Myth

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 Akher Saelver

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AuteurMessage
Selephim Seth
Classius, Démon du froid, Seigneur Démon, Expert en magie, Guide des débutants, Administrateur
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Date d'inscription : 25/03/2014
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Localisation : Dans les méandres de mon cerveau

MessageSujet: Akher Saelver   Dim 22 Mar - 14:54



Raison de la mort : Affaires personnelles


Nom : Saelver
Prénom : Akher
Age : 41 ans
Race : Elfe des bois

Sexe :
Masculin
Orientation (sexuelle) : Hétérosexuel

Caractère :

Akher est un être étrange et difficile à approcher. Le fait d’avoir passé dix ans dans ce qu’il voit maintenant comme une captivité intolérable chez les humains et les hauts-elfes l’a empli d’une rancœur froide et tenace, mais également d’un savoir rare chez ses congénères. Très instruit, même selon les standards des hauts-elfes, il a cependant tendance à rejeter ces enseignements, les jugeant superflus et issus d’une culture méprisable. D’une manière générale, il ne porte pas dans son cœur les autres races, et n’hésite pas à leur faire savoir, violemment s’il l’estime nécessaire. Doté d’une intelligence rude et calculatrice, il tente en permanence de rester maître de soi-même, malgré ses fréquentes colères. Ces dernières sont souvent couvertes, bouillonnant intérieurement jusqu’à ce qu’il juge bon de les extérioriser et de laisser libre cours à ses pulsions.

Pour compléter ce tableau, il faut aussi voir son rapport particulier à la nature et la magie. Comme beaucoup de ses frères, il voit le monde comme une vaste entité, dans laquelle tous ont un rôle à jouer. Mais là ou eux s’arrêtent à la simple vénération, lui entretient un rapport symbiotique avec elle. Les esprits de ses ancêtres rodent librement dans son esprit, ses propres pensées ayant parfois du mal à s’exprimer dans le chœur incessant des essences agitées. Ce n’est cependant ni son intelligence de prédateur, ni l’instabilité engendrée par le concert des voix qui le rend dangereux. C’est sa volonté inflexible, forgée pour être son arme la plus mortelle.

Croyant fermement qu’il est normal pour le fort de s’imposer, par quelque moyen que ce soit, il entend unifier les différentes tribus des elfes des bois en une puissance unifiée, sinon soumise à sa volonté. Planifiant soigneusement ses coups, ne reculant devant aucun moyen, il estime que ce but suprême doit guider les actes de tout bon elfe sylvain, et entend lui-même donner l’exemple. Ses coups sont pour cela toujours minutieusement préparés, et il se meut à chaque fois avec la patience d’un félin en embuscade. Il est donc logique de le voir traiter autrui avec une grande dureté, celle-là même dont il fait preuve envers sa propre personne.

Il n’est pourtant pas dénué de sentiments plus positifs. Si cette dernière s’exprime de manière étrange, il a pour ses congénères une réelle affection, et est prêt pour les défendre à se faire passer au second plan. L’œuvre de sa vie est, avant la satisfaction de ses propres ambitions, l’élévation de son peuple au rang de puissance mondiale dominante. Il sait pour cela qu’il faut transformer leurs traditions ancestrales, que la stagnation dans laquelle ils sont actuellement enfoncés ne peut se révéler que néfaste. Le véritable problème pour lui est de le faire sans perdre leur identité, sans que l’influence pernicieuse de l’extérieur ne vienne les corrompre.

Aussi étrange que cela puisse paraître, Akher est au final très fataliste, et n’en veut que rarement de manière personnelle aux représentants des autres races. Ils n’ont après tout pas plus que lui choisit leurs lots, et se contentent de jouer leur rôle. Il se bat avec colère, canalisant ses énergies, mais rarement avec haine, évitant de se laisser submerger. Somme toute, il est en théorie parfaitement possible pour un non-elfe de trouver en lui un camarade sinon un ami, même si sa confiance n’est que rarement accordée.

Physique :

La première chose qui frappe quand l’on regarde le guerrier, c’est ses bois. A la place des sourcils normalement présents, deux bois semblables à ceux d’un cerf chevauchent ses arcades. Longs d’une vingtaine de centimètres chacun, leur corne blanche a la particularité de repousser en l’espace de quelques jours  si elle est brisée. A part ce point particulier, il ressemble globalement à la plupart des elfes des bois. Son visage est dur, taillé à la serpe, son nez droit et tranchant et ses joues légèrement creuses ne faisant rien pour adoucir son faciès austère. Il a comme ses congénères de longs cheveux, chez lui d’un gris cendré, et possède de longues oreilles taillées en pointe. Comme tout ceux de son clan, il arbore toujours une natte teinte en rouge dans ses cheveux autrement simplement ramenés en arrière.

Son corps donne l’impression d’être travaillé, sculpté par des décennies d’une discipline aussi rude que scrupuleuse, noueux, musclé et dur, il est relativement grand pour sa race, culminant à près d’un mètre quatre-vingts, et arbore fièrement son lot de cicatrices, ressortant vivement sur le teint gris de sa peau. Ses doigts sont recouverts de cals, durcis par sa pratique diligente de l’épée et de l’arc, armes ne le quittant jamais. Son arc est court, maniable, fait pour ne pas l’encombrer, mais suffisamment tendu pour rester puissant et précis. La lame de son épée, longue d’une cinquantaine de centimètres, est emmanchée dans un pommeau de corne recouvert de lanières de cuir.

Il s’habille généralement assez simplement, privilégiant avant tout la liberté de mouvement et les tons de couleur naturels et sobres de son peuple. Une armure de cuir bouilli sans manches enfilée par-dessus un vêtement de toile simple, des bottes et des gants solides et une ceinture, le tout parfois agrémenté d’une cape. Il est rare de le voir vêtu autrement que de cet attirail, dont il ne se sépare pas, même pour les occasions les plus officielles.

Sa seule fantaisie reste les peintures de guerre dont il se pare quand il sait qu’il va combattre. Rouges ou marrons, elles sont généralement assez sobres, consistant en quelques entrelacs de bandes ornant ses bras.

Histoire :

Il aimait cette sensation. Le silence. L’excitation de la traque. Sa volonté se heurtant à celle de sa proie. Proie, proie, proie. Ce mot avait dans son esprit un goût délicieux. Il frissonna, relâchant la corde de son arc, se satisfaisant du bruit sec et sifflant de sa flèche. L’animal s’effondra, sans comprendre vraiment ce qui venait de lui arriver. Le jeune chasseur s’extirpa de sa position, et s’avança vers lui, les sens en éveil, méfiant. Il ne serait ni bon, ni plaisant de voir son butin contesté par un autre prédateur. D’un mouvement rapide, il lia les pattes de la bête d’une corde, avant de la hisser sur son dos et de se diriger vers le campement de son clan. Père recevait aujourd’hui des envoyés humains et haut-elfes pour discuter avec eux d’un possible traité de bonne entente et de commerce. Il avait toujours était étrange, mais Akher était toujours ouvert à la nouveauté, et si cela leur rendait la vie meilleure, il ne voyait aucune raison de s’en priver. Arrivé chez lui, il déposa sa prise chez les cuisiniers, et se dirigea vers la tente de son père, écartant la tenture qui servait de porte. Devant lui se tenait une assemblée colorée, il repéra ce qu’il pensait être des hauts-elfes, des humains, et même une elfe bleu. Il prit sa place aux côtés de son père, un bref hochement de tête servant de salut général, et celui-ci continua à parler :

" Voici Akher, mon fils, dont je vous ai déjà parlé. Un bref murmure d’assentiment parcouru le petit groupe, et son père continua. Comme prévu, il vous accompagnera pendant dix ans, en gage de ma bonne volonté et afin d’apprendre de vous. "

Le jeune elfe sourcilla brièvement, ce mouvement seul trahissant sa surprise. Sa tribu avait toujours été hostile aux étrangers, préférant vivre en totale autarcie, cultiver ses traditions guerrières et chamaniques, mais son père incarnait pour elle un changement étrange et parfois très brutal. Il n’était opposé à ce projet en tant que tel, mais aurait aimé en être informé. Qu’importe, le résultat était le même. La conversation se clôtura rapidement, les dix minutes suivantes servant à leur faire faire plus ample connaissance. Il fut finalement décidé qu’il irait cinq ans chez les hauts-elfes, puis encore cinq ans chez les humains. Ils se mirent en route quelques jours plus tard, le jeune homme n’emportant avec lui que quelques vêtements, son épée et son arc. C’était la première fois qu’il sortait de ses bois, et il devait que l’expérience avait quelque chose de grisant. Malgré son naturel taciturne, il ne put s’empêcher d’assaillir de questions ses compagnons de route, leurs réponses amusées laissant toujours la place à de plus nombreuses interrogations.  Ce ne fut que quand il se trouva enfin devant les portes de Palandaliel que le flot incessant de ses question finit par se tarir. Il ne trouva rien à dire, estomaqué par la magnificence de ses tours, la hauteur de ses remparts et la puissance sereine qui semblait s’en dégager. Seul des géants auraient pu bâtir cela, et la force de ces gens était pour lui manifeste. Pendant quelques temps, il fut ainsi chaque jour nouvellement secoué. Le monde était si vaste, et il pouvait tant en apprendre. Ses hôtes se révélèrent des professeurs dévoués, bien que parfois un peu hautains, et lui se fit malgré tout un devoir d’être le meilleur élève possible, s’attachant à rendre son esprit aussi efficace que son corps, se délectant de ce nouveau moyen de se discipliner.

Mais comme pour beaucoup de choses, la surprise devait rapidement laisser la place à des sentiments plus humains. Plus le jeune homme apprenait, plus il sa vision de son environnement se modifiait. La cité resplendissante et ses hauts remparts se changeaient en un enclos pour un bétail asservit par sa propre paresse, ses enseignants se faisaient prisonniers de leurs propres enseignements, coulés dans un moule trop dur pour n’avoir d’autre choix qu’une horrible stagnation. La douceur de vivre ambiante se faisait complaisance lénifiante, et ce fut avec une joie difficilement contenue qu’il accepta au bout de 5 ans de partir chez les humains.

La cité de Myth ne fit rien pour changer la dégradation rapide de son humeur. Il y vit les humains, ces créatures éphémères, s’agiter en un perpétuel bourdonnement n’ayant pour but que de se préserver. Là où ses cousins elfes pouvaient au moins se targuer de posséder un semblant de noblesse, il ne voyait de ces créatures qu’un mouvement stérile autant qu’imbécile. Il se faisait chaque jour un peu plus morose, plus renfermé, sans que rien ne puisse venir alléger son fardeau. Jusqu’à que son impatience eut raison de sa retenue. Un an après son arrivée, il mettait à mort l’escorte qui l’accompagnait lors d’une chasse et s’enfuyait. Pendant encore quatre ans, il courut, voyageant dans le monde, chassant hommes et bêtes sans différence, sans aucun contact avec un de ses congénères. Il s’unit à la terre, retrouvant les plus anciens rituels de son peuple, se transformant aussi bien physiquement que mentalement. Encore aujourd’hui, les gens prudents évitent d’aborder cette période de sa vie. Toujours est-il qu’il finit par revenir chez lui, peu après que la période des dix ans ne se fut achevée.

" Lance les os, vieillard.

Irvel, le vieux druide, le regarda un court instant. Sa venue soudaine l’avait surpris, mais il avait toujours offert ses conseils à qui le demandait, et le jeune banni ne ferait pas exception. D’un geste rapide, il l’avait fait entrer, se demandant ce que le tout jeune elfe pouvait bien lui vouloir. Sa main ridée fit trembler les phalanges ancestrales dans sa pogne, avant de les jeter au sol. Il se pencha sur elle, humant l’air, inspirant brièvement.

- Que vois-tu ?

La vieille carcasse secoua ses chairs pesantes, soufflant comme un cheval pour manifester son irritation, avant de le faire taire d’un doigt sèchement levé, et fixa plus intensément son regard, la poussière retombante et l’éclat grisâtre des os jetant dans ses pupilles une lumière moribonde.

- Je vois… Toi. Tu tiens quelque chose. Une branche… Un bois de cerf, une lame, un cœur…

- Oui, oui… Quoi encore ? Parle !

Sa voix était impérieuse, et la pression de sa poigne sur le bras du vieil homme ne laissait aucun doute quant à ses intentions.

- Tu vas apporter… Le changement, la violence, la grandeur et…

L’autre s’interrompit, sa bouche se fermant, son regard son faisant dur. Il hésita un instant, avant de continuer :

- Je n’en dirai pas plus… Je dois prévenir notre chef, tu.... "

Akher n’avait pas besoin d’en entendre plus. Il pourrait toujours questionner l’esprit du vieux fou, une fois qu’il aurait dévoré son cadavre. Son épée plongea dans ses entrailles, fouillant brièvement les chairs molles de son ventre. Il la retira, et la replongea plus doucement, écartant les os, tranchant les chairs, extrayant précautionneusement le cœur encore chaud du défunt. Sans autre cérémonie, il croqua dedans comme l’on croquait dans un fruit juteux, le gout entêtant l’enivrant brièvement. Cela faisait trop longtemps qu’il n’avait pu manger l’un des siens, et sentir la présence de son frère et de sa lignée spirituelle l’envahir provoqua en lui un violent frisson de plaisir. Il se leva, se lava le visage et les mains avec un bol d’eau claire, et sortit de la hutte, essuyant sa gueule humide du revers de sa manche, avant de se diriger droit vers la hutte de son père. On le laissa passer sans trop d’encombres, et si son géniteur ne masqua sa surprise, il ne cacha pas non plus sa joie et son soulagement. Il se leva de son trône, et enjoignit son fils de venir. Akher s’approcha, s’agenouillant à une distance respectueuse. Il était calme, pour la première fois depuis longtemps, la certitude de l’action à venir enserrant les pulsations de son cœur dans une gangue de patience mesurée. Il se contrôlait.

" Mon fils, tu nous as causé bien des problèmes, mais… Je suis heureux de te revoir parmi nous. Approche, approche.

Il obéit, se relevant lentement, son regard dur se posant sur le visage émacié de son père. Le temps n’avait pas été dur avec le vieux chef, et il pouvait lire dans les sillons de son visage les traces laissées par de longues nuits inquiètes. Il se porte vers lui, prenant le vieux corps fragile dans ses bras, l’accolade filiale réchauffant son cœur. Et il parla. Sa voix était grave, mesurée, et triste.

- Père, je… Je suis désolé. Je sais que j’ai fauté. Mais je sais aussi comment me rattraper. J’ai parlé à nos anciens, et je leur parle encore. Je sais ce qu’il faut à notre peuple.

Il y eut un moment d’hésitation. Croire la parole d’un exilé et d’un meurtrier semblait pour beaucoup difficile. Son père brisa finalement le silence inconfortable, souriant chaleureusement :

- C’est formidable, mon fils. Mais pourquoi alors ce visage si morose ?

- Parce que, père, j'ai certaines obligations. Il sortit son épée de son fourreau, et s’entailla le poignet, avant de planter la lame sur le bois du sol. Je défie Kioly Saelver en un combat singulier, comme c’est mon droit ! "

Le reste fait partie de l’histoire. Akher tua son père, et il vaut sans doute mieux ne pas raconter ce douloureux évènement. Ce fut sans doute la seule fois que le guerrier pleura et douta de lui. Mais pour la grandeur d’un peuple, certains sacrifices doivent être faits. Pour la grandeur d’un elfe, le prix à payer est souvent la solitude. Il endure, encore aujourd’hui, et son histoire même se fait la preuve de sa volonté inflexible. Quant à son plan final, lui seul le connait réellement...


Magie :

Comme tout chaman qui se respecte, Akher a sous son commandement les puissances de la terre et de la nature. Cependant, sa maîtrise de l’Ether, plus rare, lui permet de donner à la relation qui l’unit à la Nature un caractère symbiotique. S’il ne possède pas le contrôle raffiné d’un mage de formation sur ces éléments, il peut en revanche se targuer de disposer d’un contact très intime avec les forces de l’occulte.

La voix des racines : Akher peut, en méditant sous un arbre suffisamment large et ancien, entrer en contact avec quelqu'un accomplissant le même rituel, et communiquer avec lui. Dans les faits, ce pouvoir est surtout utilisé par les druides de ce monde, et plus particulièrement par les elfes des bois, ce qui limite quelque peu son champ d'action.

Un de la meute : l’elfe peut communiquer avec les animaux de ce monde, et ces derniers réagissent plus favorablement à sa présence. Cela ne lui garantit aucun contrôle sur eux, cependant, même s’il peut toutefois échanger avec leurs esprits des émotions ou des concepts simples. Tenter de communiquer en utilisant des idées trop abstraites ne produit généralement aucun résultat positif, et a tendance à irriter ou à apeurer la bête.

Respirer et observer :
En s’immobilisant brièvement et en fermant les yeux, il est possible à Akher de ressentir la présence des êtres vivants à plusieurs kilomètres à la ronde. Ce pouvoir ne marche toutefois que dans un environnement naturel.

Porteur des volontés : En combat, Akher peut faire appel aux esprits des morts résidant en lui pour augmenter sa force et sa résistance à la douleur. En contrepartie, le flot des défunts submerge sa conscience, affectant grandement son pouvoir de décision et le plongeant dans une rage primale et difficilement contrôlable.
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