentit la caresse de son amie vers sa narine, le maintenant ainsi encore un peu éveillé. Garance voulut lui glisser quelques mots de remerciement sans jamais finir sa phrase. Était-ce là, une preuve de sa compréhension ou un excès soudain de timidité ? Sans réponse à cette question, cela n'empêcha pas le dragon de recevoir l'essentiel des sentiments qu'elle voulait lui partager. Un profond soupir s'échappa de lui pour la seconde fois.

    Durant quelques minutes encore, la jeune femme l'admira sans un mot, le son de l'océan comme unique bruit de fond. Puis elle se posa tout contre lui, perceptiblement épuisée par toutes ces péripéties. Aussi attentionné qu'à son habitude, Celsiar ploya son aile nébuleuse au-dessus de son amie afin de la protéger de la brise et du soleil. Un geste simple et protecteur montrant l'affection du dragon pour la petite humaine. Bien que le dragon n'aime guère certains instincts de sa famille, il ne pouvait à présent que vouloir chérir cet être frêle l'ayant accepté pour ce qu'il était. Cela n'avait rien avoir à de l'amour passionnel comme il pouvait le ressentir pour Melluzine, mais un amour respectueux, celui d'une amitié véritable. Ne résistant plus au sommeil le gagnant, ses paupières se fermèrent sous le poids des sentiments et il s'endormit paisiblement aux côtés de sa nouvelle amie.


    * * *

    Plus tard, alors que l'après-midi touchait à sa fin, Celsiar revint des méandres de ses songes pour observer l'astre couchant à l'horizon. Dans sa déchéance, le soleil flamboyant offrait une belle nuance d'orangé se reflétant sur les vagues d'un scintillement féerique. La dernière fois qu'il avait vu un coucher de soleil restait le soir de sa rencontre avec la dryade hantant encore ses rêves. Décidément, même au cours de cette journée extraordinaire, il pensait uniquement à elle. Le dragon ne savait pas s'il la reverrait. Il ne savait pas non plus si Melluzine s'était intéressé au présent qu'il lui avait laissé. Tout ce qu'il lui restait été l'espoir de la recroiser sur son chemin et de, peut être, lui exprimer ses sentiments à présent mûris.

    Lentement, il reporta ses yeux vers son amie assoupie, un tendre sourire aux lèvres. Chaque regard lui étant destiné soulevait inexorablement les mêmes questions. Pourquoi un être si chétif et influençable pouvait l'affecter si aisément ? Comment avait-elle fait pour l'alléger d'un poids si lourd que même le temps n'avait su guérir ? Les émotions humaines ne lui étaient pas acquises. Il doutait chaque fois de sa propre conception du phénomène. Pourtant, en la compagnie de Garance, tout lui semblait simplifié. Bien que le besoin de se dégourdir se fît sentir en lui, il n'osa pas brusque son amie et demeura d'une immobilité quasi-parfaite, son regard de saphir toujours braqué sur elle.

    Sa contemplation se finit en entendant du bruit parmi les palmiers et son attention se fit alors dans cette direction afin d'en connaître l'origine. C'est ainsi qu'apparurent deux mignons petits êtres écailleux au sommet d'un des arbres. De leurs corps si minimes et aux teintes sombres, on aurait pu les apparenter à de tout petits drakes. Leurs grands yeux fendus et ambrés pouvaient aussi aller dans cette spéculation. Seulement, connaissant sa propre engeance, Celsiar ne se laissa pas berner par leur ressemblance. Il s'agissait là d'une espèce exotique de loubiass, de jeunes reptiles joueurs et chapardeurs appréciant particulièrement les fruits.

    Ce binôme survolté semblait fort occupé à tenter de détacher une noix de ce palmier. Ils ne paraissaient pas les avoir remarqué Garance et lui-même. Intrigué par leur énergie, le Primordial demeura distrait par leur manège et n'en manqua pas une miette jusqu'à ce que l'un d'eux finisse par avoir raison d'un fruit et s'écrasa dans le sable avec son forfait. Celsiar ne pu s'empêcher de rire à gorge déployée et de suite, inquiet de l'avoir réveillé, reporta son attention vers l'humaine jusqu'ici endormie.

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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 1 Jan - 14:30

Garance chevauchait le vent. Elle admirait le flamboiement de l'eau au-dessous d'elle. Elle avait toujours rêvé de voler comme un oiseau, mais cette sensation d'être portée était encore plus grisante.

Un roulement de tonnerre déchira le ciel et elle se sentit chuter.

Le rêve se délita et elle revint doucement à la conscience avec un petit soupir de déception. Elle ne voulut pas ouvrir les yeux tout de suite, pour tenter de retenir encore un peu les fragments de son rêve. Elle n'était pas pressée de retrouver la solitude de son petit logement au-dessus de la boutique.

Mais, peu à peu, les bruits alentours parvinrent à sa conscience. Des bruits qu'elle n'entendait pas chez elle... Le doux bercement des vagues, le chant des oiseaux.

Puis, les sensations... La chaleur qui l'entourait, le sable sur lequel elle était assise, et ce qu'elle sentant sous sa joue.

Elle réalisa qu'elle n'était pas à la boutique... Pas dans sa chambre de l'académie d'Oldross non plus, mais elle ne savait pas où elle se trouvait.

Elle ouvrit les yeux et se redressa vivement, regardant autour d'elle d'un air perdu. Au-dessus d'elle, elle vit une immense toile qui la protégeait du soleil. Elle ne comprit de quoi il s'agissait que quand elle rencontra les yeux de saphir de son ami. Elle cligna des paupières, incrédule, réalisant que son rêve n'en était pas vraiment un.

Garance sourit. Elle se rappela leur rencontre, leur balade dans la ville, et surtout ce qui s'était passé ensuite.

Elle se rappuya contre lui, fermant un instant les yeux pour achever de se réveiller plus en douceur. Puis, elle se tourna pour appuyer son dos contre son ami, et s'étira avec un soupir de bien être.

Elle se sentait bien prés de lui. Il aurait pu la couper en deux avec une seule de ses griffes, et pourtant, elle se sentait en sécurité blottie contre lui. Elle leva un instant les yeux pour admirer son aile qu'il avait déployée au-dessus d'elle pour la protéger des rayons ardents du soleil pendant l'après-midi, et fut encore une fois touchée par sa sollicitude et sa prévenance.

Mais le soleil, justement, descendait sur l'horizon. La journée touchait à sa fin, et cette pensée serra un peu le cœur de la jeune femme. Elle n'avait pas envie de quitter son nouvel ami. Elle en vint à regretter leur petit somme qui leur avait fait perdre du temps. Elle sentait déjà son cœur se serrer à l'idée de leur séparation.

Elle ressentit le besoin de faire quelque chose pour faire diversion à ses tristes pensées, et son regard se porta sur les vagues. Elle ne s'était jamais baignée dans la mer. Mais, elle ne pouvait pas se baigner toute habillée, et n'avait pas envie de se dévêtir devant son ami. Elle se fichait pas mal qu'il la voit en sous-vêtements, mais elle ne voulait pas qu'il la voit ôter ses vêtements. C'était un peu bête...

Finalement, son envie l'emporta, et avec un petit sourire un peu gêné, elle se releva et dit à Myalië :

-« J'ai envie de me baigner. Tu peux te tourner un instant ?"
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 3 Jan - 0:16

    Celsiar se laissa surprendre par l'éveil plus que brusque de la belle jeune femme. Elle s'était redressée sur ses fesses d'un seul coup et cherchait ses repères d'un air un peu engourdi. Il fut amusé de la voir se focaliser sur l'aile lui offrant un toit. Après tout, même chez les dragons, il n'existait pas cet aspect brumeux. Le dragon vénérable se sentit sourire quand leurs yeux se croisèrent. Était-ce lui qu'elle avait cherché dès son réveil ? Il n'eut pas le temps d'en trouver la réponse que son amie posa son dos contre son flanc écailleux et parut apaisée.

    Apparemment, la jeune femme avait besoin d'un peu plus de temps pour émerger intégralement de son repos. Attentionné, le dragon ne bougea pas d'un iota et demeura ainsi encore un moment après qu'elle ait porté son regard une nouvelle fois sur l'aspect vaporeux de son aile. L'émotion que Celsiar lut dans les yeux de la demoiselle fut changeante. Tantôt admirative, tantôt affectée. Il ne savait pas trop quoi en penser, la réflexion humaine dépasser encore son entendement. Tout ce qu'il pouvait faire rester d'attendre qu'elle veuille bien en parler.

    Quelques instants plus tard, Garance se leva et lui offrit un sourire timide. La demoiselle avait une idée en tête. Le dragon, bien qu'attentif, n'avait une fois de plus aucune idée de ce qui pouvait traverser l'esprit de celle-ci et écouta attentivement ce qu'elle lui dit ensuite. Elle voulait profiter de la plage. Un plaisir simple mais tellement vivifiant. Le primordial n'était pas contre, il n'avait pas eu la chance de se baigner depuis le soir en compagnie de Melluzine. Cela marquerait certainement un autre bon moment de cette journée agréable.

    Il trouva naturel qu'elle lui demande un moment d'intimité afin de se mettre à l'aise et sans un mot fit pivoter son long cou musculeux vers son flanc opposé. De cette manière, il pouvait à nouveau observer les deux petits loudross ayant à présent éventré la noix de coco. Les deux comparses se chamaillaient à qui le premier aurait de mordre dans la chair blanche du fruit. Le Primordial aurait très bien pu les laisser se battre ainsi, mais son cœur réclamant encore et toujours l'égalité, il laissa libre cours à son esprit et façonna une lame de vent. La noix se fendit en un instant et les deux êtres affamés se ruèrent dessus sans un regard vers lui.


    « Dis-moi, Garance. Je sais que ce que je t'ai offert n'a pas été sous ta demande. Néanmoins, je n'ai pas eu la chance d'assouvir totalement ma curiosité. Il prit un temps pour formuler sa question. Qu'est-ce qui se cache dans ton médaillon ? »

    Fidèle à lui-même et sa pensée draconique, Celsiar aurait pu poser cette question plusieurs fois durant cette journée. Mais non ! Il avait choisi un moment complètement hasardeux afin de focaliser son attention sur quelque chose de plus intéressant que les pseudo-dragonnets. Habituellement, il aurait voulu regarder les yeux son interlocutrice pour une telle demande. Cependant n'ayant aucune vile intention et par marque de respect, il n'en fit rien et se contenta d'attendre patiemment. Elle ferait certainement savoir si elle voulait bien répondre à sa demande pendant qu'elle se mettait un peu plus à l'aise pour la baignade.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 3 Jan - 13:37


Myalië obtempéra de bonne grâce à sa demande. Elle le regarda faire pivoter son long cou vers son flanc opposé et sourit.

Elle se tourna à son tour avant de commencer à délasser le corsage de sa robe. Elle eut une vague hésitation, se demandant si se mettre à moitié nue en présence d'un quasi-étranger était vraiment une bonne idée.

Elle jeta un coup d'œil au dragon, par-dessus son épaule. Il attendait patiemment, la tête tournée vers la direction opposée à la sienne. Elle haussa les épaules, se trouvant soudain ridicule.

C'était un dragon. Il n'y avait aucun risque pour que la vision de son corps aiguise en lui des appétits déplacés.

-« Ouai, mais tu pourrais aiguiser son appétit tout court »
répondit la voix espiègle de Cyrine.

Garance se mordit les joues pour ne pas pouffer de rire, et ramena son attention sur ce qu'elle faisait.

Elle avait achevé de défaire le corsage de sa robe et la faisait glisser pour l'ôter quand la question de Mya la prit par surprise.

Une jambe en l'air pour sortir de son vêtement, elle eut un réflexe malheureux et voulu se retourner vers lui. Évidemment, elle perdit l'équilibre et s'affala dans le sable avec une petite exclamation.

Elle se débattit un instant pour se libérer de sa prison de tissu et n'eut pas le temps de répondre à la question de son ami avant que Cyrine ne prenne les devants. Elle l'entendit s'exclamer :

-« Moi ! »


Au même instant, Garance, assise sur le sable en sous-vêtement, les jambes toujours emmêlés dans sa jupe, vit une bulle d'eau de belle taille se détacher des vagues et se diriger vers le dragon.

-"Non !"
eut-elle juste le temps de crier

Avec un grand bruit d'éclaboussure, la bulle s'écrasa sur Myalië sous le regard consterné de Garance.

- « Cyrine... »
Gémit-elle
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 13 Jan - 20:09

    Un moment de silence suit la question du dragon. Garance devait être surprise par son interrogation. Il aurait pu demander cela dans l'auberge comme tout le monde s'y serait attendu. Mais non, les méandres de son esprit en avaient décidé autrement. C'est une réponse sourde qu'entendit Celsiar après quelques secondes. Dans la panique, la jeune femme venait de perdre l'équilibre et de chuter sur le sable.

    Les sentiments du dragon mêlés de curiosité et de crainte voulu diriger son regard vers son amie, mais sa raison prit le dessus en se rappelant ce que l'humaine lui avait demandé. Il focalisa son regard un peu plus sur les deux loubiass chapardeurs avant de formuler son inquiétude.


    « Tout va bien, Garance ? »

    Son ton s'était voulu aussi neutre que possible. Cependant, sa nouvelle question fut coupée par une intervention psychique. Quelqu'un d'autre que son amie venait de prendre la parole. Une voix qu'il n'avait jamais entendue jusque-là. Sans avoir le temps de juger si la «voix» était hostile ou amicale, Celsiar, de par sa nature magique, sentit une fluctuation élémentaire vers la belle demoiselle. Plus que la négation exprimée, la stupeur dans la voix de Garance fit faire volte face le dragon. Il bondit du sol dans un battement d'aile alors qu'une étrange bulle d'eau s'écrasait sur sa peau.

    Ses traits fins l'avaient quitté pour lui donner plus féroce et violent. Le dragon semblait prêt à en découdre. Habité par la colère, il chercha l'intrus, mais ne découvrit personne en dehors de son amie dévêtue et empêtrée dans sa jolie robe noir. Ses yeux suivent les courbes gracieuses de la demoiselle un instant. S'il avait été sous sa forme fétiche, Celsiar aurait assurément rougit. Mais son attention se reporta à son visage d'une mine déconfite. Il pouvait presque la voir se prendre la tête dans les mains.

    Réalisant qu'il n'y avait aucun danger, l'humeur du dragon se radoucit instantanément. Sa réflexion se reporta sur cette voix inconnue et cet orbe aqueux qu'on lui avait projeté. Il mit peu de temps à relier ces éléments à l'être logeant dans le médaillon de Garance. D'un pas étrangement léger pour un être de son gabarit, il s'avança vers le pendentif ornant le cou de la jeune femme. Il s'arrêta juste à quelques centimètres de cette dernière avant de reprendre la parole.


    « Est-ce là un de tes tours, esprit ? Le dragon gloussa un instant. Quel est ton nom ?

    Bien qu'il dût mettre un peu mal à l'aise l'humaine, il n'y fit point attention. Sa curiosité demeurait trop forte pour être troublée par qui que ce soit aux alentours. Même son amitié avec Garance ne faisait pas le poids avec l'instinct de sa race. Un instinct fait de curiosité de par la lassitude de ne plus rien apprendre après une si grande éternité.

    « Peut-être est-il judicieux que je me présente avant. Son regard fendu rencontra celui de Garance. Je suis Celsiar, Dragon primordial du Vent. Et toi, sais-tu qui je suis, mon amie ? »


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 15 Jan - 19:29

Comme dans un rêve, elle vit son ami se transformer en une bête féroce. Le paisible dragon contre lequel elle s'était assoupie venait de laisser transparaître sa puissance. Il s'était relevé vivement, faisant volte face et battant des ailes. Son visage avait perdu son air bienveillant et arborait à présent une expression de colère qui faisait flamber ses yeux. Il tournait la tête avec rage semblant chercher quelque chose.

Elle eut peur de lui soudain, et se débattit un peu plus contre ses vêtements. Mais quand elle sentit ses yeux se poser sur elle, elle se figea.

* Cyrine, je te hais * dit-elle

Quand il se rapprocha, Garance s'obligea à ne pas bouger, s'efforçant de se rappeler qu'il était son ami et que s'il avait dû lui faire du mal, il l'aurait déjà fait. Et puis, son expression s'était adoucie, et il semblait maintenant plus curieux que furieux.

Il approcha son mufle du pendentif sur la poitrine de Garance, elle se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux. Elle se sentait très bête d'avoir voulu se baigner et d'être à présent à moitié nue devant lui.

Elle fut surprise de son ton gloussant quand il s'adressa à l'objet, et fut encore plus surprise de la réaction de Cyrine qui resta parfaitement silencieuse donnant à Garance l'impression qu'elle cherchait à se faire toute petite au fond de son esprit.

Quand il annonça être le « dragon primordial du vent », Garance planta des yeux stupéfaits dans le regard reptilien de son ami, alors que tout ce qu'il lui avait fait découvrir ce jour-là, notamment la façon qu'il avait eu de se diluer dans l'air, prenait un sens nouveau.

Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'était un « dragon primordial »... mais vu le léger gémissement de Cyrine, elle, elle en avait une idée.

Garance ne put retenir un petit sourire à la réaction de son amie et lui dit, s'adressant uniquement à elle pour que Mya ne puisse pas surprendre ce qu'elle lui disait :

* C'est bien fait pour toi ! Ça t'apprendra à faire des blagues stupides à tout bout de champ... Un jour, tu vas nous faire tuer ! Maintenant, tu dis bonjour à Mya et tu t'excuses ! *

Quand Garance entendit Cyrine s'adresser à Myalië par télépathie, mais avec une voix de petite fille contrite, elle se rappela que finalement, c'était bien ce qu'elle était... Une petite fille.

*Je suis désolée, Monsieur le Dragon, je voulais juste vous taquiner, je ne savais pas que vous étiez quelqu'un d'aussi important... s'il vous plaît... nous mangez pas... *


Garance se mordit les joues pour ne pas rire, mais le regard qu'elle lança à Myalië ne pouvait pas cacher son amusement et une certaine tendresse pour le petit esprit de son médaillon.

Puis, se rappelant qu'il lui avait posé une question à elle aussi, elle répondit, levant sa main pour la poser sur sa joue écailleuse :

-« Je ne sais pas ce qu'est un dragon primordial du vent. Tout ce que je sais, c'est que tu es mon ami. Et c'est tout ce qui m'importe. »
après une courte pause, elle ajouta "Mais, je reconnais que je suis curieuse."
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 23 Jan - 23:17

    Apparemment, son changement brutal d'attitude avait fait son effet sur l'esprit, mais aussi sur Garance à son grand regret. Le dragon avait tout de suite reprit son calme afin de ne plus paraître hostile. Effrayer son amie était loin d'être ce qu'il recherchait. Sa soudaine colère n'avait été que méprise et il s'en voulait intérieurement. Pourtant, il n'en montra pas la moindre culpabilité. Aussi sage soit Celsiar, il demeurait un dragon et parmi les dragons, il était encore plus unique et puissant. Alors sa fierté allait de paire avec cette puissance surnaturelle.

    Lorsque l'être aqueux s'exprima par la pensée, sa fébrilité fit rire le Primordial qui s'écarta d'un air amusé. Peut-être était-ce parce que Cyrine n'avait pas de forme physique et qu'il ne pouvait pas y lire la peur qu'il avait fait naître dans les cœurs des elfes il y a si longtemps. Mais cette fois, il savourait la crainte qu'il évoquât pour la petite farceuse. Monsieur le Dragon... Voici un titre qu'il n'avait encore jamais eu le droit. À nouveau, il rit à gorge déployée.


    « Écoute moi, petit être. Je ne crois pas que ton essence ne soit assez appétissante pour mon palais. Et je ne ferais jamais de mal à Garance. Réfléchissant à toutes les possibilités comme à son habitude, il ne pu s'empêcher de rajouter une petite mise en garde. À part si elle met en péril l'équilibre de Dilysia. »

    Ne cherchant pas à être plus menaçant qu'il ne l'était déjà, Celsiar s'éloigna de l'humaine et son médaillon habité. Il détourna son regard de son amie quasiment dévêtue mais le mal était fait, il avait eu tout le temps d'observer cette dernière. Calmement, le dragon marcha dans le sable et écouta attentivement son amie quand elle prit la parole pour lui répondre. Elle lui expliqua ne pas savoir ce qu'était un dragon primordial du vent, qu'elle se fichait bien de ce qu'il pouvait être en dehors d'être son ami. Un sentiment qui toucha droit au cœur le saurien.

    « On ne te l'a pas appris, mais au fond de toi, tu sais déjà ce que je suis. En dehors de mon apparence elfique et mon alias, tout ce que je t'ai dit n'est que la stricte vérité. »

    À part dire concrètement pour quoi il avait été crée, le dragon ne voyait pas comment le lui laisser comprendre. Tout en réfléchissant à sa formulation, il reprit lentement sa forme elfique qu'il affectionnait tant. Cette fois-ci, sa tenue se faisait beaucoup plus légère, un simple pantalon dont les pans révélaient ses genoux caché sa complète nudité .

    « Mais je vais faire un effort... Mes frères et moi-même avons eu pour tâche de façonner le monde comme tu le connais. Il marqua une courte pause, le temps que Garance digère l'information. À présent, nous en assurons la protection et permettons à ses habitants de manipuler les éléments dont tu dois connaître l'existence. »

    Délicatement, il s'agenouilla devant les deux loubiass et les fit monter sur son bras puis sur son épaule. Ne faisant qu'un avec le monde, il lui était difficile d'être craint par les animaux et d'autant plus des reptiles.

    « Une dernière chose qui peut t'être utile à savoir sur les dragons. Nous ne servons ni les cieux ni les abîmes : seul notre géniteur, l'Yggdrasil, a notre dévotion. »




Dernière édition par Myalië Xyloscient le Lun 26 Jan - 16:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 24 Jan - 12:23

Garance fut un peu troublée par la menace voilée qui clôturait la phrase que Mya adressa à Cyrine. Bien qu'elle ne vit pas comment elle pourrait mettre à péril l'équilibre de la terre, et que donc, la menace n'avait que peu de chance d'être un jour mise à exécution, elle ne doutais pas qu'il disait vrai. S'il estimait que son existence représentait un danger pour cette terre, il n'hésiterait pas à la détruire.

Un frisson la parcourue, et elle serra les bras autour d'elle. Elle espéra sincèrement ne jamais lui donner l'impression qu'elle était potentiellement dangereuse pour Dilysia. Il n'y aurait rien qu'elle pourrait faire pour se protéger de son courroux, et quitte à mourir, elle aurait préféré ne pas être tuée par quelqu'un qu'elle considérait comme un ami.

Il se détourna d'elles, et retourna prés des petits reptiles et de leur festin.

Encore une fois, elle fut un peu surprise par la grâce des mouvements de cet être aussi massif. Il lui faisait penser à un grand fauve, gracieux, beau et mortel.

Mais, curieusement, elle n'avait pas peur de lui. C'était un sentiment un peu étrange.

Elle fut distraite de ses pensées quand il commença à lui expliquer ce qu'était un « dragon primordial », tout en reprenant la forme elfique sous laquelle elle l'avait connu. Pendant un instant, elle eut un peu de mal à se concentrer sur ce qu'il lui disait, tant elle était fascinée par le spectacle de sa transformation.

Mais, au fur et à mesure de ses explications, elle se sentit pâlir en réalisant à quel point l'être qu'elle avait face à elle était puissant. Non, puissant n'était même pas le mot, mais elle n'en trouvait pas de plus adaptés pour définir quelqu'un à l'origine de l'existence du monde et des éléments.

Même lors de sa rencontre avec Dieu, elle n'avait pas ressenti les choses de cette façon.

Mais, elle comprenait mieux ce qu'elle avait éprouvé pour lui lorsqu'ils s'étaient heurtés dans cette ruelle et qu'il lui avait prit la main pour l'aider à se relever. Si, comme il le disait, il était le « maître » de l'air, il était logique qu'une petite magicienne soumise à cet élément ressente de tels sentiments pour lui.

Elle en eut un pincement au cœur. Du coup, leur connivence et leur complicité lui semblaient artificielles.

Elle se sentait à présent troublée. Elle se demandait ce qu'il ressentait pour elle ? Était-ce vraiment de l'amitié et de l'affection ou juste la curiosité d'un créateur envers une petite chose ayant découlé de ses expériences ?

Quand elle le vit s'approcher des petits loubiass et jouer avec eux, Garance baissa les yeux. Oui. Il aimait les êtres vivants. Tous les êtres vivants. Elle aurait aimé être un peu plus que ça pour lui.

Elle se sentait ridicule. Tellement ridicule. Pourquoi fallait-il qu'elle s'attache à des êtres pour qui elle ne pouvait pas avoir plus d'importance qu'une fourmi ? Comment avait-elle pu imaginer qu'elle pouvait être son amie ?

Quand elle sentit des larmes picoter ses yeux, elle se détourna vers les vagues. Hors de question qu'il la voie pleurer pour ça. Elle avait quand même sa fierté.

Elle s'avança rapidement dans l'eau tiède et mouvante de la mer, se laissant envelopper et éclabousser par les vagues pour que ses larmes se trouvent mêlées aux gouttelettes sur son visage.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mar 27 Jan - 15:15

    À la suite des explications du dragon primordial, un silence de mort prit place dans la conversation. Il n'y avait pas besoin d'être omniscient pour sentir le malaise s'installer entre Garance et lui. Le changement subtil dans la respiration de la jeune femme le reflétait avec évidence. Et en tant que maître du vent, il lui était difficile de ne pas le remarquer. Par contre, y réagir demeurait un problème épineux pour le grand saurien. Les émotions humaines restaient étrangères à sa manière de penser.

    Tout en caressant les deux êtres à sang-froid, Celsiar chercha ce qu'il était bon ou pas de faire pour la jeune femme. Il aurait voulu se retourner pour la rejoindre et la prendre dans ses bras. Pourtant, il ne fit ni un pas, ni un regard dans sa direction. Le vénérable dragon avait soudainement peur. Peur d'y voir un visage de crainte. Avec elle, il pensait ne pas avoir à vivre cela, mais à cet instant, il demeurait difficile d'agir rationnellement. Ses yeux rivaient sur les dragons miniatures, l'entité chercha à aiguiser ses sens pour deviner ce que faisait son amie.

    Il lui fallait affronter continuellement ses doutes sinon il n'aurait plus le droit de la traiter en tant qu'amie. Il jugea bon de se retourner afin de l'observer malgré sa crainte de voir une lueur désagréable dans son regard. Il n'eut droit cependant qu'au dos de sa silhouette. Lentement, le primordial fit mine d'avancer à son tour vers le rivage en la voyant entrer dans l'eau fraîche de l'océan. Il s'arrêta tout de même sur la plage, là où les flots venaient s'écraser sur la rive comme si allait plus loin lui était interdit.


    « Garance ? » Questionna-t-il de manière non-assurée.

    Si la belle demoiselle se retourna à son appel, elle vu un être beaucoup plus fragile et délicat que ce qu'on attendait d'un dragon. Peut-être même paraissait-il là plus faible qu'un homme, mais cela l'importait peu. En tant qu'entité voué au changement, il ne pouvait pas se taire éternellement. Il lui fallait affronter continuellement ses doutes sinon il n'aurait plus le droit de la traiter en tant qu'amie. Il prit une longue inspiration pour reprendre de la contenance et lui demanda avec plus d'insistance.

    « Qu'est-ce qui ne va pas ? »


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 29 Jan - 11:32

Lorsqu'il appela son nom, Garance hésita un instant à se retourner. Elle savait que les larmes étaient masquée au milieu des gouttes d'eau de la mer sur son visage, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas cacher l'expression de tristesse qui s'y affichait.

Toutefois, elle ne pas répondre revenait au même. Il savait qu'il y avait quelque chose, et même si elle le connaissait depuis peu, elle savait qu'il craignait de voir de la terreur sur son visage. Elle n'avait pas peur de lui.

Elle se retourna donc, et le vit sur le rivage. Elle savait que les larmes étaient masquées au milieu des gouttes d'eau de la mer sur son visage, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas cacher l'expression de tristesse qui s'y affichait. Il semblait malheureux, et elle ne voulait pas ça.

Elle ne savait pas quoi dire. Ce fut lui qui prit la parole en premier pour lui demander ce qui n'allait pas. Garance ne savait pas quoi répondre. Elle ne savait pas comment exprimer ce qu'elle ressentait, et surtout, elle craignait qu'il ne lui confirme ce qu'elle pensait. Mais, elle savait qu'elle était obligée d'essayer. Son changement d'humeur brutal méritait une explication. Il n'avait rien fait pour la contrarier, il avait juste répondu à sa question. Après tout, c'était bien elle qui lui avait demandé ce qu'il était.

Garance n'arrivait pas à mettre des mots sur ses sentiments, et même si elle y était parvenue, elle savait qu'avec sa gorge serrée au point que ça en était douloureux, elle ne pourrait pas émettre le moindre son. Elle sentit à nouveau ces yeux se remplir de larmes.

Finalement, ce fut Cyrine qui décida de s'exprimer pour elle.

-« Nous ne sommes que de pauvres humaines. Tu viens de nous expliquer que tu es l'un des créateurs du monde et notamment de l'élément que Garance contrôle. Elle doute de ses sentiments, puisque tu es le créateur de son élément, il est normal que ta rencontre ait provoqué des sentiments très forts en elle, mais du coup, ils lui paraissent artificiels, et puis pourquoi t'intéresser à nous ? Garance, c'est une petite humaine, sa vie durera le temps d'un battement de cils pour toi. »

Garance était gênée de voir ses sentiments ainsi déballés, mais elle ne fit rien pour faire taire Cyrine. Mya avait le droit de savoir. Et Cyrine, même si elle n'y mettait pas forcément les formes, ne faisait qu'exprimer exactement de ce que Garance ressentait.

-« Garance, elle a eu l'impression que tu étais son ami. Elle a confiance en toi, confiance comme je l'ai rarement vu avoir confiance. Sauf que maintenant, elle se dit que ce n'est pas « réel », mais juste la conséquence d'avoir rencontré le maître de son élément. Elle se demande juste comment un être aussi puissant, aussi important peut avoir seulement baissé les yeux sur elle. Elle t'aime, mais elle ne comprend pas comment ça pourrait être réciproque vu ce que tu es. »


Garance ferma les yeux, comme si ce simple geste pouvait la protéger de l'éventuelle déception qu'elle ressentirait quand le primordial lui expliquerait qu'effectivement, elle s'était fourvoyée, et que tout ce qu'il ressentait pour elle était la tendresse d'un créateur pour sa créature.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Lun 2 Fév - 16:55

    La situation n'était pas des plus agréable. Malgré que Garance se soit retournée pour faire face à Celsiar, ils n'échangèrent aucun mot. L'atmosphère demeurait pesante malgré ce panorama idyllique. Vu que ces deux empotés n'eurent le courage de prendre la parole à nouveau, ce fut Cyrine qui prit les devants. L'esprit de l'amulette exprima tant bien que mal, les raisons de ce retournement de situation. En être sage, le dragon l'écouta assidûment.

    Les propos qu'elle employa, étonnèrent le Primordial qui n'avait jamais voulu exprimer ceci sous cette forme. Bien sûr en observant le regard rougi de larmes de son amie, il pouvait y voir le doute et non pas la crainte tant attendue. Mais Cyrine ne tournait pas autour du pot. Oui, elles étaient mortelles. Oui, il vivrait bien plus longtemps que ces deux-là pouvaient l'imaginer. Mais qu'y pouvait-il ? Oui, ils possédaient un lien, mais c'était le cas de l'ensemble de la population de Dilysia.La situation n'était pas des plus agréable.

    Leur rencontre n'était due qu'à un concours de circonstances et lui ne regrettait pas d'avoir partagé ses secrets. Lui avoir fait par de son origine, de son identité, et même l'avoir fait monter sur son dos avait tellement de sens pour lui... Alors pourquoi doutait-elle de la réalité de leurs sentiments ?


    « Encore une fois, je te perturbe... Tu m'en vois désolé. Dit-il en s'adressant à Garance. Notre rencontre et nos sentiments ont été facilités par l'élément que nous partageons, c'est vrai. Pourtant, c'est à toi et à toi seule que j'ai voulu me révéler. Je crois que tu n'as pas conscience de ce privilège. »

    Sa voix demeurait calme et sibylline malgré la blessure qu'il venait d'être épris. La chose de plus précieux qu'il pouvait offrir aux yeux d'un dragon était assurément de la porter sur son dos. Lui, plus que tout autres se vouait à la liberté et donc à n'être soumis par personne. Et même s'il l'avait prise sur lui en toute amitié, le geste demeurait le même. Lentement, il soupira afin d'extraire l'agacement qui l'envahissait.

    « Il y a de cela dix mille ans, j'ai quitté les terres de mon peuple. Je voyais l'avenir dans celui des mortels et je le vois encore aujourd'hui. Si j'ai vécu autant de temps parmi vous, c'est parce que quelque part, je me reconnais en vous et ce n'est pas juste une question d'affinité. »

    Pendant un instant, le dragon eu besoin de reprendre sa respiration. Garance ou plutôt Cyrine avait su faire parler Celsiar bien plus qu'il n'en avait coutume. Remarquerait-elle qu'elle le changeai tout autant que lui avait crée cet état en elle ?

    « Votre civilisation me fascine bien entendu. J'adore apprendre les histoires comme tu as pu le comprendre. Néanmoins, qui que je sois, n'ai-je pas le droit d'éprouver des sentiments à ton égard ? »


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Lun 2 Fév - 19:48

Garance baissa les yeux quand il commença à parler. Elle sentait qu'elle l'avait blessé et ça la rendait encore plus malheureuse. Bien sûr, elle était consciente de l'immense privilège qu'il lui avait accordé, de la confiance dont il avait fait preuve vis-à-vis d'elle, et de ce que représentait pour lui le fait de se laisser chevaucher.

Au fur et à mesure qu'il parlait, elle eut honte de sa réaction. Il lui avait donné suffisamment de preuves de son affection, et surtout suffisamment de preuves que ses sentiments envers elle étaient réels. Elle eut honte d'avoir douté de lui, même si tout au fond de son être, son manque de confiance en elle la faisait s'interroger sur ce qui avait pu provoquer de tels sentiments.

Pourquoi cet être exceptionnel s'était-il pris d'affection pour une petite herboriste humaine ?

-« Mais on s'en tape ! »
lui répondit Cyrine, d'un ton agacé. « On s'en tape du pourquoi ou du comment ! »

Garance ferma les yeux et dut réprimer un sourire devant la réaction de l'esprit.

Oui, ça n'avait pas d'importance. Ça n'avait aucune importance. Qui pouvait expliquer les sentiments ? Qui pouvait dire pourquoi deux cœurs se rencontraient soudain, que ce soit en amitié ou en amour ? Qui pouvait expliquer pourquoi deux étrangers avaient l'impression de s'être connus toute leur vie ?

Elle se fichait de savoir. Tout ce qui lui importait pour l'instant, c'était de ne pas perdre son ami. L'idée que sa réaction pourrait l'avoir déçu, qu'il pourrait décider de mettre un terme à leur amitié naissante lui déchirait le cœur. Pourtant, elle n'aurait pas eu le droit de lui en vouloir.

Elle ne savait pas quoi dire pour ce faire pardonner, elle aurait voulu pouvoir lui expliquer, mais elle ne pouvait pas. Elle ressentait les choses, mais elle ne pouvait pas expliquer pourquoi, ni comment, c'était irrationnel. Habituellement, ça lui suffisait, mais là, elle se sentait désarmée, et elle regrettait de ne pas avoir un esprit plus logique et moins émotif.

-« ...Néanmoins, qui que je sois, n'ai-je pas le droit d'éprouver des sentiments à ton égard ? »


La question de Myalië résonna dans son esprit, comme un écho de ses propres pensées. Elle releva brusquement des yeux écarquillés par la surprise et le bonheur, regardant son ami comme si elle le découvrait pour la première fois. Elle avait l'impression qu'il avait compris ce qu'elle ressentait, que cette question était la réponse à toutes ses incertitudes.

Oui. Peu importait ce qu'il était. Peu importait qu'il soit un être ancestral et mythique, aussi puissant que Dieu lui-même. Peu importait son immortalité. Tout ce qui comptait, c'était que c'était elle qu'il avait fait voler, c'était à elle qu'il avait permis de chevaucher le vent. A elle qu'il offrait sa confiance et son amitié.

Elle sentit son sourire s'élargir, et avant même d'avoir réalisé ce qu'elle faisait, elle parcourut les quelques mètres d'eau qui les séparait et se jeta dans ses bras en disant :

-« Si ! Si ! Bien sûr que tu as le droit ! Je suis désolée ! Pourras-tu jamais me pardonner ? »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Jeu 12 Fév - 22:27

    Lire la surprise dans le regard de son amie fut chose aisée pour le Primordial. Apparemment, ses mots avaient su apaiser quelque peu celle-ci, car une sensation de bien-être transcenda l'atmosphère. Cette question, qui semblait anodine aux yeux de Celsiar, avait su toucher l'humaine au plus profond d'elle. Ce qui était évidence pour lui, demeurait mystérieux pour la demoiselle et vice vers cela. Cela avait toujours ainsi avec les mortels et resterait à jamais ainsi.

    Garance finit par exprimer un magnifique sourire qui en disait long sur son état d'esprit. Si jusqu'ici, on aurait pu se dire qu'il s'agissait d'une impression, là, l'information était claire. Elle était heureuse. Savoir cela rassura le dragon et effaça intégralement l'inquiétude passée. La jeune femme commença à avancer vers lui, puis bondit dans les bras de Celsiar. Instinctivement, l'être séculaire l'enlaça amicalement.

    Elle prit ensuite la parole pour se faire pardonner. Si le Primordial eut volontiers souri à son amie, il demeura impassible à sa question. Sur un ton des plus neutres et sec possible, il dit répondit simplement.


    « Non. »

    Immédiatement, un sourire taquin illumina son visage. Il avait quelque chose en tête et venant d'un être aussi espiègle que lui cela ne sentait pas bon pour la jeune femme. N'attendant pas qu'elle se reprenne de l'étonnement potentiel qu'il venait de provoquer, il attrapa la donzelle et la projeta au loin du rivage. C'est dans un « plouf » magistral qu'il pu voir son ami disparaître. Après tout, n'avait-elle pas dit qu'elle voulait se baigner ?

    Celsiar rigola un court instant à son espièglerie et plongea à son tour pour rejoindre la petite rousse dans cet océan de vagues. Sa précaution demeurait toujours omniprésente, alors, malgré sa malice, il alla directement à la recherche de celle-ci. Le dragon n'hésita pas à ouvrir les yeux dans cette eau salée. Sa clarté lui permit même de repérer de suite l'humaine et il nagea jusqu'à elle un sourire aux lèvres.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 14 Fév - 14:50

Le cœur de Garance se gonfla de bonheur quand son ami l'enlaça, la gardant contre lui. Le visage enfoui dans le cou de Mya, elle ne vit pas son expression qui restait neutre.

Son cœur se glaça quand il lui refusa son pardon d'un ton neutre avant de la rejeter loin de lui. Juste avant de s'enfoncer dans les vagues avec une grande éclaboussure, elle eut le temps de voir le sourire espiègle sur le visage de son ami, et elle but la tasse quand elle éclata de rire.

Elle se retrouva sous l'eau, gigotant autant qu'elle le pouvait pour remonter à la surface. Mya l'avait lancée loin dans la mer, l'eau était profonde, elle n'avait plus pied. Elle se rendit compte alors qu'elle avait omis un léger détail quand elle avait exprimé son désir de se baigner... Elle ne savait pas nager !

Enfin, si, elle se débrouillait vaguement, mais uniquement dans les rivières prés de Myth, des eaux peu profondes et calmes. Ici, dans cette eau profonde et mouvante, elle ne retrouvait pas les gestes nécessaires. Pour arranger les choses, elle était complètement désorientée.

Elle commença à s'affoler, elle se sentait sur le point de perdre son souffle. Bien sûr, elle aurait pu utiliser son pouvoir, après tout, cela n'aurait pas du être très compliqué pour quelqu'un maitrisant la magie de l'air de faire apparaître une bulle d'air autour d'elle, mais pour ça, il aurait fallu qu'elle soit capable de se concentrer, et la panique l'envahissant ne lui en laissait pas la possibilité.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Lun 16 Fév - 22:16

    Après avoir projeté son amie dans l'eau, Celsiar l'avait rejoint à la suite d'un plongeon égal à sa grâce terrestre. Être immergé dans l'océan lui apportait une sensation assez similaire à celle du contact de l'air. Il n'y n'avait pas la légèreté de son propre élément, mais la fluidité demeurait appréciable. Il nota aussi que malgré la chaleur de l'été, la température sous-marine restait d'une fraîcheur surprenante. Le dragon n'avait jamais réfléchi à tout ceci et ce n'était pas vraiment le moment non plus, Garance paraissait en difficulté.

    Sortant ainsi de sa courte analyse, il rejoint la belle et jeune demoiselle dans une brasse épurée. La rouquine semblait affolée, elle se débattait de manière chaotique tout en laissant s'échapper l'air de ses poumons. Peut-être que la surprise avait été trop grande et la panique l'empêchait de reprendre le contrôle. Ce sang-froid était nécessaire pour tout être doué de magie, et voyant ce cas comme une opportunité, le dragon aurait voulu la guider dans cette voie.

    Néanmoins, ils étaient là pour s'amuser. Alors dans un claquement de doigts, Celsiar fit apparaître une grosse bulle d'air qui alla envelopper la demoiselle. L'agitation de cette dernière ne fit pas éclater la sphère. Quand celle-ci commença à remonter, Garance semblait en train de reprendre ses sens. Le dragon, lui, nageait en tournoyant autour d'elle sans la quitter longtemps du regard. Il savait qu'une fois encore, il l'avait chamboulé, mais son sourire exprimait toute l'espièglerie de sa personnalité. Il aimait jouer même si c'était jusqu'à s'en brûler quelque peu les doigts.

    Ils firent tout deux surface au bout de quelques secondes. La sphère se dissipa au contact de l'atmosphère laissant sa passagère se faire ballotter par les vagues se dirigeant vers la plage. En face d'elle, Celsiar la regarder de ses yeux saphir, son éternel sourire aux lèvres. Ses longs cheveux céruléens étaient rabattus en arrière à cause de l'eau, cela n'en gâchait toutefois pas son charme enchanteur.


    « Ça va mieux ? » Demanda-t-il avant d'éclater de rire.

    Non, le dragon ne se moquait pas d'elle. Il se sentait tout simplement heureux dans ce moment de complicité. Et même si sur le coup, cela avait échappé au contrôle de son amie, il s'attendait pas à être réprimandé pour son geste. Dans le doute de ne pas bien suivre le comportement humain, Celsiar s'approcha de la jeune femme et resta à ses côtés en nage stationnaire en attendant une réaction de celle-ci.

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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Sam 21 Fév - 11:21

Garance paniquait, se débattait, tentait de retenir son souffle alors que ses poumons semblaient sur le point d'éclater et que le réflexe de survie lui ordonnait de respirer.Garance paniquait, se débattait, tentait de retenir son souffle alors que ses poumons semblaient sur le point d'éclater et que le réflexe de survie lui ordonnait de respirer. Elle était complètement désorientée. Cyrine semblait être dans le même état qu'elle. Avec ses mouvements désordonnés, elle ne savait pas si elle s'enfonçait plus profond dans l'eau ou si elle remontait vers la surface. Elle était complètement désorientée. Et même Cyrine semblait être dans le même état qu'elle.

Alors qu'elle était sur le point de s'évanouir, elle ne put retenir sa respiration et pris une grande goulée... d'air.

Quand l'oxygène recommença à circuler dans son organisme et arrive à son cerveau, éclaircissant ses idées, elle réalisa qu'elle était encore sous l'eau, mais dans une grande bulle, qui remontait vers la surface et aperçut Mya qui nageait gracieusement autour d'elle.

Arrivée à la surface, la bulle éclata, et Garance respira à nouveau l'air libre avec délice, en réalisant à quel point elle était passée près de sa fin cette fois.

Elle regarda son ami qui en face d'elle, un grand sourire aux lèvres, l'air joyeux, elle, elle se doutait que son visage devait avoir une expression vaguement choquée. Elle venait de réaliser que même s'il avait beaucoup d'affection pour elle et qu'il ne lui aurait jamais fait de mal volontairement, c'était un être immortel qui n'avait pas vraiment la notion de la fragilité de la vie humaine.

Aujourd'hui, elle aurait pu mourir plusieurs fois à cause de lui. Quand il l'avait jeté dans le vide, quand il avait fait ses pirouettes avec elle sur son dos. Quelqu'un de plus fragile aurait pu faire un malaise. Et maintenant, en la jetant ainsi à l'eau.

Quand il lui demanda si elle se sentait mieux avant d'éclater de rire, elle réalisa à quel point elle était vulnérable.

Mais, malgré tout, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Et malgré elle, elle sentit un sourire naître sur ses lèvres alors qu'elle secouait la tête avec résignation. Il semblait que le destin avait décidé qu'à partir de maintenant, elle devait vivre dangereusement et rencontrer des amis mortels.

Elle lui sourit avant de dire :

-« Ça va. Je survivrai. »


Puis, après un instant de réflexion, elle ajouta :

-« J'aurais dû être capable de faire ça moi-même n'est-ce pas ? C'était un test ?... Si c'est le cas, comme tu l'as vu, j'ai lamentablement échoué. Je ne suis qu'une humaine, je ne maîtrise pas ma panique. »

Il n'y avait aucun reproche dans ces paroles. C'était juste un constat, et elle voulait aussi qu'il prenne conscience de la fragilité de son existence.

Il flottait à quelque distance d'elle, se laissant porter par les vagues vers la plage, avec son éternel sourire qui faisait qu'elle pourrait tout lui pardonner. Mais elle se sentait épuisée par les émotions violentes qu'elle venait de vivre, et par la privation d'oxygène que son corps avait subi.

Elle fit quelques mouvements de brasse pour se rapprocher de lui et s'accrocha à son épaule.

-« S'il te plaît, je voudrais rejoindre la plage. Je me sens pas très bien. »
Dit-elle d'un tons las.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Mer 4 Mar - 22:33

    La jeune demoiselle en face de lui semblait éprouvée par l'expérience périlleuse dans laquelle Celsiar venait de la confronter. Sa respiration était lourde et rapide cependant, cela n'inquiéta pas plus le dragon qui attendit patiemment à ses côtés pour s'assurer de sa sécurité. Garance paraissait hors de danger, elle arrivait à se stabiliser à la surface de l'eau et c'était le principal.

    Son amie finit par reprendre suffisamment son souffle pour répondre à sa demande. Son sourire effaça immédiatement le moindre doute, elle allait bien. Elle en profita même pour le questionner à son tour, chose qu'il ne se serait pas attendue de sa part.


    « Oui, tu aurais pu te débrouiller de toi-même. Oui, j'ai voulu voir si tu arriverais à reprendre ton calme. Mais en aucun cas, c'était prémédité. Il n'y a aucun échec à envisager, simplement tes limites actuelles devant l'imprévu. » Dit-il amicalement avant de lui rendre son sourire.

    En la voyant se rapprocher jusqu'à se coller, il comprit ce qu'elle attendait de lui avant qu'elle ne demande son aide et se plaçât dos à elle afin qu'elle l'enlace au niveau de la nuque. Elle voulait rejoindre l'île. Cela chagrina légèrement le Primordial, mais il n'en fit pas une affaire d'état. Il comprenait bien que ce genre de surprise pouvait être extrêmement stressant et épuisant. Sans un mot, il répondit à Garance d'un hochement de tête avant de commencer une lente brasse.

    Avec l'aide des courants marins, rejoindre la plage fut un jeu d'enfant. Une fois qu'ils eurent pied, le dragon s'écarta un peu de son amie pour la prendre dans ses bras et l'emmena jusqu'à l'ombre d'un palmier à proximité. Il la déposa avec douceur et s'assit à ses côtés avant de s'allonger de tout son long. Il remarqua que le silence avait repris son cours. Les loubbias avaient disparu en laissant quelques traces de leur passage laissant les deux amis dans une intimité particulière.


    « Je sais que je peux parfois me montrer très abrupt, je m'en excuse. Même si je sais que les humains sont moins résistant que nous autre dragons. Il m'est difficile de comprendre vos peurs avec la même précision. »

    Un peu abattu par son manque de compréhension à l'égard de la demoiselle aux cheveux roux, le dragon primordial préféra laisser son regard se fixer sur l'astre solaire commençant à rejoindre l'horizon. La journée touchait à sa fin. Il faudrait assurément rejoindre Gilurard pour la jeune femme, alors d'un ton presque contraint, il le lui demanda.

    « Il commence à se faire tard. Veux-tu que je te ramène ? »

    Lui aurait apprécié sa compagnie plus longtemps, mais il savait qu'il fallait bien une séparation à un moment. De plus, la journée avait été riche en émotions pour son amie et lui-même. Du repos devenait d'une importance capitale. À la rigueur, prendraient-ils un repas ensemble, mais cette idée attendrait la réponse de Garance et si elle voulait retourner à Gilurard.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Dim 8 Mar - 12:06

Garance s'était accrochée au cou de son ami avec soulagement. Elle se sentait ses muscles trembler d'épuisement. Elle se colla contre lui avec plaisir et le laissa les ramener vers la plage.

Quand ils arrivèrent sur la rive, il la prit dans ses bras pour aller la déposer délicatement sur le sable près d'un des palmiers. Elle se dit vaguement qu'elle aurait dû être gênée par la situation. Après tout, elle était quasi nue dans les bras de son compagnon, mais tout ce qu'ils avaient vécu ensemble ce jour-là avait crée une complicité et une proximité qui lui donnait l'impression de l'avoir toujours connu.

Le silence et la quiétude qui régnait sur l'île rendaient cet instant presque irréel. Ils étaient seuls sur cette île, loin de tout. Et elle se sentait bien, apaisée.

Allongé près d'elle, il reprit la parole pour s'excuser de ne pas être capable de comprendre les sentiments humains, leurs peurs et d'avoir oublié qu'ils étaient moins résistants. Elle vit son regard s'attrister et son cœur se serra. Elle ne voulait pas qu'il se sente coupable.

Elle se tourna vers son ami et vit que son regard errait vers le soleil qui descendait sur l'horizon. À son tour, elle regarda l'astre et son cœur se serra un peu. La journée allait bientôt s'achever. Et avec elle s'achèverait cette rencontre qu'elle aurait voulu prolonger éternellement.

Comme pour confirmer ses craintes, il lui demanda si elle voulait rentrer en ville.

Non, elle n'en avait pas envie. Elle aurait voulu pouvoir rester ici pour toujours. Elle se sentait bien, apaisée, sereine. Il y avait des mois qu'elle n'avait pas ressentit une telle quiétude. Mais elle savait que ce moment devait bien se terminer à un moment où à un autre.

Toutefois, elle voulait profiter encore quelques minutes de la présence de son ami. Elle sourit et se tourna vers lui.

-« Tu n'as pas à te reprocher de ne pas être conscient de nos limites. Nous-mêmes nous n'en sommes pas toujours conscients et puis, moi non plus je ne comprends pas toujours ce que tu ressens. Non seulement parce que tu es un dragon et que j'en avais jamais rencontré avant, mais aussi parce que, même entre humains, les sentiments sont tellement personnels... »


Elle aurait voulu pouvoir lui expliquer plus clairement ce qu'elle ressentait mais les mots lui manquaient. Et puis, finalement, ce n'était pas si important, elle était sure qu'il avait compris l'idée générale.

« Moi aussi, j'ai été maladroite. C'est moi qui ai voulu me baigner. J'avais juste oublié que je n'avais jamais nagé dans la mer, j'avais oublié à quel point elle pouvait être profonde. Et puis, c'est vrai. Je n'aurais pas dû paniquer ainsi, mais c'est vrai que je ne suis qu'une humaine soumise à mes émotions. »

Elle se tut un instant, et se blottit un peu contre lui avant de reprendre.

-« Tu sais, il y a moins de 6 mois que j'ai découvert la magie. Mon apprentissage à été plutôt chaotique jusqu'ici. Peut-être que dans quelques années, je serai capable de garder mon calme et de me sortir toute seule des situations qui me font peur, mais pour le moment, je suis un peu limité. Mais, aujourd'hui, avec toi, j'ai énormément appris. ».

Elle resta un moment silencieuse, la tête posée contre l'épaule de son ami. Elle ferma les yeux pour essayer de fixer dans sa mémoire cet instant magique, elle voulait pouvoir se rappeler de tout. La douceur de la brise sur sa peau, la lumière dorée du soleil couchant qui les enveloppait, la chaleur de la peau de son compagnon sous sa joue, le doux murmure des battements de son cœur qu'elle percevait sous son oreille, son souffle calme qui soulevait et abaisser avec régularité sa poitrine.

Finalement, avec un soupir, elle releva la tête et chercha les yeux de son ami avant de dire :

-« C'est vrai qu'il se fait tard et si tu préfères qu'on rentre en ville, ce n'est pas un problème pour moi. Même si je n'ai pas envie que cette journée se termine. Je n'ai pas envie de te perdre. »
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   

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