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 Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]

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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Ven 20 Mar - 0:44

    Cette journée a été extraordinaire. La rencontre avec Garance, un baume au cœur. Chaque détail, chaque émotion restera gravé à jamais dans l'esprit séculaire du dragon. Pourtant, l'heure tourne pour les deux amis. Le soleil se couche et il leur faut à présent reprendre les airs et rejoindre le port de Gilurard. Une séparation déchirante est à venir, tout deux le savent et se font muets. Silencieusement, Celsiar apparaît à nouveau sous le don qu'Yggdrasil lui a offert. Les rayons de l'astre mourant font briller de mille feux le corps écailleux du Primordial. On dirait qu'il n'est plus l'être vaporeux qu'il a montré tout au long de cette journée, mais un miroir brisé dont la pléiade de facettes rougeoie pour le salut de la belle étoile.

    Les derniers mots de réconfort de son amie n'ont pas su réchauffer son cœur comme tout au long de cette journée. Cela ne suffit pas, il n'est pas parvenu à l'écouter et la tristesse de leur future séparation est trop grande pour qu'elle soit simplement contenue par des mots. Tout en rabaissant sa tête sur la plage, Celsiar soupire une longue complainte dont le son est l'expression même de sa tristesse. Il attend sagement que son amie se rhabille et commence à grimper sur son dos. Il pourrait l'aider, mais son esprit n'est pas à la galanterie, il préfère ressasser ce qu'elle vient de dire et y chercher un sens. Elle peut toutefois utiliser les écailles céruléennes de son ami pour l'escalader.


    « Ne t'inquiètes pas. » Lui répondit-il finalement.« Je suis ton ami à jamais et tu n'auras qu'a m’appeler pour que je te retrouve. »

    Une fois que Garance accepte l'invitation muette du Primordial et parvient à rejoindre son dos, celui-ci se redresse de toute sa taille. Il est majestueux, aussi brillant que le firmament, on pourrait croire qu'il y a un autre soleil. Avec une grâce inégalée, il déploie ses ailes de brume au-dessus de la végétation des alentours et s'envole avec la demoiselle comme il était apparu en milieu d'après-midi. Le dragon ne cherche pas à gagner de l'altitude, il préfère se bercer aux creux des vagues qui s'écrasent contre lui. Une fraîcheur acceptable après une journée si chaude. Pour l'instant, il n'ose pas parler à Garance, il ne saurait pas quoi lui dire. Tout ce qui compte, c'est de profiter encore un peu de sa présence et de taire le moment fatidique en espérant stupidement qu'il n'arrive jamais.

    Sans être très rapide, il sent qu'elle se blottit fort contre lui. Il n'est pas capable de savoir s'il s'agit là d'une précaution pour ne pas tomber ou bien un geste de tendresse comme ont l'habitude de faire les humains. La chevelure de la belle claque aux vents, Celsiar le devine tout autant qu'il l'entend. C'est un bruit qui le berce durant tout le trajet. Un bruit que bientôt, il n'aura plus la chance d'écouter. Fermant ses gros yeux de saphir, il cherche à s'imprégner de chaque détail qui façonne son amie. Le son de sa voix, celui de son cœur, sa respiration lente et profonde. L'odeur de sa chevelure, sa couleur et ses belles boucles. Le verdoiement dans son regard, le teint de sa peau puis ses choix vestimentaires. Il ne veut en aucun cas oublier Garance.

    Quand la citée portuaire se dessine à l'horizon, toutes les images marquantes de cette journée refont surface. Les rires, les pleurs. Le passé douloureux, le présent chaleureux. Une étrange douleur s'éveille dans sa poitrine. Il n'est pas étranger à ce phénomène cependant ce moment est particulier, unique. Sous forme humaine, il aurait pris la peine d'y appuyer sa main afin de le soulager ne serait-ce qu'un peu. Cette chose lui est interdite sous forme draconique et il ne veut pas retourner dans le passé, simplement vivre le présent et attendre l'avenir.

    Afin de ne pas être vu de la populace, le dragon remonte à pique jusqu'à atteindre les nuages. Il les traverse en un instant, et ravise sa trajectoire pour se retrouver derrière Gilurard. Les derniers rayons du jour sont sur le point de disparaître. Celsiar tourne sa grande tête dans cette direction afin d'en apprécier le moment avec nostalgie. Il sait que son amie doit en faire de même, mais le silence reste de rigueur, il ne veut pas entrer en contact avec elle dans cet état. Puis, lorsque le soleil est submergé par les flots, le primordial redescend lentement presque avec la légèreté d'une feuille emportée par le souffle du vent.

    Il ne lui faut pas longtemps pour retrouver la falaise dont ils se sont jetés. C'est un très bon endroit ou atterrir, ici, il sera à l'abri des regards indiscrets. Sans attendre, le cœur lourd, il rejoint le sol avec le moins de bruit possible. La zone étant un peu cahoteuse, le dragon préfère opter pour la télékinésie afin de permettre à sa passagère de rejoindre le plancher des vaches. Il l'enserre délicatement dans sa magie, la laisse prendre conscience qu'il s'agit de lui et la dépose par la pensée juste en bas de la muraille de laquelle ils avaient disparu cet après-midi. Dans le même élan, le primordial reprend l'apparence elfique que connaît son amie et la rejoint en un simple saut. Pendant tout ce temps, il n'a pas voulu parler et là encore cela lui est difficile.


    « Te voilà à bon port mon amie. » Bredouilla-t-il avant d'esquisser un maigre sourire.


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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Lun 23 Mar - 10:20

Garance resta immobile à regarder Myalië reprendre sa forme draconique avec un mélange de tristesse et de fascination. Tristesse, parce qu'elle savait que ça signifiait qu'il avait décidé de la ramener en ville et que le moment de la séparation était proche, fascination, parce que le spectacle de cette transformation, et le dragon qui apparaissait peu à peu devant elle était merveilleux.

Une fois la transformation achevée, il baissa la tête vers le sable pour lui permettre de grimper sur son dos. Le soupir qu'il poussa alors serra le cœur de Garance. Pour lui aussi, visiblement, la séparation serait douloureuse.

Sans un mot, elle récupéra ses habits sur le sol et se vêtit rapidement avant de commencer à escalader le dos de son ami pour s'installer entre la racine des deux magnifiques ailes de brume.

Les mots de réconfort qu'il lui adressa ne firent qu'accentuer l'impression d'écrasement qu'elle ressentait dans la poitrine. Combien d'amis avait-elle perdu suite à des mots identiques à ceux-ci ? Mais, finalement, ce n'était pas le plus important. La douleur de la séparation s'estomperait avec le temps. Il ne resterait que le souvenir de cette rencontre fabuleuse et de toutes les choses magnifiques qu'elle avait vécues cet après-midi-là.

Elle s'installa sur son dos, glissant ses mains sous un écaille pour se maintenir. Quand il décolla, elle ne s'en rendit presque pas compte tant le mouvement fut fluide et sans heurt. Elle sentit le vent fouetter son visage et faire voler ses cheveux.

Il volait bas, au ras des vagues qui venaient s'écraser contre son corps écailleux les environnant de brume et d'écume. Dans d'autre circonstance, elle aurait pu s'amuser, mais son cœur n'était plus à la fête. Elle se blottit contre lui, sachant que ce serait probablement la dernière fois qu'elle en aurait l'occasion.

Il prit la direction de la cité. Elle voulait profiter au maximum du peu de temps qu'il leur restait, mais elle aucun mot ne pouvait exprimer ce qu'elle ressentait pour le grand dragon primordial. Il prit de la hauteur pour se dissimuler dans les nuages à l'approche de la cité.

Garance jeta un dernier regard au soleil qui se couchait. Elle le haïssait de mettre un terme à cette journée. Elle aurait voulu que ce jour ne finisse jamais.

Avec toujours autant de grâce et de légèreté, Myalië entama la descente vers la falaise d'où ils s'étaient jetés quelques heures plus tôt.

Avant même qu'il ne soit posé, elle se sent entourée de magie, une magie douce et précautionneuse qui la soulève et l'enlève du dos du dragon pour la déposer délicatement sur le sol inégal. Presque au même instant, le dragon disparaît pour laisser place à l'elfe aux cheveux d'azur qui la rejoint d'un bon aérien.

Elle baisse un peu le nez. Incapable de soutenir le regard d'azur de son ami. Elle lutte contre la tristesse et les larmes qui veulent envahir ses yeux.

Finalement, c'est lui qui prend la parole, d'une ton mal assuré, lui disant que la voilà arrivée à bon port, mais elle entend l'adieu derrière les mots anodins.

Oui. La voilà arrivée à bon port. A présent elle n'a plus qu'à regagner la ville et la chambre qu'elle a louées dans la petite auberge au bord de la mer. Mais cette nuit, elle fermera les volets et la fenêtre. Le bruit des vagues ne ferait que lui rappeler tout ce qu'elle a vécu cette après-midi, et surtout la perte de cet ami à peine rencontré.

Elle sait qu'il attend quelque chose. Un mot, un geste. Mais elle ne sait pas quoi dire.

Après un moment de silence, faisant à appel à tout son courage, elle allume une lueur de joie au fond de ses yeux et se force à un sourire authentique avant de relever le visage vers son ami :

-« Merci mon ami. Merci pour tout ce que tu m'as fait découvrir aujourd'hui. Quoi qu'il advienne, tu resteras toujours quelqu'un qui aura compté pour moi. Tu as une place dans mon cœur à tout jamais. »


Puis, ne voulant pas prolonger ces adieux douloureux plus que nécessaire, elle s'approcha de lui et se hissa sur la pointe des pieds pour lui offrir un baiser, le prolongeant un peu plus que nécessaires, savourant la douceur de la peau veloutée de la joue de son ami.

Puis, avec un petit sourire espiègle, et une pirouette, elle s'éloigne en courant vers l'auberge située à l'extrémité du piton rocheux pour retrouver le chemin de la ville et de son auberge.

Elle sait que son départ peut paraître un peu précipité et abrupt pour son ami, mais elle sait aussi qu'elle était sur le point de fondre en larmes, et elle ne veut pas qu'il la voie pleurer.
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   Lun 6 Avr - 22:23

    Ces quelques mots viennent de lui brûler la gorge. Les avoir prononcés a été éprouvant. C'est un rappel abrupt à la réalité. Les deux amis savent que cela ne pouvait pas durer éternellement et pourtant tout deux ont espéré prolonger cette journée indéfiniment. Une profonde peine tourmente le cœur du dragon. Il sait qu'à tout moment, il pourra l'observer ou lui venir en aide cependant le déchirement est bien là, c'est l'heure de la séparation. L'heure de se dire au revoir après une si belle journée. Une rencontre qu'aucun d'eux n'oubliera jamais.

    Bien sûr, ceci n'est pas un adieu. Ils seront toujours à même de se revoir. Ce sera par contre dans d'autres circonstances et dans d'autres lieux. Cette pensée est arrachée par le vent qui vient balayer leurs chevelures dans son sillage. Sa fraîcheur, pourtant si vivifiante habituellement, crée encore plus l'isolement pour Celsiar. Un frisson le parcourt, mais est-ce vraiment le vent qui lui fait cet effet ? Une question absurde qu'il se pose dans un moment difficile. Une manière à lui de s'évader de la situation et d'attendre que Garance finisse par s'exprimer à son tour.

    L'attente n'est plus très longue. Le primordial se sent immédiatement plus à l'aise lorsqu'elle lui sourit. Pourtant, il sait que même s'il est sincère, il n'a pas sa place à cet instant. Les mots de la donzelle lui vont droit au cœur. Une sensation chaude et bienveillante enveloppe sa personne, difficile de ne pas voir son propre trouble devant la beauté de la déclaration.

    Avec une grâce que le dragon n'aurait jamais soupçonné, son ami aux cheveux de feu s'approche de lui et vient l'embrasser sur la joue. Si le geste lui est inconnu, il en comprend immédiatement le sens. Les yeux humides, une larme finit par perler et sillonner sa joue sans qu'il ne puisse la réprimer. Gêné par sa propre réaction, Celsiar vient machinalement essuyer son chagrin comme pour se cacher. Il sait pourtant qu'à cet instant, c'est lui le livre ouvert.

    Alors que la jeune femme fait demi-tour pour retourner dans la ville. Le Primordial voit toute cette journée revenir une nouvelle fois. Il se sent bouger, mais son corps reste sur place. Il a envie de crier, mais sa gorge s'étrangle. La seule chose qu'il se sent capable de faire et de serrer du poing, cela semble d'ailleurs l'apaiser, car il finit par prendre une dernière fois la parole dans un timbre presque mélodieux.


    « N'oublie pas mon nom, lorsque le besoin se fera, tu n'auras qu'à m'appeler pour que je me retrouve devant toi. »

    À la fin de cette déclaration, aucune trace de l'elfe, ni du dragon. L'être multi-millénaire a disparu avec la même soudaineté que leur rencontre. Seul le vent murmure encore sa triste complainte...
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MessageSujet: Re: Murmures dans le vent - An 8112 ,Juillet [Pv Garance] [Terminé]   

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